Reseñas

Séville: Roca Rey à deux doigts de la porte du Prince

A cartel fort, entrée forte! No hay billetes par une journée ensoleillée, Séville possède une aficion sélective. Dans cette corrida de toreros bien plus que de toros, Roca Rey a tiré son épingle du jeu en passant à un rien d’ouvrir la porte du prince, le président lui refusant ce que voulait toute l’arène. Morante a maintenu sa cote d’amour avec sa faena au 4ème. Juan Ortega repart à vide, mal servi par le sorteo.

FICHE TECHNIQUE
  • Real Maestranza de Seville, 10ème corrida de la feria. Lleno de no hay billetes.
  • 6 Toros de Nuñez del Cuvillo ( dont le 2 bis suite au changement du titulaire invalide) de peu de jeu excepté le 3ème.
    • JA Morante de la Puebla silence (avis), oreille
    • Juan Ortega silence, silence
    • Andres Roca Rey 2 oreilles, double vuelta
  • 12 piques
  • salut d’Abraham Neiro et Perico au 5ème, d’Antonio Chacon au 6ème.
Morante ©️Empresa Pages
Roca Rey ©️Empresa Pages
Toro à toro

Un joli Nuñez sort des chiqueros. Morante lui sert un capoteo de style et de goût. Ca sera là l’essentiel à retenir. En effet dans la flanelle, le toro accuse un manque de forces et de classe. La faena va très vite à menos. Silence après avis.

Le 2eme invalide est changé. Le 2 bis se comporte bien sous la pique de JL Palomares qui sort ovationné. La faena débute par des doblones de soie. Ortega torée avec chic mais sans peser sur le Nuñez qui s’arrête très vite au bout de trois séries. L’andalou abrége.

Distrait et coureur, le 3eme finit par se fixer dans le capote de Roca Rey qui décide de l’économiser au contact du groupe équestre. Début spectaculaire mixant statuaires et cambios. Le toro répète et permet à Roca Rey de dérouler sa tauromachie poderosa et circulaire essentiellement à droite dans un ensemble qui va « a mas ». Une demie concluante libère deux oreilles.

Un quite de catégorie par véroniques émerge du début de la pelea du 4ème. Commencée par la passe del cartucho del pescado, la faena continue de belle manière des deux bords. Rythme et temple sont au rendez-vous mais le Ñuñez s’échappe aux planches. Dans la querencia, Morante vole quelques droitières inespérées. L’estocade en arrière fait rapidement tomber le toro. Oreille.

La suavité du capote de Juan Ortega montre que le toro n’a pas un gros moteur.Le toro arrive au dernier tiers éteint, Juan Ortega n’est pas homme à rallumer la flamme dans ce contexte. Silence.

Dès le brindis à ses parents on sent Roca Rey déterminé au dernier.Débuté genoux en terre , le travail du péruvien se heurte à la qualité déclinante du toro. Dans des distances très réduites Roca tente par tous moyens de faire passer un tant soit peu, un bloc de marbre qui plus est donne des coups de tête, jusqu’à la voltereta. L’entière à elle seule pouvait vouloir l’oreille qui ne tombera pas du palco. Double vuelta. Coussins en piste et en conclusion une bronca majuscule pour le président stoique.

2 réflexions sur “Séville: Roca Rey à deux doigts de la porte du Prince

  • Ce soir là tarde manquait de Toros !Morante coupe une oreille avec une épée  » indigne  » d’une Arène de première catégorie….puis le président ne voit pas la Maestranza blanche de mouchoirs pour Roca Rey , Sevilla par moment s’égare.

    • Thierry Wagniart

      Évidemment que une partie de la Plaza est blanche de mouchoirs…mais l’on ne peut donner un trophée d’un animal qui lui était indigné de Séville. Il n’y a pas de faéna car au final de la série d’accueil, le toro était déjà dans le rouge. Les Nuñez Cuvillo ont amorcé une descente dans le néant depuis quelques temporadas. Le président a tenu bon. Elle aurait eu quelle valeur cette porte du Prince si le Président de la course sort le 3ème mouchoir ? On est à Séville…même si les choses changent, il faut quand même du sérieux. Quand à l’oreIlle de Morante…aucune contestation possible avec tout ce qu’il a réalisé auparavant ! et puis si le Morante était un grand Matador épée en main ça se saurait non ?

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