Plaisance, novillada quasi caniculaire.
Plaisance, novillada quasi caniculaire
Certains chantent sous la pluie. A Plaisance, les trois novilleros ont toréé sous une chaleur pas caniculaire mais presque.
La météo a probablement retenu pas mal de personnes. La taquilla n’a pas été à la hauteur de l’engagement des organisateurs.
Bien présentés les erales du Camino de Santiago, pour quatre d’entre eux , permettaient.
Israel Guirao est en non piqué à l’âge de 26 ans. On retiendra de lui quelques muletazos au premier. Pour le reste ses faenas sont pléthoriques mais manquent de fil conducteur et d’adaptation au comportement du toro. Il a aussi des soucis à l’épée. Il a, pourtant, avec une estocade surtout efficace coupé une oreille à son second.
Fernando Vanegas est un excellent banderillero. A la muleta, il est plus superficiel et manque de poder. L’épée n’est pas son fort.
Julio Martin a eu du mal à entrer dans le match face à son premier un eral qui manquait de race. On retiendra les capotes de réception. Cela a été bien meilleur au sixième avec de très bonnes séries de la main gauche. Il a coupé une oreille après une épée efficace.
Les erales
Comme d’habitude bien présentés, les novillos de la ganaderia Camino de Santiago ont eu des comportements variés à la muleta. Le meilleur a été le noble premier qui n’a pas eu la lidia qu’il méritait. Les trois derniers permettait à condition de les toréer avec un peu d’autorité et surtout en baissant la main ce qu’a fait Julio Martin au dernier. Les second et troisième ont été plus compliqués.
Les novilleros
La première faena de Israël Guirao est pléthorique et appliquée. Mais le novillero étouffe la charge d’un eral très noble et qui permettait plus. Mort en trois temps, salut. Au quatrième l’épée est basse mais efficace ce qui vaut une oreille à Guirao après une faena de beaucoup de passes mais de peu de transmission. Le novillo si on baissait la main avait des options.
Fernando Vanegas après un bon tercio de banderilles construit une faena appliquée mais bien trop longue à un eral broncho et de peu de race. La mise à mort est approximative, silence. Le Vénézuélien tue mal son second après une faena appliquée mais qui n’a pas pesé sur le novillo, salut.
Le troisième manque de race. Julio Martin fait l’effort mais le toro manque de race. On retiendra surtout la réception à la cape. Vuelta. Julio Martin coupe une oreille après une estocade efficace et une faena avec. de très bons passages à gauche.
La novillada vue par l’objectif de Romain Taster (à venir)
Fiche technique
- Arènes de lPlaisance du Gers, novillada non piquée des Fêtes 2026. Erales du Camino de Santiago.
- Israel Guirao: salut, oreille.
- Fernando Vanegas: silence, salut (avis).
- Julio Martin: vuelta, oreille.
- Président: Julien Dumartin
- un tiers d’arène
- Heureusement il y a de l’ombre à Plaisance.
Eral à eral
Numéro 55 Israël Guirao
Le premier est reçu par une larga de rodillas par Israël Guirao. Il finit par bien mettre la tête dans la cape. Fernando Vanegas fait un bon quite par saltilleras. Guirao répond par des chicuelinas. Le novillero entame sa faena par le haut. Le novillo est noble et permet deux bonnes séries à droite. Le novillero torée parfois avec finesse mais aussi sur le pico. A gauche le Camino continue à répéter. Dommage que le torero ne lui donne pas plus d’air. Final en réduisant les terrains, cela porte sur le public. Il en de même du numéro de porfia avant d’entrer à matar. Un pinchazo périphérique précède un quart de lame puis une quasi entière concluante mais tombée. Palmas au toro et salut du torero.
Numéro 60 Fernando Vanegas
Le second est un joli castaño. Suelto, il a tendance à s’échapper de la cape de Fernando Vanegas. Julio Martin est bousculé lors de sa tentative de quite. Vanegas pose trois bonnes paires de banderilles à un toro compliqué. Début de faena par doblones, le novillo est violent. Il accroche la muleta à droite comme à gauche. Le novillero s’applique mais la faena ne transmet pas. Tout va a menos. Le Véné/zuelien insiste inutilement face à un animal manquant de race. Vanegas pinche puis met une épée très en avant et caidita. Silence.
Numéro 30 Julio Martin
Le troisième est reçu avec élégance et efficacité par Julio Martin. Le quite de Guirao par gaoneras est brouillon. Début classique par doblones, le novillo est juste de forces. Le novillero torée à mi-hauteur. Sur la série, il baisse un peu plus la main. A gauche, le torero enchaîne des naturelles élégantes à un eral manquant de classe et de race. Malgré les efforts du torero la faena manque d’intensité et de transmission. Un pinchazo hondo précède une quasi entière en avant concluante. Vuelta.
Numéro 84 Israël Guirao
Le quatrième est brocho mais costaud. Israël Guirao le reçoit par des véroniques de rodillas puis de « pie ». Le novillo est abanto. Fernando Vanegas se fait violemment bousculer en faisant une tentative de quite. Guirao répond par des capotazos brouillons. Brindis à Cyril Sorbet, le torero commence par des passes par le haut. Le novillo est violent et court de charge si on le cite ainsi. C’est mieux sur la première série de derechazos et surtout quand le torero baisse la main que ce soit à droite ou à gauche. Il est dommage que le novillero escamote le second et troisième temps de la passe. Par contre, il n’oublie pas de finir en toréant en rond. Il tue d’une demie basse rapide d’effet. Oreille.
Numéro 33 Fernando Vanegas
Le cinquième est lui aussi costaud. Fernando Vanegas le reçoit par une larga de rodillas et des chicuelinas. Le vénézuélien pose trois bonnes paires de banderilles. Brindis au public, le torero commence par des derechazos de rodillas. Il continue à droite, le toro a un fond de noblesse mais demande à être canalisé. Le torero a droite et à gauche baisse la main mais ne pèse pas beaucoup sur l’animal. Il finit par être désarmé. Il y avait peut-être autre chose à faire avec cet eral. Vanegas pinche à plusieurs reprises puis met une demie basse. Le toro tarde à tomber, un avis sonne. Le deuxième descabello est le bon . Salut.
Numéro 82 Julio Marti
Le dernier est un très joli castaño. Julio Martin le reçoit par une bonne série de véroniques. Le second tercio est laborieux. Nouveau brindis au président de la pen̈a. Jules double avec autorité le toro. Première série à mi-hauteur, le toro est juste de forces. Le novillero prend la gauche et baisse la main pour une bonne série de naturelles. Retour à droite, la série est accrochée. C’est mieux quand le torero reprend la main gauche pour plusieurs naturelles intéressante. Le torero va a mas et le novillo a menos. Un pinchazo précède une entière efficace. Oreille
Thierry Reboul
