Séville: Secretario et De Miranda au sommet.
Séville: Secretario et De Miranda au sommet.
David de Miranda ouvre pour la seconde année consécutive avec les toros de Parralejo la Porte du Prince.
De cette très bonne corrida de Parralejo, on retiendra le troisième Secretario dont la bravoure et la classe ont rencontré un grand David de Miranda. Mouchoir bleu et deux oreilles quel beau moment !
Emilio de Justo a salué à son premier et a été mal servi par le cinquième.
Diego Urdiales a été dépassé par la caste du premier. Mieux à son second, il a salué.
Souriante mais juste et rigoureuse, Macareña de Pablo Romero a encore porté bonheur à la Maestranza. Elle a présidé les deux grands moments de cette Féria. De là, à lui proposer un poste de présidente permanente, il n’y a qu’un pas.
Rendez vous l’an prochain, même arène, même ganaderia, même présidente et même torero
Les toros
Très bien présentés les toros de El Parralejo ont largement contribué à la réussite de cette corrida. Les premier, second , quatrième et sixième ont été nobles avec pour certains une vraie classe. Le cinquième a été le quinto malo de la tarde. Par contre le troisième, un grand toro d’une bravoure et classe remarquable a été honoré par une vuelta justifiée. Pour le priver du titre de toro de la féria, il faudra que sorte d’ici la fin de la féria un toro d’indulto.
Les toreros
Le premier ne renie pas ses origines Fuente Ymbro. Il est encasté et exigeant. Diego Urdiales a du mal à peser sur l’animal et subit la faena. De celle-ci, on retiendra une naturelle. Quelques sifflets. Le quatrième embiste avec classe au troisième tiers. Diego Urdiales exploite cette charge pour instrumenter un bonne faena très classique avec de bons moments surtout sur la corne droite. L’épée est contraire mais suffisante. Salut.
Bon début de faena pour Emilio de Justo, malheureusement dès que le torero prend la main gauche le toro va à menos dommage car c’était bien engagé pour le torero de Cacéres. Salut
Le cinquième est le quinto malo de la course. Bravito au cheval, il devient parado à la seconde série à droite. De Justo assure avec une épée trasera et basse, silence.
Quand un grand toro rencontre un grand torero, la faena est une grande faena. De la bravoure et de la race pour le Parralejo, de l’inspiration et de la classe pour David de Miranda, les deux oreilles et le mouchoir bleu ne sont pas discutables.
Le dernier est noble mais manque de classe. David de Miranda compense par de très bonnes séries surtout à droite. L’épée est efficace , oreille. La Porte du Prince s’ouvre.
Fiche technique
- Arènes de Séville, onzième festejo de la Féria d’Avril. Six toros de El Parralejo
- Diego Urdiales : quelques sifflets (avis) , salut.
- Emilio de Justo : salut, silence.
- David de Miranda: deux oreilles, oreille.
- Douze piques,
- Vuelta à Secretario un grand toro sorti en troisième position.
- Salut d’Antonio Chacon au second.
- Président : Macareña de Pablo Romero
- Lleno de « No Hay Billetes”
- 27 ° pas de vent
Toro à toro
Toro numéro 92 Chismoso Diego Urdiales
Le premier, sans humilier, met la tête dans le capote de Diego Urdiales. La première pique est carioquée. La seconde est bien trop longue. Emilio de Justo est en difficulté quand il tente de faire un quite. Au second tiers, le toro est exigeant car encasté. Début classique par doblones, le toro pose des problèmes au torero par sa charge piquante. Urdiales semble douter. Cela commence à mieux fonctionner lors de la série suivante.
A gauche, le torero s’applique mais ne domine pas malgré un très belle naturelle. C’est un mieux, comme à droite sur l’autre piton. Retour à droite, la caste du toro reprend le dessus. La faena a été intense parce que le Parralejo avait beaucoup de poder et de fond. L’estocade entière est en avant et de travers. Le puntillero relève l’animal. Un avis sonne. Urdiales a du mal à descabeller. Quelques sifflets.
