Nîmes, Roca Rey torée et triomphe
Nîmes, Roca Rey torée et triomphe
Roca Rey est sorti des arènes par la Porte des Consuls. Il a coupé deux oreilles à son second toro, un Jandilla noble et encasté, après une faena très dominatrice dans le style qui lui est propre. C’est au dernier, qu’il a été le plus impressionnant. Il a coupé un trophée à l’issue d’un combat chargé d’émotion face un toro de Cortès exigeant au possible. Ce qu’il n’a pas fait à Bayonne à son premier Zacarias Moreno, il l’a fait à ce dernier toro nîmois Après Arles, cette année c’est dans le Sud-est qu’il fallait voir toréer le Péruvien.
Talavante, pas très bien servi par le sorteo , n’a jamais connecté avec le public et en plus il a mal tué.
Des toros, on retiendra l’encasté cinquième (Jandilla) et le très exigeant sixième (Toros de Cortés).
Les toros
Après le retrait des deux toros d’El Freixo jugés par la CTEM et l’empresa comme trop justes de présentation, ce sont trois Victoriano del Rio, deux Jandilla et un toro de Cortès qui ont été lidiés pour la première corrida des Vendanges 2026.
Les trois Victoriano del Rio ont été les moins intéressants du lot. Ils ont été discrets au cheval. Nobles, mais juste de forces, les premier et second sont allés rapidement à menos. Le cinquième a manqué de race et de fond. Le premier Jandilla sorti en troisième position a été noble mais est lui aussi allé à menos. Le second, sorti en quatrième, a été le toro le plus complet de la course. Très encasté, et bien toréé par Roca Rey, il a été honoré d’une vuelta al ruedo.
Le dernier, un Toros de Cortes, physique de toro de Madrid, a été le mieux présenté du lot. Il a pris deux piques avec du poder et une violence certaine. A la muleta, il a demandé les papiers et a eu la chance de rencontrer un matador qui a pu les lui présenter.
Les toreros
Le premier est juste de forces. Sa grande noblesse lui permet de tenir la distance. La faena de Talavante malgré quelques bonnes naturelles manque de transmission. La mise à mort est laborieuse. Silence. Le troisième est plus exigeant. La faena de Talavante est appliquée mais elle ne passe pas la rampe d’autant plus que le toro va à menos. L’estocade est surtout efficace. Silence. Le cinquième est suelto, andarin . Il n’a ni race ni moteur ni charge. Talavante essaie mais il n’y’a pas grand-chose à faire. Mise à mort laborieuse et silence.
Après un bon début le second va à menos. Roca Rey prend le dessus sur son toro rapidement. Les premières séries sont bonnes mais la fin comme le toro va à menos. La mise à mort laisse à désirer. Silence. Le quatrième est très encasté. Il permet à Roca Rey d’être Roca Rey et de couper deux oreilles méritées après une faena dominatrice. La dernière faena de l’après-midi est un combat entre un toro compliqué, exigeant, un vrai manso con casta et un torero qui veut affirmer qu’il est le numéro un. Il s’en dégage une émotion presque « toriste ». Oreille
La corrida vue par l’objectif de Daniel Chicot (à venir).
Fiche technique
- Arènes de Nîmes, première corrida de la Féria des Vendanges 2026, Corrida Carmen. Toros de Jandilla, Victoriano del Rio (1,2, 5) , de Jandilla (3, 6) et de Toros de Cortès (6).
- Alejandro Talavante: silence (avis), silence, division.
- Andres Roca Rey : silence (deux avis), deux oreilles (avis), oreille.
- Sobresaliente: Alvaro de la Calle
- Vuelta au quatrième Vernero de Jandilla.
- Salut de Agustin d’Esoartinas er de Fernando Sanchez au quatrième puis de Francisco Duran et de Fernando Sanchez au sixième.
- Douze piques, cuadra Heyral.
- Présidente : Nicole Lutchmaya.
- 7/10èmes d’arène
- chaleur agréable pour ceux à l’ombre.
Toro à toro
Numéro 122 Cantapajaros Victoriano del Rio Alejandro Talavante
Le premier est léger. Talavante le reçoit avec des véroniques. Jjuste de forces. Il est peu et mal piqué. Il tombe à l’issue du premier tercio. Talavante démarre la faena par des aidées par le haut. A gauche le toro est noble mais manque trop de forces pour transmettre de l’émotion. Le torero de Badajoz insiste sur le pico de la muleta. C’est mieux sur la série suivante à droite. Les presque dernières naturelles sont les meilleures de la faena. Le final par luquesinas ne s’imposait pas,. Après trois pinchazos sonne un premier avis. Un autre pinchazo précède une entière légèrement tombée et concluante. Silence.
