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Madrid: Barroso confirme, Talavante triomphe.

Madrid: Barroso confirme, Talavante triomphe.

Alejandro Talavante est sorti à hombros après avoir coupé deux oreilles à un Nuñez del Cuvillo de troisième tiers. De cette faena, on retiendra les muletazos donnés avec la main gauche, à droite le torero a abusé du pico.

Le Français Tristan Barroso a confirmé avec beaucoup de sérieux son alternative. Il a marqué des points auprès du public madrilène avec deux faenas bien construites, sincères hélas mal conclue à l’épée.

Juan Ortega n’a pas marqué les esprits.

Juste de présentation, l’envoi de Nuñez del Cuvillo a comporté trois toros faibles et sans fond, deux de troisième tiers et un exigeant.

Quelle tristesse de voir un président sortir le mouchoir bleu dans la première arène du monde, comme dans une placita de troisième, pour un toro de troisième tiers.

Les toros

Très hétérogène de présentation, la corrida de Nuñez del Cuvillo a comporté des toros indignes d’une arène comme Madrid. Les trois premiers ont manqué de force et de fond. Le quatrième, qui a eu droit au mouchoir bleu, inexistant au cheval a été un collaborateur de troisième tiers. Le cinquième, identique aux deux premiers tiers au précédent , a  été noble mais un ton en dessous au dernier tercio. Le dernier a été le plus sérieux et exigeant du lot.

Les toreros

Avec beaucoup de motivation et d’envie de bien faire, Tristan Barroso construit à son toro de confirmation une faena sincère avec de bons passages à droite. Hélas le toro baisse de rythme quand il prend la main gauche. La mise à mort est approximative. Silence. Au quatrième, le Français instrumente une faena sérieuse, sincère mais malheureusement l’épée le prive de récompense. Silence.

Le second n’est pas un prix de beauté. En plus, il est juste de forces et se défend dans la muleta. Tout est réuni pour ne pas inspirer Alejandro Talavante. Silence. Inexistant aux deux premiers tiers , le quatrième est du type collaborateur au troisième. Alejandro Talavante ne laisse pas passer l’occasion et contruit une faena élégante, sur le pico à droite et de meilleure qualité à gauche. Deux oreilles, probablement une de trop.

Le troisième n’a ni race ni forces. Juan Ortega s’ennuie et nous ennuie avant de mal tuer. Silence. Au cinquième, un toro noblote, quelques détails et le plus souvent le torero sévillan se fait accrocher la muleta avant de mal tuer. Silence.

Fiche technique
  • Arènes de Las Ventas, premier festejo de la San Isidro 2026 : Toros de Nuñez del Cuvillo.
    • Alejandro Talavante : silence, deux oreilles (avis).
    • Juan Ortega : silence, silence (avis).
    • Tristan Barroso : silence (deux avis) . silence.
  • Douze  piques
  • Vuelta discutable au quatrième.
  • Salut de Mathieu Guillon au sixième.
  • Président : Pedro Fernandez Serrano
  • Lleno
  • 16° et soleil voilé
Toro à toro
Numéro 220 Ventoso Tristan Barroso

Le grand moment est venu pour Tristan Barroso. Il reçoit son toro de confirmation par des véroniques. Le Nuñez del Cuvillo est suelto. Mal mis en suerte, il prend une première légère sans s’employer et s’abime un piton dans le peto. Mieux mis en suerte, il prend un bon second puyazo en pousssant. Alejandro Talavante fait un quite par gaoneras et reboleras. Après la cérémonie de confirmation, Tristan Barroso brinde au public. Le Français débute sa faena par des derechazos de rodillas. Le toro est juste de forces. Barroso continue en citant de loin par des derechazos.

Le Nuñez charge avec noblesse et permet au torero d’enchaîner avec temple les muletazos. Toujours au centre du ruedo, le Français prend la main gauche. Sur cette corne, l’animal a moins de rythme et ne permet pas de lier les passes. Les naturelles suivantes sont appliquées mais le toro transmet de moins en moins. La faena , trop longue, va a menos. Quelques joselillas et Tristan Barroso entend un avis. Il pinche une fois avant de mettre une épée basse. Un second avis sonne, c’est difficile avec le descabello . Silence.

