San Isidro, Diego Urdiales en première page.
San Isidro, corrida de La Prensa, Diego Urdiales en première page.
Diego Urdiales sera en première page de tous les medias taurins. Il est sorti par la Puerta Grande lors de la corrida de la Presse après deux grandes faenas faites de muletazos classiques et élégants. Il a fait à son second le quite de la San Isidro 2026;
Roca Rey, toujours fâché avec le tendido 7, n’était pas loin de l’accompagner mais il a pinché à son second toro.
Bruno Aloï, qui confirmait, a été très malchanceux au sorteo. il a touché deux toros sosos et sans transmission. Il n’a pas démérité.
Les Juan Pedro Domecq ont servi.
Les toros
Homogènes par leur discrétion au premier tiers, les toros de Juan Pedro Domecq ont été hétérogènes de présentation et de comportement. Le premier et le dernier ont été sosos et sans transmission. Le second et le troisième ont été plus collaborateurs que nobles. Les quatrième et cinquième ont été nobles et intéressants.
Les toreros
Bruno Aloï, qui confirme son alternative, fait bien les choses cape et muleta en mains à son premier, un toro soso sans transmission. C’est plus compliqué avec l’épée, silence. Pas de chance pour le jeune Mexicain, son second toro est encore plus soso que le premier. Les efforts du torero pour donner de l’intensité à sa faena sont vains, silence.
Diego Urdiales construit à son premier une faena intéressante avec des enchaînements templés principalement sur la corne droite. Il manque un peu d’émotion à la faena car le toro est surtout collaborateur. L’épée est en place et très efficace, oreille. Diego Urdiales s’ouvre la Puerta Grande avec une faena de grande classe à un toro noble qui est allé a mas. L’épée a été très efficace, oreille.
Pour sa première faena, Roca Rey fait du Roca Rey. Le toro est noble et sans problèmes majeurs. Le Péruvien torée en force, parfois sur le voyage, et oblige beaucoup le Juan Pedro Domecq qui n’en demandait pas tant. C’est efficace mais manque de profondeur. L’épée est efficace, salut. Le Péruvien ne vaut pas laisser Urdiales être le seul à triompher. Le cinquième est noble et lui permet de construire une faena de qualité et avec plus de profondeur que celle faite au troisième Juan Pedro Domecq. L’épée est efficace mais il y a eu un pinchazo avant ce qui limite les trophées à une oreille.
Fiche technique
- Arènes de Las Ventas, dix-huitième festejo de la San Isidro 2026, corrida de la Presse. Toros de Juan Pedro Domecq.
- Diego Urdiales : oreille, oreille (avis).
- Roca Rey : salut (avis), oreille (avis).
- Bruno Aloï : silence (avis), silence.
- Quatorze rencontres pour douze piques
- Salut de Raul Gallego au sixième.
- Président: José Luis Gonzalez Gonzalez
- Lleno de “No Hay billetes”
- Il continue à faire chaud à Madrid.
Toro à toro
Ransguero numéro 49 Bruno Aloï
C’est avec Ransguero que Bruno Aloï va confirmer son alternative. Dès sa sortie le toro montre des signes de faiblesse. Première et seconde pique, il met les reins mais ne bouge pas le groupe équestre. Le Mexicain fait un quite par tafalleras et rebolera. Diego Urdiales cède les trastos au jeune torero. Après avoir brindé au Roi d’Espagne, Bruno Aloi commence sa faena par des aidées par le haut au centre du ruedo. Il continue par des derechazos. Le JPD accroche la muleta. Série suivante, le toro tombe deux fois. Sur le même piton, il suit la muleta sans conviction. A gauche, il confirme qu’il est soso. Le torero s’applique mais la faena ne transmet rien. Il va chercher l’épée, pinche puis met un bajonazo avant de pincher à nouveau. Un avis sonne. Nouveaux pinchazos, la dernière épée entière et contraire est concluante.Silence.
