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Mont de Marsan,Victorino: touché, coulé

Mont de Marsan,Victorino: touché, coulé

Ma charmante vosine et moi-même, avons envisagé de jouer à la bataille navale pour tromper l’ennui qui niud gagnait lors de cette dernière course de la Madeleine. Touché, coulé ces deux mots résument aussi ce qu’a été cette Feria et en particulier la corrida de Victiorino Martin. Le lot du fils du sorcier de Galapagar a continué à entraîner par le fond une Madeleine déjà touchée par l’indigence de la plupart des lots de toros et novillos. Il faudra une sacré remise en cause pour renflouer le navire Plumaçon.

Pour ajouter au fracaso du jour, la terna composée de Morenito de Aranda, spécialiste de la passe profilée, Roman, pas très en verve et Juan de Castilla, hors de condition , a contribué à faire couler le navire encore plus vite.

Les toros

On pensait avoir touché le fond avec les Jandilla et les Zacarias Moreno. Les Victorino Martin du jour ont été aussi mauvais, voire même plus que leurs confrères d’origine Domecq. Juste de présentation, tous faibles, voire invalides, ils n’avaient ni bravoure, ni race ni même un peu de genio qui aurait pu pimenter une après-midi aussi insipide qu’un steack au poivre mal assaisonné. Le sobrero de José Cruz a été aussi peu intéressant que les novillos du même fer lidiés samedi matin.

Les toreros

Le premier Victorino lidié est noblote mais n’a pas de forces.  La faena de Morenito de Aranda est aussi fade que le toro.  La mise à mort est laborieuse.  Pitos. Le sobrero de José Cruz est soso et Morenito de Aranda profilé. On s’ennuie., silence après une mise à mort laborieuse.

Le second est noblote et sans moteur.  La faena de Roman est monotone et sans transmission.  L’épée est surtout efficace.  Salut. Ni le cinquième toro, ni Roman ne sont bons. Silence.

Le troisième permettait mieux que la faena marginale proposée par un Juan de Castilla.  En plus le Colombien tue mal, silence. Le dernier est un invalide et De Castilla n’est pas au mieux de sa forme, silence.

La corrida vue par l’objectif de Philippe Latour
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Fiche technique
  • Arènes de Mont de Marsan, dernière corrida de la Madeleine 2026. Cinq toros de Victorino Martin et un sobrero de José Cruz (1er bis lidié en quatrième position).
    • Morenito de Aranda : pitos, sillence (avis).
    • Roman : salut, silence.
    • Juan de Castilla : silence (avis), silence.
  • Quatorze piques, cuadra Bonijol
  • Président : Antoine Capdeville
  • Plus de 9/10ème d’arène
  • Il fait un peu moins chaud
Toro à toro
Numéro 85 Mitco Morenito de Aranda

Le premier est dans le type de l’encaste. Le toro a un problème locomoteur. Mouchoir vert.

Numéro 10 Mosquero Morenito de Aranda

Le cinquième sort pour remplacer le premier.  Il se freine dans la cape de Morenito de Aranda. Mis en suerte au centre, il vient avec alegria à trois reprises mais est peu piqué. Le toro est juste de forces. Après avoir brindé au public, Morenito double  son toro. Il continue à droite.  Le Victorino est court de charge.  Il met la tête en bas mais ne s’emploie pas dans la muleta. Le toro marche plus qu’il ne charge. Morenito reste marginal et  il n’y a pas de transmission. A gauche il ne passe pas plus de choses. Retour à droite le toro s’est éteint et la faena va a menos. Le torero pinche deux fois, un avis sonne. Quatre autres pinchazos et un descabello à toro  vif ont raison du Victorino.  Pitos.

Numéro 89 Buenacara Roman

Le second se défend dans la cape de Roman. Première pique légère mais trasera, le toro ne pousse pas. Il s’emploie un peu plus lors de la seconde rencontre. De Castilla fait un quite brouillon par gaoneras. Salut du banderillero. Roman brinde au public.  Il double sans l’obliger le Victorino puis donne trois bons derechazos. Le toro est noble et humilie mais manque de chispa. A gauche il avance au pas d un festayre fatigué. Retour à droite,  le toro est de plus en plus soso. Tout cela manque cruellement de transmission. Un pinchazo précède une entière caidita et trasera rapide d’effet. Salut.

Numéro  74 Bolsero Juan de Castilla

Le troisième est plus asaltillado. Il joue les mauvais garçons dans la cape de Juan de Castilla. Mal mis en suerte,  il est mal piqué lors de la première rencontre.  Morenito de Aranda fait le travail pour préparer la seconde, le toro sort seul. De Castilla brinde lui aussi au respectable. Début par doblones,  le toro a plus de peps que les précédents. Le torero cite sans se croiser. Il prend rapidement la main gauche.  Le Colombien torée sur le voyage. Les derechazos sont souvent sur le pico. Le toro baisse de rythme.  La faena manque d’intensité,  la faute en incombe aux deux acteurs. Un pinchazo,  une mete y saca, d’autres pinchazos et une demie nous conduisent au premier avis et à la mort du toro. Silence.

Numéro  68 Repique Morenito de Aranda

Le réserve de José Cruz est costaud. Il met en difficulté Morenito de Aranda qui le reçoit puis prend une première pique en poussant sur une corne. Il est peu piqué lors de la seconde rencontre. C’est Morenito de Aranda qui assure la brega au second tercio.  Début de faena à droite, le toro est soso et n’humilie pas. Le torero est lui profilé.  A gauche  ce n’est pas mieux et il facile de comprendre pourquoi la faena manque autant d’intensité. Le final à droite ne relève pas le niveau. Le premier pinchazo est vilain. Un avis sonne. Une demie conclut le pensum. Silence.

Numéro 68 Mochilero Roman

Le cinquième a des airs de La Quinta. Juste de forces,  il se freine dans la cape de Roman. Il prend une première pique sans s’employer. Il est tout aussi discret lors de la seconde et troisième rencontre. Début classique par doblones,  puis le torero continue tout aussi classiquement par des derechazos. Le toro a peu de charge et pas de race. Roman ne se croise pas ce qui n’arrange pas les choses. Le toro s’effondre et le public en a marre. L’épée est en place et efficace.  Silence pour le torero et pitos pour le Victorino.

Numéro  84 Murgoso Juan de Castilla

Le dernier est plus dans le type.  La réception à la cape de Juan de Castilla ne passera pas à la postérité.  Le  toro est invalide et le piquero lui met deux grosses piques.  De Castilla double le toro qui naturellement tombe. A droite comme à gauche,  De Castilla, pas très en forme lui aussi, joue les infirmiers. Le public commence à râler. Et pourtant le torero continue.  On atteint le degré zéro de l’émotion.  Deux pinchazos et un bajonazo concluent la Madeleine 2026. Pitos au toro et silence pour le torero

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