San Isidro: et de trois
San Isidro et de trois
Trois novilladas , trois Puerta Grande. Julio Mendez , pour sa présentation, a triomphé ce jour à Madrid comme l’ont fait avant lui Alvaro Serrano et Julio Norte. L’ancien élève de l’Ecole Taurine de Badajoz a coupé deux oreilles à son noblissime premier toro. La faena a été une faena de deux oreilles même à Madrid. Mais l’épée aurait du minoré ce résultat.
Il y a vraiment un problème de palco à Las Ventas. Sortir un mouchoir bleu pour un toro qui est sorti seul du cheval à la seconde rencontre, cele ne se fait pas à Madrid.
Emilio Osornio a éé très intéressant mais sa tauromachie plus classique et le manque de transmission de ses novillos l’ont pénalisé.
Pedro Montaldo n’a pas convaincu.
Deuxième lot du Conde de Mayalde pour cette San Isidro et second festejo intéressant.
Les novillos
Correctement présentés et irréguliers au premier tiers, les quatre derniers novillos de Mayalde ont été nobles et ont permis aux toreros de s’exprimer. Il leur a manqué, sauf au troisième à la charge allègre, un peu de transmission pour constituer un grand lot d’utreros. Les deux premiers ont été un ton en dessous.
Les novilleros
Faena courte et fade d’Emiliano Osornio , son premier adversaire manque totalement de race et d’intérêt, silence. Le quatrième est noble mais manque d’entrrega. La faena d’Emiliano Osornio est bien construite et comporte de très bons passages mais le toro en limite la transmission. La mise à mort aurait de toute façon privé le Mexicain de trophée, salut.
Le second s’éteint rapidement. Pedro Montaldo essaie mais il n’y a rien à faire, silence. Le novillero est un torero aussi froid qu’il est vertical. Sa tauromachie ne transmet pas surtout quand le novillo, comme le cinquième manque d’entrega, silence.
Le troisième Mayalde se réveille dans la muleta de Julio Mendez. Le jeune novillero ne laisse pas passer l’occasion de construire une très belle faena. Il conclut par une épée certes engagée mais pas parfaitement placée. Cela ne l’empêche pas de couper deux oreilles (sic transit gloria mundi). Nouvelle très bonne faena de Julio Mendez ,mais le toro transmet moins que le troisième. palmas.
Fiche technique
- Arènes de Las Ventas, troisième novillada de la San Isidro 2026. Novillos du Conde de Mayalde.
- Emiliano Osornio : silence, ovation (avis).
- Pedro Montaldo : silence, silence.
- Julio Mendez : deux oreilles (avis), palmas.
- Douze piques
- Vuelta au troisième.
- Président: Juan Carlos Gonzalez Carvajal
- 21594 spectateurs.
- Plus de 30°
Novillo à novillo
Fortunito numéro 46 Emiliano Osornio
Emiliano Osornio reçoit Fortunito par des véroniques données les mains basses. Le novillo prend deux piques en poussant un peu à la première et sortant seul de la seconde. Osornio débute sa faena par des doblones efficaces. Le Mexicain continue à droite , le toro est deslucido et manque de race. A gauche, le novillo n’est pas meilleur qu’à droite. La faena manque totalement d’intensité. Le novillero n’insiste pas. Il pinche avant de mettre une entière trasera. Silence.
Barrenero numéro 21 Pedro Montaldo
Le second sort abanto. Pedro Montaldo a du mal à le fixer. Première pique trasera, le toro pousse sur une corne. Même scénario lors de la seconde rencontre, le piquero est sifflé. Julio Mendez fait un quite par gaoneras. Le novillero entame les débats par derechazos et pechos en douceur. Il continue par des naturelles et est rapidement en difficulté. Montaldo reprend la main droite. Le toro manque de charge et de race. Le novillero essaie à nouveau de toréer de la gauche. Le Mayalde n’a plus d’essence dans le réservoir et tient difficilement debout. Avec raison, le novillero va chercher l’épée de verdad. Il met un pinchazo avant une entière efficace. Silence.
Babieco numéro 7 Julio Mendez
Julio Mendez reçoit Babieco le novillo le plus lourd de la tarde ou du moins essaie de le faire car le Mayalde a oublié d’enlever le frein à main. Très mal piqué, le novillo se réveille au contact du fer et s’emploie lors de la première rencontre. Il sort seul de la seconde. Doblones et derechazos rodillas, puis cambiada spectaculaire, le toro fait deux vueltas de campana.
Le torero de Badajoz enchaine sur une bonne série à droite. Le novillo, incertain depuis sa sortie, s’avère noble. La série suivante main plus basse et templée plait. La noblesse allègre , sans difficulté majeure du toro, lui permet d’instrumenter des naturelles de qualité. La dernière série, à droite, est superbe. Final par manoletinas, le public est debout. Mendez s’engage pour tuer mais l’épée est desprendida. Deux oreilles pour une faena conclue par une épée tombée et mouchoir bleu pour un toro qui sort seul de la seconde rencontre, Madridn’est plus Madrid.
Guardamonte 10 numéro Emiliano Osornio
Emiliano Osornio reçoit le quatrième par des véroniques genoux ployés. Très mal piqué le novillo pousse sur une corne à la première rencontre et s’emploie moins lors de la seconde. Le Mayalde remate en poursuivant les banderilleros lors du second tercio. Début de faena par des aidées par le haut, Osornio continue par des derechazos. Le novillo est noble mais manque de rythme. Le Mexicain torée avec temple et une certaine classe. Les naturelles sont allurées mais le toro transmet de moins en moins. Le final à gauche et de face est de qualité. Trois quart de lame contraire, une entière trasera et tombée concluent la faena. Salut.
Extranjero numéro 49 Pedro Montaldo
Physiquement différent le cinquième s’emploie dans la cape de Pedro Montaldo. Ponremière rencontre, pas très adroit le piquero n’arrive pas à mettre son palo en place. Le toro pousse. Il s’emploie aussi lors d’une seconde rencontre plus académique et plus brève que la précédente. Le très beau quite de Julio Mendez est ovationné. A droite Montaldo torée avec beaucoup de verticalité et un peu sur le pico. Le novillo est noble mais manque de forces. Il prend la main gauche et torée sur ce piton comme il torée sur l’autre. La faena ne transmet pas grand-chose. L’épée desprendida est efficace. Silence.
Segurido numéro 52 Julio Mendez
La porta gayola de Julio Mendez est chahutée par le sixième novillo. Le novillero se rachète par une très belle série de capotazos et une bonne mise en suerte pour le premier puyazo. Le Mayalde fait la seconde vuelta de campana depuis sa sortie en piste. Il est économisé à la pique. Osornio fait un bon quite par chicuelina, véroniques et media. On sent le novillero très motivé. Il commence sa faena par des statuaires, une cambiada et un pecho sans perdre un pouce de terrain. Il cite à mi-distance pour une première série à droite. La seconde est donnée avec relâchement et temple.
Le novillo, noble, lui facilite la tâche. Les premières naturelles sont rématées par un pecho interminable. La suivante, à droite, met le public en ébullition. Les naturelles qui suivent sont moins bonnes. Par contre la dernière série de derechazos est excellente. Mendez pinche puis tue d’une entière verticale et tombée. Palmas.
Thierry Reboul (corrida vue sur www.tlmadrid.es )
