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Madrid: les La Quinta responsables et coupables.

Madrid: les La Quinta responsables et coupables de l’échec du second festejo de la San Isidro.

Miguel Angel Perera, Daniel Luque et Tomas Rufo ont essayé mais les La Quinta n’avaient ni moteur, ni race et n’offraient aucune option.

Les toros

Les cinq premiers La Quinta du jour ont été de mauvais à très mauvais voire très mauvais. Pas de race ni de moteur. Comme d’autres fers prisés des figuras, cette ganaderia s’enfonce dans le bache. L’encaste Buendia est une encaste aux résultats cycliques. Aux bonnes périodes qui le fait aimer des figuras, succèdent des périodes difficile qui le font détester des figuras. Puis tout remonte en commençant par des novilladas encastées puis arrive une nouvelle bonne période. Difficile de tomber plus bas qu’aujourd’hui, le temps des novilladas encastées n’est donc, peut-être, pas très loin.

Le sixième a été regular mais a paru bon en comparaison des cinq premiers.

Les toreros

Le premier n’a ni caste ni entrega. Il suit capotes et muletas sans conviction . Miguel Angel Perera n’insiste pas et tue mal. Silence. Le quatrième n’a ni moteur, ni rrace, ni fond. Le torero abrège la confrontation. Silence.

Le second est manso au cheval, soso et décasté à la muleta. Daniel Luque , lui non plus, n’insiste pas. Silence. Le cinquième est décasté et a du genio. Le torero de Gerena fait un effort pour en tirer quelques muletazos plus que méritoires sur les deux cornes. Silence.

Le troisième est deslucido et sans entrega. Tomas Rufo insiste en vain avant de mal tuer. Silence.  Le dernier est manso et a le minimum de charge que l’on peut attendre d’un toro de lidia. Tomas Rufo en profite pour instrumenter une faena sans grande profondeur mais qui réveille le public. Les aciers privent le torero de Tolède de récompense.

Fiche technique
  • Arènes de Las Ventas, second festejo de la San Isidro 2026. Toros de La Quinta.
    • Miguel Angel Perera :  silence, silence.
    • Daniel Luque : silence, silence (avis).
    • Tomas Rufo: silence (avis)., silence (avis)
  • Quinze piques et rencontres.
  • Salut de Juan Contreras au second et de Sergio Blasco et Fernando Sanchez au sixième.
  • Président: Ñaki Sanjuan Rodriguez
  • Lleno
  • 16° et ciel gris
Toro à toro
Numéro 24 Prisionero Miguel Angel Perera

Le premier est dans le type de l’encaste. Il se défend dans la cape de Miguel Angel Perera. Mal mis en suerte et mal piqué , il prend un premier puyazo en poussant. Mieux placé, il repart au cheval pour un picotazo. Daniel Luque tente un quite, le toro marche plus qu’il ne charge et finit la passe la tête vers les gradins. Début de faena par doblones, Perera place le La Quinta au centre du ruedo. L’animal manque notablement d’entrega et suit la muleta au pas de sénateur. Il finit tous les muletazos tête haute et finit par désarmer Perera. Le torero prend la main gauche sans plus de succès qu’à droite. Le torero de Badajoz va chercher l’épée de muerte et tue d’une épée basse et plusieurs descabellos. Silence.

Numéro 73  Naranjito Daniel Luque

Le second, plus Ibarra, met du temps à s’employer dans le capote d’un Daniel Luque qui finit par l’obliger. Le La Quinta sort seul de la première rencontre dès le contact avec le fer. Rebelote à la seconde mise en suerte, Et il en fait de même à la suivante avant d’être coincé par le picador pour ce qui sera la seule vraie pique de ce tercio.  Bon quite de Luque, Tomas Rufo prend le relais pour trois chicuelinas et une demie.

