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Hagetmau, Alma Serena encore et toujours

Hagetmau, Alma Serena encore et toujours

Hagetmau a fait confiance, une fois encore, et avec raison, à la ganaderia Alma Serena. 

Les toreros, tous français, présents ont essayé au mieux d’en tirer parti, souvent imparfaitement. Mais surtout, les aciers ont fait défaut une très grande partie de l’après-midi, donnant un bilan comptable peu festif.

Les erales

Le public landais a été gâté avec un bon lot d’Alma Serena, dont les erales étaient de bonne présentation sauf le  cinquième plus léger de carrure  permettaient beaucoup à l’exception, du premier manso. Le deuxième présentait un fort fond de noblesse  mais finit aux tablas . Les  troisième et quatrième étaient des bonbons dans la muleta.

Les novilleros

Matias a une qualité énorme, il est volontaire – en témoigne son essai de porta gayola dès l’entrée en piste du premier eral de l’après midi – tant à la cape qu’à la muleta, mais il manque parfois de la technicité nécessaire pour exploiter pleinement les qualités des novillos qu’il affronte. Aujourd’hui les aciers l’ont trahis en sus.

Lisares a coupé la seule oreille de l’après-midi. Il présente une grande diversité de style dans la muleta, mais peine à s’adapter vraiment aux besoins des erales, les étouffants parfois prématurément.

Julio Martin a mal tué, et a perdu ainsi des oreilles acquises avec style lors des deux faenas. A noter particulièrement, la première série sur le deuxième Alma Serena de l’après-midi, en baissant la main, d’une précision et d’une simplicité magnifique.

Fiche Technique
  • Hagetmau , novillada non piquée des fêtes 2026 . 6 Erales de Alma Serena pour
    • Matias : Silence ( avis) et Silence ( avis)
    • Lisares : Salut au tiers ( avis) et 1 oreille
    • Julio Martin : Salut au tiers a( avis) et Silence ( avis)
  • Président: Frédéric Marcel
  • demi arène, tous ou presque à l’ombre
  • Grand ciel d’été et 30°C
  • Prix de ACOCNSO remis à Lisares
  • Prix de l’UCTF remis à Lisares
Eral à eral
N° 83 Matias

Le premier eral de l’après- midi est superbement formé, mais dès la cape il affiche son statut de manso qui va mettre en difficulté le novillero. L’accueil a porta gayola se solde sur un demi échec, le novillo marquant un temps d’arrêt dès sa sortie; le novillero doit appeler puis s’imposer dans la cape ; le résultat est laborieux. L’ensemble est aussi compliqué dans la muleta, où le jeune torero doit convaincre non seulement le public mais aussi son opposant. A noter une série en rond à droite en début de faena. La mise à mort est difficile, l’avis sonne juste avant une salvatrice épée entière et caida, mise au troisième essai. Silence.

N°48 Lisares

Le deuxième eral présente un berceau large et baisse bien la tête dans la cape basse. Il se révèle vite comme étant paradoxalement noble puis querencioso . A la muleta, tout débute bien, l’arlésien toréé sur les deux cornes dans un style enlevé, d’une grande vivacité. Ce registre épuise le Alma Serena qui se réfugie aux planches. Lisares rencontre des difficultés dans la suerte suprême, l’eral défendant depuis sa querencia. Salut au tiers.

N°65 Julio Martin

Le troisième Alma Serena est bien formé, tape aux planches puis s’engouffre dans la cape appliquée et fluide du landais. Après un quite très correcte de Matias et la pose de deux paires de banderilles, le jeune de Meilhan attaque une faena d’une grande beauté classique. L’eral le bouscule un peu, et Julio s’adapte au mieux au léger piquant de l’eral.  Le public se prépare déjà à demander l’oreille… et tout s’effondre à l’épée. Salut au tiers.

N° 84 Matias

Le porteur du numéro 84 entre en piste la tête haute et le pas vif. Il est franc dans sa charge dès la cape; le travail est toujours vibrant d’envie mais techniquement parfois un peu limité. Le quite par lopecinas de Lisares est un régal. La réponse de Matias par le haut est aussi un bel exemple de toreo  cape. A la muleta, Matias est toujours plein de bonne volonté mais n’exploite pas l’intégralité du potentiel du novillo et se connecte difficilement au public. La question de l’oreille ou non est vite tranchée par la suerte suprême: l’épée en place n’arrive qu’après 4 pinchazos. Silence. 

N° 80 Lisares

Le cinquième de la novillada est le plus léger du lot, il est vite pris dans la cape qui lui fait baisser la tête. Après deux paires de banderilles, débute une faena qui n’exploite qu’une partie des qualité de noblesse de l’eral. Lisares balance entre un grand classicisme de style et quelques éléments plus tremendistes, tourné vers le public pas toujours réceptif. Il tue d’une entière placé après deux pinchazo et coupe une oreille. 

N° 64 Julio Martin

Le dernier eral de la journée est bien formé, vif, presque désordonné dans la cape. Il va surprendre les banderilleros au deuxième tiers. A la muleta, il bouscule un peu Julio Martin qui classique et élégant, s’accroche sans réussir à dominer complètement ou prendre la pleine mesure de son adversaire. De plus, le landais tue mal à nouveau. 

Clarisse Viateau

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