Seissan: Mario Vilau triomphe, oreille et blessure pour Hugo Tarbelli
Seissan: Mario Vilau triomphe, oreille et blessure pour Hugo Tarbelli
L’aficion vit en Astarac grâce au travail de la peña Fiesta Brava qui a organisée, cette année encore une novillada intéressante, sérieuse . Novillos et cavalerieont parcouru moins de 30 kilomètres.
La novillada s’est malheureusement terminée sur la blessure du novillero français Hugo Tarbelli.
Les novillos
Le lot de Camino de Santiago, de jeux divers mais avec de la mansedumbre, était d’une présentation parfaite et magnifique.
Le premier a demandé les papiers, le troisième était le plus noble, et le dernier, difficle, a rendu la vie difficile à son torero et au chef de Lidia.
Les novilleros
Jesus Romero n’a pas su sortir son premier novillo de sa réserve. A son deuxième, il trouve le sitio sur la fin de sa faena et livre quelques naturelles sublimes et deux séries très intenses près des tablas. Appelé à tuer le 6ème novillo, il usera d’un style beaucoup plus utilitaire, sans art.

Mario Vilau a gagné sa sortie en triomphe avec les aciers et son sens de la lidia. Sa faena face au deuxième Camino de Santiago manquait de transmission. Pour sa seconde faena, il opte pour un style plus trémendiste.

Hugo Tarbelli, pour sa quatrième novillada piquée, a montré à nouveau son énergie et sa forte envie de triompher. Le fait qu’il banderille est un de ses points forts. Le dernier novillo de la journée lui inflige une cornada à la cuisse et Hugo est emporté à l’infirmerie.

Fiche Technique
- Seissan ,novillada piquée. 6 Novillos de Camino de Santiago
- Jesus Romero: silence, salut au tiers avec avis , et silence avec avis à celui tué pour Hugo Tarbelli
- Mario Vilau: 1 oreille et 1 oreille avec avis
- Hugo Tarbelli: 1 oreille et blessure
- Président: Jean-Louis Montastruc
- Assesseurs: Colette Lacomme et Georges Marcillac
- Cavalerie: Bonijol – 8 piques
- Musique: Les Armagnacs
- Demi arène
- Chaleur et grand soleil
- Prix du meilleur torero de la novillada remis à Mario Vilau.
Une minute de silence a été observée en mémoire de François Rivière, maire du village décédé récemment, grand aficionado et défenseur de la tauromachie en Astarac.

n° 58 Jesus Romero
Le premier novillo donne le ton, les novillos vont être très bien présentés. Jesus lui livre une cape volontaire, mais il ne saura le retenir pour une vraie mise en suerte. Le novillo est mal piqué , ne pousse guère sous le fer. Romero de fait accrocher sa cape durant la lidia. Le deuxième tiers met en évidence la charge courte du Camino. Jesus n’arrivera pas a sortir son opposant de sa querencia. De plus en plus manso, le bicho se réfugie dans les planches. Romero tue d’une entière caida.
N°41 Mario Vilau
Le deuxième novillo de l’après-midi est de belle présentation . Mario lui sert une Lidia de très bon goût. Sa cape est suave et originale. Sa mise en suerte pour la pique est un régal pour l’aficionado. Le piquero par contre, pose mal son fer et le replace, au grand dépit du public. Le deuxième tiers est assez moyen. Mario reprend la main et commence une faena qui manque de transmission. Le novillo ma nque de moral et de forces. Mario finit par le laisser aller aux planches. Le catalan s’engage à la suerte suprême. Légèrement accroché à la jambe, il place une lame entière et contraire qui lui permet de couper une oreille.
N°14 Hugo Tarbelli
Hugo accueille avec énergie et envie un novillo un peu plus compact que le reste du lot. Il fait consciencieusement – et donc fortement- piqué le Camino qui va s’élancer au cheval par deux fois. Le premier impact est assez fort pour désarçonner le picador qui tombe. Hugo banderille lui-même, ce qui en novillada piqué est un plaisir rare. Il le fait avec entrega et un certain talent. Sur les deux pitones, il exploite le beau fond de noblesse du Camino de Santiago. Sa prestation porte fortement sur le public. L’épée est un peu moins bonne qu’espérée mais cela n’empêche pas l’oreille de tomber.
N°64 Jesus Romero
Le deuxième opposant de Jesus Romero est bien fait. Abanto il tape fortement dans le burladero, avant de planter ses cornes dans le sable, pour un vuelta de campana pour le moins mal venue, juste avant l’entrée en piste du picador. Celui-ci va mal piqué un animal peu enclin à l’effort dans le peto. Mal tenu au burladero, le novillo tape sans retenue aucune et à répétition dans les planches. Il en casse une, mais surtout, il s’abim les cornes.
Le deuxième tiers se passe mal. Il faut 6 passages pour que les 4 banderilles réglementaires soient posées par la faute des peones. Débutée par statuaire, la faena va vite à menos, avant de repzrtir à nouveau, d’abord avec quelques naturelles de très bon goût, ensuite avec deux séries à la bonne distance donnée dans la querencia. Hélas, l’épée correcte est longue d’effet, AVIS, et les 3 coups de descabellos indisposent le public. Salut au tiers
N°87 Mario Vilau
Vilau veut marquer les esprits, et dans un esprit plus festif, plante les genoux dans le sable pour essayer de capter le cinquième novillo de la journée. Celui-ci lui rappelle les fondements de la tauromachie et le force à se remettre debout pour un bel enchainement de véroniques. Puis, il s’éteint. La monopique un peu forte et le tiers de banderilles n’y changent rien. Vilau opte pour un style plus trémendiste, se collant dans le berceau des cornes, donnant des passes en rond, pied nus sur le sable. C’est avec son épée que Mario coupe l’oreille malgré une lame entière et contraire.
N°18Hugo Tarbelli
Le dernier Camino de la journée ressemble à un toro. Il touche la cape de Hugo puis pousse un peu dans le peto lors des deux rencontres avec la cavalerie. Le novillero banderille lui même de nouveau, et signe une superbe troisième paire très engagée. La faena commence sur un ton plus prudent, et le français semble avoir besoin d’un temps pour comprendre son adversaire plus violent. Il n’en aura guère trop la possibilité. après 4 séries, le jeune torero subit une cornada à la cuisse, une voltereta et est repris au sol par le novillo. Emporté à l’infirmerie, il souffre d’une cornada a la cuisse et d’une arcade sourcilière ouverte. Jesus Romero prend le relais . Il donne deux séries d’aliño et tue laborieusement. Avis et silence.
Clarisse Viateau
Photos Thierry Clerc
