Bayonne novillada: « No hay quinto malo »
Bayonne novillada: « No hay quinto malo »
La novillada de la Féria de l’Atlantique a été entretenue en premier lieu grâce à un bon lot du Camino de Santiago. La vuelta au cinquième aurait été méritée mais la présidence n’y a pas pensé. C’est dommage au vu de cerrtaines vueltas accordées parce que les toreros ont coupé deux oreilles. Avec un peu plus de forces pour les premier, second et sixième on aurait même pu parler d’un lot excellent.
Mario Vilau et Victor ont coupé chacun une oreille. Les deux novilleros, malgré leur application et pour le premier sa technique, ont une tauromachie qui manque de transmission, dommage.
Felix San Roman est passé lui sans peine ni gloire.
Les novillos
Très bien présentés, les novillos du Camino de Santiago ont eu des comportements divers et variés. Les premier, second et sixième avaient un fond de noblesse mais leur manque de forces ne leur a pas permis de l’exprimer toralement. Les troisième et quatrième étaient exigeants. Ils ont posé quelques soucis à leurs toreros. Mais c’est de la complexité que souvent nait l’intérêt.Le cinquième, le fameux quinto du proverbe, a été un grand novillo. Brave au cheval, très noble à la muleta, il est allé à mas. Comme souvent les très bons toros, il n’a pas été exploité jusqu’au bout de ses possibliltés. Au premier tiers, ils ont été peu piqués mais certains ont mis les reins. En tout cas, l’ensemble du lot a été intéressant, preuve qu’il n’est pas nécessaire d’aller très loin pour trouver des novillos de qualité.

Les novilleros
Dommage que le premier novillo n’ait pas les moyens physiques adaptés à sa noblesse. Mario Vilau construit une faena appliquée avec de bons passages à droite. L’épée est correctement placée et efficace. Oreille. Le quatrième est compliqué à droite.Vilau construit une faena gauchère qui manque de transmission. Salut malgré une conclusion approximative.
La faena de Victor au second, un novillo qui a baissé rapidement de rythme est appliquée mais manque de transmission. Mise à mort en trois temps, le Saintois salue. Le second toro de Victor est un excellent toro pétri de classe. Victor construit une faena appliquée, avec de bons passages. Elle reste un poil en dessous du potentiel du novillo. Oreille après une mort en deux temps.
Le troisième manque de race. Felix San Roman le torée sur les bordures avant de mal tuer. Silence. Le dernier est noble mais trop juste de forces pour s’employer dans la muleta. La faena de San Roman, systématiquement sur le pico, manque de transmission. Silence.
Fiche technique
- Arènes de Bayonne, novillada de la Féria de l’Atlantique 2026;. Novillos de Camino de Santiago.
- Mario Vilau : oreille, salut.
- Victor: salut ‘(avis), oreille.
- Felix San Roman: silence, silence (avis).
- Douze piques, cuadra Bonijol
- Président; Gautier Suhas
- moins d’un tiers d’arène
- Il continue à faire chaud.
Novillo à novillo
Numero 19 Mario Vilau
Mario Vilau attend le premier à porta gayola. Le novillo sort au pas. Le catalan enchaîne par deux faroles de rodillas. La première pique est légère comme la seconde. Le novillo s’emploie sur la seconde rencontre. Victor fait un quite par tafallera et chicuelinas. Après avoir brindé au public, Vilau commence sa faena par cambiadas et pechos de rodillas. Il continue par des naturelles également à genoux. Le novillo est noble mais manque de forces. Le novillero le torée à mi-hauteur sur la série suivante. Rapidement le Camino baisse de rythme. Une série à gauche puis Vilau prend l’épée. Final par bernadinas, le catalan tue au premier envoi. Oreille.



Numéro 19 Victor
Le second ,applaudi à son entrée en piste, est abanto. Victor le reçoit par des tafalleras et des véroniques. La première pique est brève mais trasera. La seconde l’est aussi. Le quite de Felix San Roman est applaudi. Le Saintois brinde au public. Il entame les débats par des statuaires. Le novillo a une bonne corne droite. Victor l’exploite pour une bonne série de derechazos. A gauche. c’est plus compliqué, le toro a tendance à partir à la fin de la passe. Retour à droite, le Camino se défend de plus en plus et la faena va à menos. Les dernières luquesinas sont de trop. Victor pinche puis met un tiers de lame, un avis sonne. Le premier descabello est le bon. Salut.



Numéro 16 Felix San Roman
Le troisième est bien présenté. Il met bien la tête dans la cape de Felix San Roman. Il prend deux piques en se défendant. Au second tercio, le novillo est compliqué et les banderilleros maladroits. Les doblones de début de faena sont plus que nécessaires. San Roman enchaîne à droite. Le novillo ne s’emploie pas. A gauche, il est difficile. La faena continue à droite et sur le pico. Le novillero abrège. L’épée est entière et en avant. Mais elle suffit. Silence.



Numéro 46 Mario Vilau
Mario Vilau reçoit le quatrième par des véroniques de rodillas. La première rencontre est brève mais le toro pousse. La seconde pique est un picotazo. Début de faena par derechazos et pechos, le toro est noble et exigeant sur la corne droite. Malheureusement il s’éteint dès la première série à gauche. Vilau insiste par des naturelles. C’est méritoire mais sans transmission. Retour à droite, sur ce piton, le toro ne s’est pas amélioré. Vilau pinche à plusieurs reprises avant de mettre une entière tombée et suffisante. Salut.



Numéro 25 Victor
Le cinquième ne s’emploie pas dans la cape de Victor. Il prend deux piques légères en poussant. Victor commence sa faena par le haut. Les premiers derechazos sont bons. Le novillo est noble et répète. Le toro est encore meilleur à gauche. Le novillero tarde à baisser la main. C’est mieux sur les naturelles suivantes. A force de ne pas peser, le torero se fait déborder. Le toro, lui, va à mas. Final par bernadinas, Victor pinche puis met une bonne entière. Oreille.



Numéro 13 Felix San Roman
Le dernier est un quasi toro. Il est applaudi à son entrée en piste. Il est juste de forces. Felix San Roman le met en suerte pour une première pique que le novillo prend en poussant. Le novillo est peu piqué lors de la seconde rencontre. Felix San Roman brinde au respectable puis commence sa faena par le haut. Le toro est vraiment juste de forces. Il ne s’emploie pas à la muleta. Pourtant il a un vrai fond de noblesse. Malgré la bonne volonté du torero la faena manque d’intensité et de transmission. Pour ne rien arranger le torero abuse de l’envergure de ses bras. L’épée est entière mais très en avant. Un avis a sonné entretemps. Silence.



Texte Thierry Reboul, photos Philippe Latour