Juan Contreras salue à l’issue du tercio de banderilles. Le torero de Gerena double et amène le toro au tercio. Une série à mi-hauteur, l’animal est noble mais n’humilie pas. A gauche, il suit sans grande conviction le leurre. Luque essaie mais la soseria du La Quinta ne permet pas grand-chose et le torero n’insiste pas. Il s’en voit pour le cadrer avant de pincher lors de la première entrée à matar. Il place une entière à la seconde tentative qui nécessite l’usage du verdugo. Silence.

Numéro 82 Bravito Tomas Rufo

Le troisième manifeste lui aussi une conviction minimale quand Tomas Rufo le cite avec sa cape. Première pique carioquée, le toro subit. Il fait sonner les étriers lors de la seconde rencontre.  Rufo double le La Quinta qui comme les précédents suit la muleta avec très peu de conviction et encore moins de classe. Le torero de Tolède cite de loin, les derechazos sont méritoires. Il continue sur ce piton.

Le La Quinta baisse la tête en début de passe, marche au pas et finit comme le premier tête en haut. A gauche, il n’est pas meilleur qu’à droite. Rufo au contraire de ses deux collègues insiste et reprend la main droite. La fin, dans les tablas, est méritoire mais ne transmet rien. Un avis sonne lorsque le torero pinche sa première entrée à matar. Deux pinchazos, une quasi entière perpendiculaire et basse, quelques descabellos plus tard le toro se couche et on peut passer à la suite. Silence.

Numéro 22 Rompecapa Miguel Angel Perera

Le quatrième, à la robe originale comme diraient les debisaïres de courses landaises, met en difficulté Miguel Angel Perera. Il faut l’expérience de Daniel Duarte pour le parer. L’animal semble aussi éveillé qu’un festayre après quatre nuits de fêtes.  Bien piqué, le La Quinta proteste lors de la première rencontre et subit la second sans s’employer.  Perera commence sa faena à droite. Le toro charge avec très peu d’envie. A gauche, il finit la passe les yeux dans les gradins. Retour à droite pour quatre muletazos et Perera jette l’éponge. Il pinche avant de mettre une entière dans le petit recoin. Silence.

Numéro 30 Limonero Daniel Luque

Le cinquième n’humilie pas mais met quand même la tête dans la cape de Daniel Luque.  En manso, il sort seul de la première rencontre et s’endort contre le peto lors de la seconde et la troisième. Luque entame les débats par des doblones. Il essaie à droite à mi-hauteur. Seconde série, il arrache quelques muletazos à un toro qui fléchit sur la dernière passe. Troisième série, il se fait accrocher la muleta. Le toro n’a ni charge, ni moteur. Il a juste un peu de genio ce qui le rend moins soporifique que les quatre premiers. A gauche, il n’est pas meilleur qu’à droite. Luque lui vole quelques naturelles et une série de demi-passes à droite.  Une demi , un avis, un descabello et on passe au sixième. Silence.

Numéro 71 Carratero Tomas Rufo

Le dernier est plus saltillo. Il s’emploie sans style dans la cape de Tomas Rufo. Il fait sonner les étriers lors de ses deux rencontres avec la cavalerie. Sergio Blasco et Fernando Sanchez saluent à l’issue du tercio de banderilles.  Début de faena à droite, le toro, miracle, a un peu de charge. Après avoir donneé deux bonnes série de derechazos, Rufo prend la main gauche. Il met une touche de trémendisme et le public se réveille. Si on y regarde de près, tout se passe sur le bout de la muleta et on est plus près d’une faena de seconde ou troisième que d’une faena madrilène. L’estocade est tombée. Deux descabellos précèdent un avis, un autre est nécessaire. Silence.

Thierry Reboul (corrida vue sur Telemadrid)

Une réflexion sur “Madrid: les La Quinta responsables et coupables.

  • Ça a été chaud et intéressant
    Les toreros ne se sont pas échappés malgré les tueurs qu’ils avaient en face

Commentaires fermés.

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