Hagetmau, une première réussie
Hagetmau, une première réussie
Hugo Tarbelli appelé de la dernière heure pour remplacer Alvaro Serrano est sorti a hombros pour sa première novillada piquée. Il a montré beaucoup d’envie lors de ses deux faenas et a tué les deux fois avec beaucoup d’engagement à l’épée. Si on veut être rigoureux tout en voulant récompenser l’envie de bien faire et les choses bien faites, il aurait plutôt fallu lui donner une oreille à son premier et une à son second. Le public peu connaisseur n’aurait pas réagi et les plus puristes auraient moins discuté la seconde au sixième. La première faena comprenant au moins autant, si ce n’est plus de points positifs et de points à améliorer, que la seconde. Mais les choses taurines ne sont pas rigoureuses et le torero a du recourir au descabello au troisième et l’épée au dernier a été rapide d’effet.
Ce triomphe vient récompenser un garçon pétri d’aficion, au parcours atypique et qui s’est lui donné à fond lors de cette novillada au contraire de ses deux compagnons de cartel Jésus Romero et Mario Vilau qui sont passés sans peine, ni gloire et avec une motivation restreinte.
Bien présentés, les novillos de Jalabert et La Golosina ont eu des comportements hétérogènes. Le plus intéressant du premier fer a été le troisième. Pour le second , ce fut le sixième.
Les novillos
Que ce soient les Jalabert ou les La Golosina, les novillos issus du Mas de la Chassagne étaient bien présentés. Il est difficile d’évaluer la bravoure de toros quand sévit la mono-première-pique trop appuyée. Le second piquero de Mario Vilau s’est même permis d’oeuvrer « pique à l’envers ». Les deux premiers Jalabert et les deux premiers La Golisina ont manqué de forces et de fond. Le troisième Jalabert et le dernier La Golosina étaient plus exigeants, surtout le Santa Coloma, mais ont offert plus d’options au torero ou plutôt leur matador a manifesté plus d’envie.
Les novilleros
Jésus Romero manque d’entrega et son toro de moteur, la faena va rapidement a menos, silence. Il n’y a rien à retenir de la faena au quatrième un toro très vite éteint, la vuelta du torero est indécente.
Le second est soso. Mario Vilau s’applique mais la faena manque d’intensité et d’intérêt, silence..Le cinquième manque de fond, la faena ne transmet rien. La mise à mort est approximative et pourtant le torero salue.
Le troisième est noble. Hugo Tarbelli construit une faena appliquée mais qui manque un peu de transmission. L’épée est portée avec engagement mais elle n’est pas concluante, salut. Le dernier est compliqué car suelto et il s’échappe de chaque série. Il faut s’accrocher pour le garder dans la muleta. Hugo Tarbelli y parvient sur le piton droit., c’est plus compliqué à gauche. L’épée est efficace. Deux oreilles.
La novillada vue par l’objectif de Romain Tastet (à venir)
Fiche technique
- Arènes d’Hagetmau, novillada de la Féria du Toro. Novillos de La Golosina
- Jesus Romero : silence, vuelta.
- Mario Vilau : silence (avis) , salut (avis)
- Hugo Tarbelli : salut (avis), deux oreilles.
- Six piques, cuadra Bonijol
- Président : Franck Lanati
- Un tiers d’arène
- Il fait chaud mais on est au mois d’août.
Novillo à novillo
Numéro 125 Bonito Jalabert Jésus Romero
Le premier accroche la cape de Jésus Romero. Il est juste de forces. Il prend une pique en poussant légèrement. Après avoir brindé au public, Romero entame sa faena par le haut. Il enchaîne par des derechazos, le novillo est noble mais sa faiblesse le handicape trop. Le torero prend la main gauche. Il ne se croise pas. Cela ajouté au fait que le toro n’a plus de charge donne une faena qui ne transmet rien. Même le final trémendiste ne porte pas sur le public. Un pinchazo, une entière correcte et on passe au suivant. Silence.
Numéro 129 Vaquero Jalabert Mario Vilau
Mario Vilau reçoit le second par des véroniques. Le novillo est juste de forces. Il prend une pique légère en poussant sur une corne. Le catalan brinde au public. Il commence par des cambiadas et pechos de rodillas. Le novillo est faible mais à un fond de noblesse. Vilau donne deux séries à gauche mais l’ensemble, très superficiel, ne transmet pas. Retour à droite, la soseria prend le dessus. Le toro va a menos et la faena est bien trop longue. Les bernadinas finales ne lui redonnent pas d’intérêt. L’épée est engagée mais elle est plate et trasera. Un avis sonne, le premier descabello est le bon. Silence.
Numéro 119 Artillero Hugo Tarbelli
Le troisième est un joli castaño.il est abanto. Hugo Tarbelli le fixe avec efficacité. Le toro prend une première et unique pique sans s’employer. Le novillero est applaudi après un bon tercio de banderilles. Hugo Tarbelli brinde à Richard Milian. Il commence sa faena par pechos et derechazos de rodillas et subit un désarmé. Il enchaîne sur une bonne série à droite. Le toro est noble. La seconde série de derechazos est plus brouillonne. La première série à gauche manque de transmission, la seconde est meilleure. Retour à droite, le novillo part aux planches. Une série de naturelles dans les tablas puis le Français prend l’épée. L’estocade est engagée, l’épée est contraire. Un avis sonne. Le second descabello est concluant. Salut.
Numéro 117 Dolar La Golosina Jésus Romero
Le quatrième est bien présenté. Il met bien la tête dans la cape de Jésus Romero. Première pique, le toro pousse sur une corne. Il n’y aura pas d’autres rencontres. Début de faena à droite, le toro se défend dès les premiers derechazos. Le novillo est parado. A gauche il ne passe pas. Romero ne peut en tirer que des demi-passes sans transmission. Le final ne réveille pas le public.. L’épée est en avant et tombée. Le torero s’auto accorde une vuelta que personne ne demandait.
Numéro 115 Rémolon La Golosina Mario Vilau
Le cinquième est très bien présenté. Il s’emploie sans conviction dans la cape de Mario Vilau. Il prend un puyazo appuyé donné en mettant la pique à l’envers. Le toro fait une demi vuelta de campana en début de faena. Le toro est noblote et faible. La faena manque de transmission. Mario Vilau échappe à la cornada sur un extraño. La faena va à menos, le novillo se désintéresse de la discussion. Le novillero essaie de jeter un peu de poudre aux yeux des spectateurs. L’épée est en avant et tombée. Fracaso au descabello, un avis sonne. Salut (sic).
Numéro 116 Gorrion La Golosina Hugo Tarbelli
Le dernier est lui aussi bien fait. Hugo Tarbelli le reçoit de rodillas puis enchaîne par des véroniques. Une pique légère, un bon quite puis on passe au second tercio. Le novillero est applaudi après un bon tercio de banderilles. Brindis au public, le torero commence sa faena par des doblones. Le toro a tendance à partir. Le novillero parvient à le garder dans sa muleta à droite. Il en obtientplusieurs bonnes séries de derechazos au centre du ruedo. A gauche, avec une muleta plus réduite,c’est plus compliqué, le Golosina s’échappe de plus en plus. Il est temps de tuer. L’épée est efficace. Deux oreilles, la seconde sera discutée
Thierry Reboul
Pour rappel, il y avait aussi une novillada sans picadors samedi avec une sortie remarquée des Alma Serena













































































