San Isidro, dans les abîmes de la médiocrité
San Isidro, dans les abîmes de la médiocrité
Il faut bien dire qu’à première lecture, le cartel de ce cinquième festejo de la feria de la San Isidro n’était pas le plus sexy du cycle. Non pas que les beaux Partido de Resina qui attendaient dans les corrales ne faisaient pas envie, mais le cartel international qui leur était opposé ne faisait franchement pas rêver. Après le vent de fraîcheur da la novillada d’hier, la morosité a regagné Las Ventas pour une plongée dans les abîmes de la médiocrité.
Les toros
Après leurs bonne sorties masdrilènes de l’an dernier on attendait des Partido de Resina quelque chose qui n’est jamais venu. Discrets sous la pique, de peu de race au dernier tiers, les ex-Pablo Romero ont déçu et offert nulle option aux toreros de pouvoir briller un tant soit peu. La palme au dernier aussi mobile qu’un menhir.
Les toreros
Antonio Ferrera a tiré quelques naturelles notables au 4° mais ce ne fut pas suffisamment pour laisser un quelconque souvenir de son passage. Calita n’a pas fait une grande publicité pour la tauromachie mexicaine. Colombo doit affronter une double adversité, celle des animaux qui lui sont opposés et le tendido 7 qui lui est hostile. Ce n’est pas la prestation du jour qui réconciliera les deux parties.
La corrida
Antonio Ferrera
Le noir pemier est reçu après quelques tours de piste par le bleu du capote de Ferrera (quel goût contestable). Raisonnablement mais mal piqué, le Partido n’a pas démontré grand chose quand l’extremeño assure la brega pour le péonage au deuxième tiers. Chaque membre de la cuadrilla va d’aiileurs étonnamment avoir sa paire de banderilles à poser. Le vent est génant, la charge du toro est courte et sa tête a du mal à se baisser. Quelques essais muleterils de droite et de gauche mais sans grand engagement et en perdant du terrain entre chaque passe pour se replacer laisse le public de marbre. Entière. Sillence.
La réception du 4ème laisse penser qu’il faudra combattre pour en obtenir quelque chose. Mis en suerte à distance le Partido se montre prompt à charger mais se comporte vite en manso sous la morsure du fer donnée à trois reprises. Le toro met en difficulté Angel Otero et Fernando Sanchez aux banderilles. Ferrera est plus convaincu que son adversaire lors de la faena. Passe à passe, le vétéran construit patiemment son ouvrage et finit par servir sur la senestre quelques passes de qualité avant que l’ensemble aille « a menos ». L’avis sonne avant que le torero ne monte l’épée pour donner une entière tombée

Calita
Calita se contente d’une prise de contact au capote avec le second toro de l’après-midi. L’épreuve de la pique ne révèle par une force herculéenne du lucero Partido. Le toro termine ses charges par un coup de tête et Calita se fait « engacher » le leurre quasiment à chaque passe. La faena se déroule sans émotion aucune, le mexicain donne des passes que le toro prend au pas sans grand intérêt pour la chose..Les épées n’améliorent pas l’impression générale.
Peu de choses à retenir avant que ne commence la faena au cinquième. Calita essaie avec ses moyens de tirer quelques séries. il vole quelques naturelles qui sortent de l’ensemble mais son placement sur les bordures ne permet pas de transmettre la moindre émotion véritable. Le mexicain insiste pour rien. Entière concluante. Silence.

Jesus Enrique Colombo
Escribano est agressif de tête, et reste désordonnée, dans le capote de l’athlétique vénézuélien. Le Partido se fige après l’épreuve des piques subie en se défendant. Les banderilles spectaculaires mais à cornes passées du sud-américain le réveille une peu. La mobilité du toro sur les passes initiales ne sont qu’un feu de paille. Il faut toquer ferme et Colombo entre chaque passe doit se replacer pour soigner la colocacion défaillante. Le peu de race de l’animal n’arrange rien à l’affaire. C’est long. Sonne l’avis. Demi-épée, un paire de descabellos. Silence.
Garrofo allait-il changer l’impression générale? Il n’est pas franc du collier car court de charge au capote. Après les deux piques difficelement données, les 596kg du cardeno oscuro se trimballent sans flamme sur le sable venteño. Aux palos, il attend sans bouger Colombo qui regrette de ne pas avoir laissé la cuadrilla oeuvrer. Il finit par passer le relais devant tel bloc de marbre. On touche le fond. au bout de six passages pour deux banderilles plantées, le président finit par changer le tiers. L’hostilité du public et le toro impossible le font rapidement abréger d’un bajonazo. Des sifflets troublent le silence.

Fiche Technique
- Las Ventas. Cinquième festejo de la San Isidro. Toros de Partido de Resina pour
- Antonio Ferrera : silence, saluts (avis)
- Calita : silence, silence
- Jesus Enrique Colombo : silence (avis), silence.
- 13 piques. cavalerie Equigarce
- Président : J.A Rodriguez San Roman
- Public : 18848 spectateurs
- Météo : temps frisquet pour un mois de mai
Philippe – vu sur Telemadrid

c’est toujours pareil avec le cycle isidril:
il suffit d’une belle tarde,comme celle de mardi, pour que l’on accepte ,tout au long de la temporada, de se fader des apres midi désolants comme celui là.
pour mon cas personnel ca marche comme ca.
j’espère que le Lot pour Dax, fera beaucoup mieux,….Pablo Romero.
salut les gars Montsoue’,a été annulé…..
Au plaisir de vous voir.