Numéro 50 Soleares Victoriano del Rio Andrès Roca Rey
Le second est abanto. Il fait quelques génuflexions dans la cape de Roca Rey. Il est peu mais bien piqué. Début de faena par statuaires, le toro est noble et répète. Roca Rey enchaîne des derechazos. Le toro est vite dominé. Il désarme pourtant le Péruvien à la troisième naturelle. La série suivante est meilleure. Le toro est allé à menos. Roca Rey réduit les terrains et le final porte sur le public. L’épée est entière et tombée. Un premier avis sonne. Elle tarde à faire effet. Un second avis sonne juste avant que le second descabello ne fasse effet. Silence.
Numéro 61 Diezgatos Jandilla Alejandro Talavante
Alejandro Talavante reçoit le troisième par un farol et des véroniques. Le toro est incertain. Il se défend sur une corne lors d’une première pique carioquée. La seconde rencontre est brève mais plus orthodoxe pour les deux acteurs. Début de faena par le haut, le toro est noble avec un peu de piquant. Talavante doit s’employer dés les premières naturelles. La faena est appliquée mais elle transmet peu. Le toro va à menos et devient parado. La dernière série est en trop. L’épée est comme les précédentes entière et légèrement tombée. Elle est toutefois efficace. Silence.
Numéro 44 Verbenero Jandilla Andrès Roca Rey
Le quatrième est bien fait bien que commode de tête. Il ne s’emploie pas complètement dans la cape avant que Roca Rey ne lui donne trois bonnes chicuelinas. Première pique, le toro pousse sur une corne. Il récidive lors de la seconde. Talavante fait un bon quite par saltilleras puis gaoneras. Agustin d’Esoartinas er de Fernando Sanchez Roca Rey brinde au public. Le Péruvien débute par cambiadas et pechos. La connexion avec le public est immédiate. Le toro est noble et encasté.
Les premiers derechazos sont accrochés. Roca Rey baisse la main et commence à dominer le Jandilla. A gauche, il finit par prendre le dessus. La seconde série étouffe un peu l’animal. Retour à droite en donnant plus de distance sur le premier cite. La faena prend une autre dimension. Le toro a rompu et le Péruvien embarque toro et public dans sa muleta. Un avis sonne, L’épée est entière et quasi en place,. Elle suffit. Vuelta du toro et deux oreilles pour le torero.
Numéro 74 Ruiseñor Victoriano del Rio Alejandro Talavante
Le cinquième est burraco. Distrait et abanto, il ne s’emploie pas dans la cape de Talavante. Il prend un puyazo appuyé en poussant et revient de lui-même pour être mal piqué lors de la seconde rencontre. Au second tercio, il est de plus en plus andarin. Talavante brinde au public. Début de faena, le toro est suelto. Talavante le double puis enchaîne à droite. Le Victoriano manque de race et de charge. Le torero s’applique mais la faena transmet encore moins que les précédentes. Il essaie à gauche mais sans grand résultat. Talavante pinche un certain nombre de fois puis met une demie tombée. Le premier descabello est le bon. Division pour le torero et pitos pour le toro.
Numéro 195 Soleares Toros de Cortes Andrès Roca Rey
Le dernier est le mieux présenté de la tarde. Lui aussi est abanto et il arrache la cape de Roca Rey. Il pousse mais sur une corne à la première rencontre. La seconde rencontre est violente mais brève. Le toro est plus exigeant que les précédents. Salut Francisco Duran et de Fernando Sanchez .. Le toro est tout sauf un bonbon. Roca Rey entame la faena par le haut et ne pèse pas sur l’animal. Série suivante toujours par le haut, le Péruvien assujettit le toro. Premier derechazo l’affaire semble réglée. La série suivante est plus compliquée. A gauche, le toro se défend et met en difficulté le Péruvizen.
Roca Rey s’arrime jusqu’à se faire accrocher. Il repart au combat et se joue la vie lors de la dernière série qui se termine par un pecho libérateur.Le torero place une demie alors que sonne le premier avis. L’épée est rapide et le Péruvien coupe l’oreille qui récompense le courage et de la technique d’un grand professionnel.
Thierry Reboul

































































