Vic, Aguadulce: plus de plumage que de ramage.
Vic, Aguadulce: plus de plumage que de ramage.
De cette novillada d’ouverture de la Férié vicoise 2026, on retiendra la présentation des Aguadulce (encaste Nuñez) physiquement plus toros que novillos. Noblotes sans moteur,leur comportement n’a pas été à la hauteur des espérances générées par leur apparence.
Gonzalo Capdevilla n’a pas convaincu.
Pedro Andrès est un bon capeador mais il aurait pu mieux faire avec son second novillo, muleta en mains.
Pedro Luis a réalisé la meilleure faena de la matinée face au dernier mais, comme à son premier, il a mal tué
Les novillos
De présentation irréprochable, les novillos d’Aguadulce sont allés au cheval souvent en se défendant au contact du fer. Noblotes, ils ont manqué de moteur au dernier tiers et de transmission.
Les novilleros
Le premier est mansote. Gonzalo Capdevilla s’applique mais torée beaucoup sur le pico et ne pèse pas sur un animal qui est court de charge, salut. Capdevilla ne peut pas tirer grand chose u du cinquième, un novillo sans moteur ni race,silence.
Pedro Andrès est un bon capeador.IL instrumente une faena sans transmission à son premier, un novillo noblote et sans entrega. Le bajonazo final est efficace, silence. Le cinquième est un peu plus compliqué que les quatre précédents. Pedro Andrès subit et tue mal, silence.
Le troisième n’a pas de moteur et donc la faena de Pedro Luis ne transmet pas grand chose, silence. Le Péruvien montre son envie au dernier mais il tue mal, vuelta.
La novillada vue par l’objectif de Philippe Latour
Fiche technique
- Arènes de Vic, novillada de la Féria 2026. Novillos d’Aguadulce.
- Gonzalo Capdevila: salut, silence.
- Pedro Andrés: silence, silence.
- Pedro Luis: silence, vuelta.
- 15 piques, cuadra Bonijol
- Président: Pascal Bounouau
- Un tiers d’arène
- Soleil et chaleur
Novillo à novillo
numéro 32 Gonzalo Capdevilla
Le premier est reçu par Gonzalo Capdevilla par deux largas. Première pique, le toro ne pousse pas. Deuxième rencontre, il se défend dans le peto. La troisième est un simple picotazo et n’était pas nécessaire. Début par le haut, le torero recule. Cité de près, le novillo accroche la muleta. Une série correcte au centre. La suivante est encore plus sur le pico. A gauche, l’Aguadulce est court de charge. Il est temps de prendre l’épée. Un pinchazo précède une entière légèrement tombée. Salut.
numéro Pedro Andrès
Le second est plus léger. Bien que suelto, il, finit par s’employer dans la cape de Pedro Andrès. Il sort seul de la première rencontre. Il ne s’emploie pas lors des deux suivantes. Tout commence par des doblones. Le novillo est court de charge. La seconde série est plus centrée que la première. Le novillo ne transmet pas beaucoup et va à menos quand Pedro Andrès prend la main gauche. Le torero a le tort de trop prolonger la faena. L’épée résulte très basse mais naturellement efficace. Silence.
numéro 5 Pedro Luis
Le troisième est bien fait. Il s’échappe de la cape de Pedro Luis. Première pique trasera, le toro se colle au peto sans pousser. La seconde est vilaine, le novillo sort seul. Brindis al cielo, le péruvien double prend la main droite. Le novillo est noble mais manque de moteur. A droite comme à gauche, la faena faite de demi-passes paraît lbien longue. Deux pinchazos et une entière basse mettent fin au pensum. Silence .
numéro 28 Gonzalo Capdevilla
Le quatrième est long comme un autobus. Gonzalo Capdevilla ne parvient pas à le fixer. Première rencontre, le toro ne s’emploie pas. Il sort seul de la suivante. Tardo, il est difficile à banderiller. Début par doblones, le novillo proteste dans la muleta. Que ce soit à droite comme à gauche, la faena ne transmet rien. Le novillero n’insiste pas. Un pinchazo, deux tiers de lame tombés et on peut passer au suivant. Silence.
numéro 31 Pedro Andrès
Le cinquième, un superbe colorado, est applaudi à son entrée en piste. Bonne réception de Pedro Andrès qui s’avère être bon cape en mains. La première pique est traserita. Seconde rencontre, le toro ne pousse pas. Début par doblones, le toro proteste dans la muleta. Deux séries à droite sur le pico, Andrès prend la main gauche. Ce n’est pas mieux. Le torero finit par baisser pavillon. Une pinchazo et une entière tombée et deux descabellos concluent la faena. Silence.
numéro 26 Pedro Luis
Le sixième est très bien présenté. Il met la tête sans conviction dans la cape de Pedro Luis. Première pique, le toro ne pousse pas. Seconde rencontre, ce n’est pas plus animé. Début de faena par le haut, l’utrero est noble mais manque de moteur. Passe à passe, Pedro Luis essaie, s’applique mais il n’y a pas plus de transmission qu’avec les cinq premiers. Une bonne naturelle puis le Péruvien termine sur trois derechazos méritoires. L’épée est entière mais basse. Vuelta.
Thierry Reboul