Bullanguero numéro 138 Diego Urdiales
Le second sort abanto. Diego Urdiales le fixe et peut donner une très bonne série de véroniques. Première pique, le toro est juste de forces mais il pousse au contact du peto. Le quite par véroniques de Diego Urdiales, tout en douceur, est ovationné. Seconde rencontre, le JPD ne s’emploie pas. Roca Rey prend son tour de quite pour un superbe quite mêlant chicuelinas, tafalleras et demie. Nouveau brindis royal, Urdiales commence sa faena de façon classique par des doblones. Il enchaîne par des derechazos. Le toro est noble et collaborateur. Seconde série templée, le torero exploite la bonne charge de son opposant. Troisième série, il baisse un peu plus la main. A gauche, le Domecq se laisse faire comme sur l’autre piton. Il va « a menos ». L’estocade est entière et en place. Elle est quasi immédiate d’effet . Oreille pour le torero et palmas au toro.
Perdinoguero numéro 108 Roca Rey
Le troisième visite aussi le ruedo. Il s’échappe de la cape de Roca Rey. Première pique brève, le toro n’arrive pas à prendre appui sur ses pattes arrières. Il ne s’emploie pas lors de la seconde rencontre. Le Péruvien fait un quite par gaoneras. Troisième brindis au monarque, Roca Rey entame les débats par des aidées par le haut. Il cite, ensuite de loin, pour une première série de derechazos. On retrouve la marque de fabrique du Péruvien, les muletazos sont poderos, efficaces mais pas toujours centrés. Le toro est noble.La seconde série est meilleure. A gauche, Roca Rey baisse un peu plus la main mais torée toujours en force. Il reprend la main droite pour un final qui ne transmet pas grand-chose. Un avis sonne avant l’entrée à matar. L’épée est entière, quasi en place et efficace. Salut.
Mapaña numéro 182 Diego Urdiales
Diego Urdiales a le sourire avant que ne sorte le quatrième. Sérieux de présentation , le Juan Pedro Domecq sort abanto. D’abord techniques, les capotazos de réception, gagnent au fur et à mesure en profondeur. Première pique, le toro ne s’emploie pas. Superbe quite d’Urdiales par véroniques, la seconde rencontre se limite à un picotazo. Après avoir brindé au public, Urdiales entame sa faena par des doblones mêlant élégance et efficacité. Le toro est noble. La première série à droite est donnée avec relâchement. La seconde l’est aussi. Troisième enchaînement, les olés fusent des gradins.
A gauche, les premières naturelles sont brouillonnes. Les suivantes sont de qualité. Retour à droite, et nouveau cite de loin, le toro est allé a mas et humilie bien mieux sur ce piton. Adorños par des aidées par le haut, L’épée est entière, quasi en place et efficace. Le toro lutte pour ne pas tomber, un avis sonne. Oreille pour le torero et palmas pour le Juan Pedro Domecq.
Secuestrador numéro 88 Roca Rey
Roca Rey reçoit Secuestrador par des delantales. Première pique, le toro s’emploie sans grand style. Il est juste de forces et est peu piqué lors de la seconde rencontre. Bruno Aloï fait un quite meilleur que celui de Roca Rey. Le Péruvien, après avoir brindé au public, entame sa faena par des pechos, derechazos et cambiadas de rodillas. Le public apprécie. Cites à mi-distance , les derechazos, qui suivent, sont donnés main basse et avec temple. Le Domecq est noble. La première série à gauche est encore un peu heurtée. Le Péruvien réduit les distances.
Les naturelles suivantes sont meilleures. Malheureusement le toro part aux planches. Les dernières séries à droite portent sur le public. Les ultimes muletazos sont les meilleurs. Un avis sonne. Roca Rey pinche puis place une entière en place fulminante. Oreille. L’attitude du Péruvien en fin de vuelta, snobant le 7, ne va pas arranger ses relations avec ce tendido..
Timorato numéro 68 Bruno Aloï
Bruno Aloï ne peut guère s’exprimer à la cape à cause du manque de forces du sixième. Mal et pas piqué, le toro se défend dans le peto lors de la première rencontre. Les trois suivantes sont de simples picotazos d’autant plus qu’à la troisième le palo s’est cassé. Raul Gallego salue à l’issue du second tercio. Le Mexicain commence sa faena par des doblones. Tout naturellement, il continue par des derechazos. Le Juan Pedro Domecq est soso et quasi deslucido. La faena manque de transmission et d’intensité. Le toreo prend la main gauche, essaie de bien faire les choses mais le toro ne permet pas. Même les luquesinas finales sont sans émotion. Le Mexicain pinche puis conclut par une entière contraire. Silence.
Thierry Reboul (corrida vue sur www.tlmad.es)
