Nîmes, première corrida en demi teinte.
Nîmes, première corrida en demi teinte.
Cette première corrida de Nîmes n’a pas atteint des sommets , faute à une adversité cornu qui a manqué de densité. Perera et Palacio ont tiré leur épingle du jeu en coupant chacun une oreille devant une assistance quelque peu clairsemée.
Les toros
Six toros de Virgen Maria, pas homogènes en âge et en poids, mais bien présentés, avec des possibilités généralement limitées par leur manque de force.
Le déroulé de la corrida
Miguel Angel Perera
1. «Imperdible», n°29, né octobre 21, noir, 478 kg.
Le premier est inédit à la cape et à la pique. Il est de bonne noblesse, mais humilie avec une pointe de réserve. Malgré les efforts du torero il est difficile de lier les passes même sous les notes de l’orchestre. Estocade dans le haut, très belle et létale.
4. «Mañoso», n°17, né janvier 22, noir, 520 kg.
Il faut toute la dextérité de Daniel Duarte pour maintenir le toro debout entre les deux rencontres. Comme pour le 3, les banderilles ont recentré l’animal. Au début de la faena, Perera est un peu rapide mais oblige l’animal par le bas, ce qui lui fait baisser la tête. Le toro s’est bien amélioré. Jusqu’à se reprendre totalement? Pas loin. Avant de durer. Longtemps. Sans que ça pèse. Entière derrière, avec mort encastée. Oreille. Applaudissements à l’arrastre.
Paco Ureña
2.bis « Destilado», n°45, né décembre 21, noir burraco, 482 kg.
Le deuxième se brise un antérieur sur le sol meuble. Mouchoir vert. Le sobrero ressemble au précédent. Il sautille comme s’il marchait sur du verre. Il a peu de force. La pureté du geste s’accorde mal à l’indolence. L’entière est bien dans le coin.
5. «Morisqueta», n°20, né novembre 21, colorado, 538 kg.
Le cinquième est un sacré caramel. Superbe. Il tient son rang aux deux premiers tiers. Il revient sec sur Ureña, puis freine immédiatement dans la passe. À gauche c’est plus violent. L’animal a accusé le coup. Ureña est dans les cornes. Il se relâche, lui règle la distance, stoppe les touchettes, pour donner, à droite, une série propre. Pinchazo, entière comme à son premier et descabellos.
Aaron Palacio
3. «Basurilla», n°60, né février 22, castaño, 529 kg.
Aaron lance deux largas afaroladas à deux mains. À la sortie d’un simulacre de pique , le Virgen Maria s’effondre. Malheureusement, le quite de Perera confirme la triste situation. Le toro s’est repris aux banderilles. Comme quoi ce tercio sert. Le début de faena est de très bonne composition. C’est bien mené mais avec l’impression que ça ne va pas durer. Ce qui se confirme vite. Palacio nénanmoins vend bien la chose en restant auprès des cornes. Entière tombée. Oreille.
6. «Destilado», n°61, né mai 22, noir, 507 kg
Palacio reçoit le dernier par une porta gayola réussie. La suite l’est aussi. Le côté gauche du toro bat de l’aile. La dernière pique est symbolique. Aaron l’entreprend avec douceur, mais ses antérieurs le tiennent de plus en plus mal. Il n’y aura que son fond de race pour le relever. L’interêt a disparu. L’obstination de Palacio reste torera. Pinchazos en tirant droit puis entière définitive.
La corrida vue par l’objectif de Daniel Chicot.
Fcihe technique
- Arènes de Nîmes, première corrida de la Féria de Pentecôte 2026. Toros de Virgen Maria dont un sobrero 2ème bis.
- Miguel Angel Perera : salut (avis), oreille
- Paco Ureña : silence, silence (avis)
- Aaron Palacio : oreille (avis), silence
- Salut de El Fini au 4ème.
- Douze piques, cavalerie Heyral
- Présidente : Marion Mazauric.
- Un tiers
- Météo estivale
Avec l’aimable autorisation de Christian Chalvet
































































