Captieux, à plus de 130 contre un
Captieux, à plus de 130 contre un
Le chiffre sera affiné par les comptables du club taurin. Mais la victoire, ce dimanche, est pour le camp des aficionados. Il y avait plus de 1300 personnes dans les arènes de Captieux et 10 an(bru)tis sur la place du village.Si l’UBB a perdu hier, l’Aficion girondine a gagné ce jour le combat contre ce qui veulent nous empêcher d’être debout.
La novillada n’a pas eu le bilan artistique escompté. Emiliano Osornio, Alvaro Serrano et Clovis n’ont pas démérité mais le manque de forces des novillos de Gallon a fait que des faenas même appliquées ont manqué d’intensité et de transmission.
On retiendra de la course, la finesse du toréo d’Emiliano Osornio, l’efficacité d‘Alvaro Serrano et le tempérament , l’entrega (et le métier) de Clovis.
Les trois novilleros sont à revoir et on les reverra avec plaisir dans le Sud-ouest.
Les novillos
Hétérogènes de présentation avec trois novillos plus sérieux en fin de course, les novillos des Frères Gallon ont été peu piqués. A la muleta, ils n’ont pas manqué de noblesse. Malheureusement ils ont manqué de forces et de moteur. Malgré les efforts des toreros, leurs peleas ont manqué d’intensité. Le meilleur a été le cinquième et le sixième le plus compliqué.
Les novilleros
Emiliano Orsonio construit à son premier une faena classique et élégante mais qui manque de transmission. Le Mexicain a quelques soucis avec l’épée, silence. Beaucoup de classe et d’élégance dans la faena de Osornio au quatrième. Dommage que le toro ait manqué de rythme. Oreille.
Alvaro Serrano est un bon technicien. Il n’éprouve pas beaucoup de difficultés avec son premier, un utrero noblote et manquant de transmission, salut après une épée approximative. Alvaro Serrano perd à l’épée les trophées après une faena méritoire à un novillo noble à droite et plus compliqué à gauche, silence.
Clovis construit une faena intelligente et efficace à un novillo noble mais avec peu de moteur. L’aficionado retiendra surtout les naturelles. La conclusion au descabello refroidit le public, salut. Début tonitruant de Clovis aux deux premiers tercios face au sixième. Hélas le toro est parado dès le début de faena. Le nimois avec aguante et autorité arrache des muletazos inespérés sur les deux cornes. L’épée est efficace. Oreille
La novillada vue par l’objectif de Romain Tastet (à venir)
Fiche technique
- Arènes de Captieux, novillada de la Féria Rugby y Toros 2026. Novillo de Gallon frères.
- Emiliano Osornio : silence, oreille (avis)
- Alvaro Serrano : salut, silence (avis)
- Clovis : salut, oreille (avis)
- Six piques, cavalerie Bonijol
- Thomas Ubeda et le tercero de la cuadrilla d’Alvaro Serrano ont salué au cinquième.
- Présidente: Nathalie Garcia
- A l’issue du paseo une minute d’applaudissements a honoré la mémoire d’Alain Lartigue.
- Quasi lleno
- Grand soleil girondin
Avant le paseo, l’ensemble des clubs taurins girondins et les jeunes aficionados unis derrière la même bannière ont rappelé que la Gironde est une terre taurine.

Novillo à novillo
Numéro 13 Emiliano Osornio
Le premier est reçu avec élégance par Emiliano Osornio. Mal piqué, il ne s’emploie pas au cheval. Début de faena par le haut, le Mexicain continue à droite par des derechazos templés mais pas forcément croisés. Le toro est noble et un peu juste de forces. Les naturelles sont suaves et plus sincères mais l’ensemble manque de transmission. Bonne série à droite, le toro est allé a menos. La dernière naturelle est superbe. Le final par redondos porte sur le public. Osornio pinche deux fois. Un avis sonne. L’épée suivante est entière et caida. Silence.
Numéro 51 Alvaro Serrano
Alvaro Serrano reçoit le second par chicuelinas, faroles et véroniques. Piqué légère, le toro pousse un peu au contact du cheval. Le torero fait un bon quite par saltilleras et gaoneras. Brindis au ciel, Serrano commence sa faena par le haut, il continue à droite. Le novillo est noble mais tardo. Il fait l’avion sur les derechazos. Le torero l’oblige par le bas et le Gallon fléchit. A gauche, il est plus réservé. Serrano connecte avec le public et en réduisant les terrains mais le toro manque trop de transmission,. L’épée est vilaine. Le premier descabello est le bon. Salut.
Numéro 24 Clovis
Le troisième est plus armé. Les véroniques de réception de Clovis sont élégantes et efficaces. Il prend une pique légère. Le nimois pose les banderilles. Les première et troisième paires sont les meilleures. Début à droite en citant de loin, le toro est court de charge. Le Français torée bien, le novillo est noble mais manque d’alegria. A gauche, le bicho est décomposé. Le final dans les cornes porte sur le public. Les dernières naturelles portent plus sur les aficionados. L’épée entière est un peu longue à faire effet. Premier descabello, un avis sonne. Le second est le bon. Salut.
Numéro 11 Emiliano Osornio
Le quatrième est un peu plus costaud. Emiliano Osornio le reçoit par des véroniques. Bien piqué le toro pousse un peu au contact du cheval. Le quite par gaoneras est brouillon. Osornio Entame sa faena par le haut, puis par des pechos de rodillas. Il continue à droite, le toro humilie mais manque de forces. Les naturelles qui suivent sont templées et ont une allure certaine. Le novillo a tendance à se rapprocher des planches. A droite , c’est bien fait mais le novillo ne transmet pas. L’épée est entière et en place. Elle tarde à faire effet. Un avis sonne. Le premier descabello est suffisant. Oreille.
Numéro 46 Alvaro Serrano
Le cinquième est applaudi à son entrée en piste. Alvaro Serrano le pare avec efficacité. Le toro manque de faire une vuelta de campana. Bien piqué il pousse au contact du cheval. Serrano fait un bon quite par véroniques. Tomas Ubeda et le tercero saluent. Début de faena par derechazos et pechos de rodillas. De pie, le torero enchaîne à droite. Le toro est noble. Serrano lie de bons derechazos puis se fait désarmer. A gauche c’est plus compliqué, le novillo est parado. Retour sur l’autre piton, sur un terrain réduit, le madrilène torée avec du poder. La fin de faena est plus heurtée car le toro est parado sur les deux cornes. Première entrée à matar, pinchazo un avis sonne. Serrano pinche plusieurs fois avant de placer une bonne entière. Le puntillero est maladroit. Silence.
Numéro 28 Clovis
Clovis attend le sixième à porta gayola. Le novillo est le plus sérieux de la course. Le novillero subit une voltereta sur une chicuelina de réception. Le joven a du tempérament et repart immédiatement au combat. Le novillo pousse lors de l’unique rencontre. Les trois paires de banderilles font monter l’ambiance sur les gradins. Après avoir brindé au public, le Français attaque par des cambiadas et derechazos près des planches où le toro a pris querencia. Clovis le place au centre. Il tente d’arracher des passes à un bloc de marbre. Les naturelles qu’il arrive à en tirer sort plus que méritoires. Les derechazos le sont encore plus. L’épée est portée avec engagement mais elle est basse. Elle suffit . Oreille;
Thierry Reboul