Numéro 89 Encendido Alejandro Talavante

Le second, mal rématé, est protesté par le 7 . Juste de forces, il ne s’emploie pas dans le capote d’Alejandro Talavante. Il tombe au contact du fer lors de la première rencontre. La seconde pique est aussi légère qu’elle est trasera. Tristan Barroso rend les trastos à son parrain de confirmation. Talavante commence sa faena par des doblones. Le toro est noble, humilie mais chute si on l’oblige par le bas. Le torero prend rapidement la main gauche. Il torée à mi-hauteur un animal qui est sur le défensive. A droite, c’est un copier-coller du début de faena. Le toro a du genio ce qui n’inspire pas son torero. Talavante n’insiste pas  l’épée est desprendida et trasera Silence.

Numéro 126 Niñato Juan Ortega

Le troisième, anovillado, est protesté . Juan Ortega tarde à l’embarquer dans son capote. Le toro prend une pique sans conviction.  Il goûte le sable des arènes avant de prendre un picotazo. Sans avoir brindé, le Sévillan double le  Nuñez del Cuvillo. Il torée en douceur un animal sans moteur ni caste. C’est joli mais il n’y a pas d’émotion. A la fin d’une série, le toro se couche. Le torero insiste, le 7 râle.  Ortega prend l’épée et pinche trois fois avant de placer une quasi entière habile. Silence.

Numéro 80 Ganador Alejandro Talavante

Rien n’a retenir des premiers instants entre le quatrième et Alejandro Talavante. Le toro prend un premier puyazo trasero sans s’employer et n’est pas piqué lors de la seconde rencontre. Quelques olés saluent le quite de Juan Ortega. Début de faena par des statuaires, le pecho final est donné avec beaucoup de temple. Le toro répond avec noblesse  quand on le cite. Très collaborateur , il permet à Talavante d’instrumenter une bonne série à droite. Seconde série,  le torero exploite du bout de la muleta, la charge du toro. Il prend la main gauche pour une bonne série de naturelles.

Le costume est enfin tâché. Les  deux séries suivantes sont de qualité et  portent sur le public. Les derniers derechazos sont sur le pico mais plaisent. Un avis sonne avant que Talavante n’entre à matar. L’estocade n’est pas tout à fait en place, mais elle suffit.  Deux oreilles (une de trop) et un mouchoir bleu scandaleux dans une arène qui se veut la première du monde.  

Numéro 9 Encumbrado Juan Ortega

Le cinquième ne s’emploie pas dans la cape de Juan Ortega. Il prend une première pique appuyée et mal placée en poussant. La seconde rencontre est plus brève. Le Sévillan commence sa faena par des doblones genoux ployés. Cite à mi-distance, le toro est lui aussi du style collaborateur. Du bout de la muleta, Ortega en profite pour enchaîner deux séries à droite méritoires. On en retiendra les deux premiers muletazos de la seconde. A gauche, les premières naturelles sont accrochées. Les suivantes le sont aussi. Le final à droite est presque brouillon. La faena va a menos. Ortega pinche avant de mettre une épée caida au moment où sonne le premier avis. Silence.

Numéro 14 Tabacalero Tristan Barroso

Le dernier, correctement présenté, est bien reçu à la cape par Tristan Barroso. Le Nuñez del Cuvillo, très mal piqué, se défend lors de la première rencontre. Mathieu Guillon salue après une bonne troisième paire.  Le Français commence sa faena par des cambiadas de rodillas.  Le torero se fait accrocher en fin de série.  Il reprend  par une bonne série de derechazos. Bon enchaînement à gauche, le toro est noble mais manque de forces. Série suivante, le torero s’applique, se met dans le terrain de l’animal. Le toro se défend de plus en plus, le torero, aguante, baisse la main et le public applaudit. Tristan pinche puis met une demie avant de mettre une entière concluante. Silence.

Thierry Reboul (corrida vue sur Télémadrid)

3 réflexions sur “Madrid: Barroso confirme, Talavante triomphe.

  • Talavante a son fan club à Madrid il lui suffit de faire un peu le job

  • je le trouve de plus en plus souvent en pilotage automatque.

  • Frédéric TOCCHET

    Qualifier les mises à mort de T. Barroso « d’approximatives » est un doux euphémisme ?!

Commentaires fermés.

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