Toro numéro 52 Tonolero Emilio de Justo
Le second a presque six ans. Il montre de la retenue dans la cape d’Emilio de Justo. Mal piqué, il finit par se défendre dans le peto lors de la première rencontre. Après un excellent quite de De Justo, il prend une pique légère sans s’employer lors de la seconde. Le quite de David de Miranda par gaoneras est ovationné. Antonio Chacon salue après deux très bonnes paires de banderilles. De Justo commence par derechazos, trincheras et pecho. Suite sur le même piton droit, le toro est noble.
La musique joue. La noblesse et l’humiliation permet au torero de Cacéres de lier des derechazos de qualité. A gauche, les trois premières naturelles sont relâchés. C’est plus compliqué sur les suivantes car le toro s’emploie moins. Reprise sur l’autre piton, le toro n’avance plus. La musique s’arrête et de Justo prend l’épée. Quelques naturelles de face, le toro est vraiment allé à menos. L’estocade est trasera et de travers. Le Parralejo se couche rapidement mais est relevé par le puntillero. Il tarde à tomber. Salut.
Toro numéro 27 Secretario David de Miranda
Palmas de bulerias pour David de Miranda avant d’accueillir le troisième. Les véroniques de réception sont de qualité. Le Parralejo pousse à la première rencontre et renverse le groupe équestre puis accroche un banderillero Fernando Pereira venu au quite. Il met les reins à la seconde, la pique est trasera. Superbes doblones, genoux ployés, pour commencer la faena , le toro est noble. Profitant de la grande classe du Parralejo, De Miranda enchaîne sur deux séries de derechazos très verticaux et templés.
On reste sur le même niveau d’intensité sur la série suivante donnée en rentrant plus dans le terrain du toro. Les naturelles sont de classe et font vibrer le public. Ce dernier se lève après les derechazos qui concluent la faena. La faena est allé à mas. Naturelles superbes avant d’entrer à matar, l’estocade est au niveau de la faena. Le Parralejo meurt en brave au centre de la piste. Deux oreilles et mouchoir bleu.
Toro numéro’ 49 Azabache Diego Urdiales
Le quatrième est sérieux de présentation. Il accroche la cape de Diego Urdiales avant de se défendre lors de ses deux rencontres avec la cavalerie. Le torero d’Arnedo double le toro. Premiers derechazos, le Parralejo embiste avec beaucoup de classe sur la corne droite. Urdiales torée avec application, la musique joue. On passe à gauche. Le toro s’emploie et permet au torero de lier de bonnes naturelles. Une belle trinchera, Urdiales continue à droite avec un certain relâchement. L’estocade est contraire, un avis sonne juste au moment où le toro tombe. Salut (avis).
Toro numéro 66 Anhelomio Emilio de Justo
Le cinquième est lui aussi bien présenté. Il ne s’emploie pas dans le capote d’Emilio de Justo. Première pique appuyée, le toro pousse un peu. Il pousse mieux lors de la seconde rencontre. Doblones élégants mais autoritaires pour commencer la faena, sur la corne droite le Parralejo est noble. Il permet à De Justo de donner une première série intéressante. Sur la seconde, le toro se défend et s’arrête à mi-passe sur les derniers derechazos. A gauche, le Parralejo est parado. La faena manque d’intensité. Le torero conclut habilement par une entière trasera et basse. Silence.
Toro numéro 41 Corralero David de Miranda
Le public attend la Porte du Prince et le fait savoir par ses palmas de bulerias. Trois véroniques superbes puis le toro manque de prendre David de Miranda. Le toro ne s’emploie pas au cheval. Cite de loin et aidées par le haut verticales débutent la faena. Le toro est noble, les premiers derechazos donnés avec temple, la musique joue. Une bonne série à droite et De Miranda prend la main gauche. Sur ce piton le toro passe moins bien. Le torero reprend la main droite. La série suivante est ovationnée.
Retour à gauche, deux bonnes naturelles puis le toro se défend. Un très bon pecho et retour sur la bonne corne du toro pour une série courte et plus près de l’animal, elle aussi ovationnée. La Porte du Prince est presque ouverte. Manoletinas de profil superbes et très beau pecho, les choses se précisent. L’épée est entière, légèrement desprendida. Le toro tombe, la Porte du Prince est confirmé avec une nouvelle oreille. La présidente résiste avec le sourire mais avec raison à la pétition pour le second trophée.
Thierry Reboul (corrida vue sur Onetoro TV).

Mouais De Miranda voila
Tu as l’habitude d’être traité au champagne et on te sert une poire