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Miriam Cabas: « Je fais les choses comme je les ressens. »

A quelques jours du bolsin de Bougue, Miriam Cabas a répondu aux questions de www.tertulias.fr.

Tertulias : « Miriam en quelques mots , peux-tu te présenter ?»

Miriam: «Miriam Cabas, novillera sans picador. de Cadix en Andalousie, je suis élève  à l’Ecole taurine El Campo de Gibraltar avec le maestro Ruiz Miguel. »

Tertulias : « Qu’est ce qui t’a donné envie de toréer ? »

Miriam: «Je toréé grâce à mon grand-père qui a été maletilla à « l’ancienne » . Cela m’émeut quand j’en parle car il vient de nous quitter. Il était très aficionado et je lui ai dédié mon premier toro à Aignan. J’ai toujours voulu toréer. Je suis venue à l’Ecole Taurine quand j’étais toute gamine. A cinq ans je me suis mise devant de petites vaches.  »

Tertulias : « Quel est ton parcours de torera ? »

Miriam: « Le moment important a été l’année dernière quand j’ai débuté en public. Je ne suis pas passée par les becerradas et ai débuté directement avec le traje de luce pour tuer mon premier toro en public l’année passée à Aracen près de Huelva, le 24 juillet . J’ai participé directement au Certamen des écoles andalouses. Cela s’est vraiment très bien passé. J’en garde un très bon souvenir. Pour la première fois que je toréais et tuais un toro en public, je suis sorti à hombros. Et j’ai participé ensuite à la demie finale à Navas de San Juan. J’ai coupé des oreilles lors des 6 festejos auxquels j’ai participé ( Aracen, Navas de San Juan, El Puerto, Utrera, Chiclana et Gerena) »

Tertulias : « Es tu toujours étudiante  ?»

Miriam: « Je fais actuellement des études. Je suis en fac à Cacéres et suis les cours pour devenir vétérinaire. Ce sont des études exigeantes, qui demandent beaucoup de temps et d’investissements et de sacrifices. Contrairement aux sportifs de haut niveau, les novilleros n’ont aucun aménagement de leur emploi du temps. Je dois négocier mes absences avec chaque professeur. C’est compliqué de concilier les deux activités .Mes amis m’aident en me passant leurs notes pour les cours où je suis absente. En ce moment, je gère les deux mais pour moi, aujourd’hui, les toros sont « primordiaux  . »

Tertulias : «  Comment réagissent les jeunes, les amis de ton âge ?»

Miriam: « J’ai la chance dans ma vie, mes vrais amis l’acceptent.  Et s’ils ne l’acceptent pas ce ne sont pas mes amis. Ils m’aident et m’appuient. Par chance je suis dans une classe où les étudiants sont plutôt taurins. Je pense que les animalistes devraient venir dans une ganaderia pour voir ce qu’est un toro bravo. »

Tertulias : « Quelle est ta vision du toreo ?»

Miriam: «Le mot qui me qualifie bien est naturelle. Dans la vie ou dans l’arène je fais les choses comme je les ressens. J’aime un toreo classique avec du sentiment. J’apprécie beaucoup le maestro Finito de Cordoba . Il est très très torero. J’ai eu la chance de le voir au campo et d’être conseillée par lui.  Et j’apprécie aussi beaucoup des toreros, que j’ai vu en vidéo, comme Julio Robles, Ruiz Miguel et parmi les actuels Paco Ureña , Diego Urdialès.et Emilio de Justo. »

Tertulias : « Quelle est la différence entre la manière de toréer d’une novillera et d’un novillero  ?»

Miriam: «« Il y a beaucoup de femmes qui veulent toréer comme il y a beaucoup de femmes aficionadas , ganaderas ou autres. Pour moi, face à un toro, il n’y a pas de différence entre un homme et une femme. Mes compagnons me considèrent d’égal à égal. La manière de toréer dépend de la personnalité et non du sexe de la personne.  »

Tertulias : «  Que représente la France pour toi?»

Miriam: « Venir toréer en France signifie beaucoup pour moi. J’aime beaucoup ce pays.  C’est comme un second pays pour moi La première fois que je suis sorti de ma région a été pour toréer au Bolsin du Printemps des jeunes aficionados à Nîmes C’était ma première fois devant un public. J’ai fait connaissance d’aficionados français. Par la suite je suis venu quatre mois en stage à la Ganaderia La Suerte (où j’ai appris le français). J’aime la manière dont les aficionados aident les jeunes toreros.  En France on leur offre la possibilité de toréer « de premier » du bétail dans les élevages. »

Tertulias : «Quel est ton programme pour 2022  ?»

Miriam: «Après la novillada d’Aignan, je participerai aux bolsins de Bougue et Villaseca de la Sagra , celui de Canal Sur et j’irai au Portugal. Il y a d’autres dates, y compris en France, qui vont être annoncées »

Merci à Miriam Cabas pour cette entrevue. La jeune femme du caractère et de la passion. Si la novillada d’Aignan a été difficile pour elle, nul doute qu’elle fera tout pour gagner à Bougue.

Propos recueillis par Thierry Reboul

©️Tertulias
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