Orthez, sortie convaincante du Palmeral
Orthez, sortie convaincante du Palmeral
Le lot d’El Palmeral très correctement présenté demandait les papiers. Les deux courageux venus s’y frotter ont du enfiler le bleu de chauffe pour les affronter et tenter de convaincre un public plutôt froid et exigeant caractéristiques de ce type de spectacle.
Les novillos
- 37 Zapatero (03/23) le plus haut, bizco. 3 piques en poussant un peu, sort seul sur la dernière
- 39 Pitito (04/23) plus rond et plus commode de tête. 2 piques (arrière) et une rencontre en poussant
- 36 Fandanguero (02/23) bas mais bien fait. 3 piques la deuxième en protestant un peu, pousse sur la dernière
- 38 Bolinazo (03/23) 3 piques. Le novillo pousse fort
La novillada
Salvador Herrero
Salvador Herrero tenta beaucoup mais avec peu de réussite et de retentissement.
Il accueille très bien à la cape son premier opposant mais muleta en main le résultat fut bien plus
laborieux. Il tenta des séries à mi-hauteur mais fut souvent débordé. Herrero possède des qualités
évidente de posture de déplacement et de hanches. Toutes ces aptitudes ne collent pas
avec ses difficultés à embarquer le toro et finir ses passes.
Il ne parvint pas à baisser la main pour conduire et finit ses passes toutes par le haut. Il essaya les redondos et parut surpris de ne trouver aucun écho sur les étagères. Une dernière série de naturelles pieds joints inégales et une épée un peu de côté et devant viendront conclure son ouvrage.(silence après avis)
Face au dernier, un joli novillo brave sous le fer lors de ses trois rencontre, il ne sut encore
coordonner le haut de son corps avec ses pieds mais surtout ne put contenir l’hachazo violent
final envoyé par le Palmeral. Il écouta une musique d’encouragement mais ne prit jamais le rythme de
l’animal. Il tenta alors les redondos mais parut surpris de ne pas rencontrer l’adhésion du public. Un bajonazo coucha le toro qui mourut en brave et fut logiquement applaudi à l’arrastre. Silence pour le torero
Mario Vilau
Mario Vilau se montra plus à propos lors de son actuacion. Il reçut le premier par des véroniques par le haut pour éviter tout fléchissement de son opposant. Après avoir brindé à l’éleveur, muleta en main il réussit à baisser la main, passes après passes, pour guider un toro ayant tendance à charger museau au vent. Il eut néanmoins du mal à tirer le bras. A gauche ce fut plus compliqué sa muleta étant souvent accrochée. Il salua après un avis malgré 2 pichazos, deux 1/2 et une estocade tendida.
Devant le troisième, il se bagarra comme un chien pour monter un trasteo si ce n’est élégant, réellement efficace. Il sût arracher des séries à droite malgré la violence une fois encore de la charge du Palmeral. Il fut désarmé ce qui eut pour effet d’éteindre la musique mais surtout de le vexer puisqu’il produit là sa meilleure série de la matinée (à gauche) sans tenter de lier mais en égrainant des passes d’une classe certaine. La
suivante fera un peu retomber le soufflé mais une entière en place fit tomber le mouchoir d’une
présidence performante.
La novillada vue par l’objectif de Peio Peyrelongue
Fiche technique
- Orthez. Arènes du Pesqué. Novillos d’El Palmeral pour
- Mario Vilau : salut au tiers (avis) – oreille
- Salvador Herrero : silence (avis) – silence
- 11 piques et une rencontre
- Présidence : Arnaud Imatte
- Le Ganadero et le mayoral ont été invités à saluer
- Le prix Jacques Cathala fut logiquement attribué à Mario Vilau.
- Le prix au meilleur picador resta desierto.
- 1/2 arène
- Ciel gris
François Sourbié
































































