Séville, la faute des toros…..
Séville, la faute des toros
Le nom de la ganaderia de Garcigrande n’a plus sa place sur les affiches des arènes de première ou seconde catégorie. Tous les toros de ce jour ont été sifflés à l’arrastre. Certains avaient plus leur place au Défilé des Boeufs Gras de Bazas que dans une arène.
Faute de toros, Morante a abrégé, Daniel Luque et Borja Jimienez ont essayé en vain.
Le seul moment d’émotion de cette tarde a été l’ovation adressée au banderillero Luis Blazquez qui quittait les ruedos après trente années d’activité au service de nombreux matadors.
Les toros
Pas très lourds mais grassouillets, les Garcigrande ont été inexistants au cheval. Sans forces, ni race ils ont été nullissimes à la muleta. Tous les six ont été sifflés à l’arrastre.
Les toreros
Le premier n’inspire pas Morante de la Puebla. Il ne se passe rien à la cape. A la muleta, l’animal passe deux séries puis s’arrête à la troisième. Cela incite le torero à abréger d’une épée basse. Salut. Assassiné à la pique, le quatrième bis est expédié en quatre passes par Morante. Silence.
Le second manque de bravoure, de race, de fond et de noblesse. Daniel Luque fait ce qu’il peut mais la faena manque d’intensité. Silence. Le cinquième, attiré par les barrières, est noblote. Après deux séries à droite, il s’éteint et la faena malgré les efforts du torero, va à menos L’épée est le meilleur moment de la faena. Salut.
Le troisième n’a même pas deux séries à offrir à Borja Jimenez. La faena est brève. Silence. Le dernier est un invalide que Jimenez expédie d’une entière contraire. Silence.
Fiche technique
- Arènes de Séville, dernier festejo de la San Miguel 2026. Toros de Garcigrande .
- Morante de la Puebla : salut, silence.
- Daniel Luque : silence, salut.
- Borja Jimenez :silence (avis), silence.
- Douze piques. Cuadra Peña et Equigarce.
- Président : Jose Luque Teruel
- Lleno
- 32° à l’heure du paseo.
Toro à toro
Numéro 77 Colorido Morante de la Puebla
Le premier sort abanto. La réception de Morante de la Puebla ne peut être que technique. La mise en suerte pour la première rencontre est compliquée. Mal piqué, le toro prend un premier puyazo appuyé en poussant sur une corne. Le second est un peu plus léger. Début de faena par le haut, Morante enchaîne ensuite par des derechazos. Le toro est noblote. Le torero garde la muleta à mi-hauteur lors de la série suivante. Il prend la main gauche Sur ce piton, le Garcigrande est tardo et ne s’emploie pas dans la muleta. Morante fait la moue et reprend la main droite, l’animal n’avance pas et le torero va chercher l’épée de muerte pour mettre une entière basse. Salut.
Numéro 05 Pastolero Daniel Luque
Le second sort lui aussi abanto. En insistant, passe à passe, Daniel Luque lui sert huit véroniques templées. Le Garcigrande prend un premier puyazo en faisant chanter les étriers avant de sortir seul. Pas de poussée et nouvelle sortie seul, le toro n’est pas brave. Quite de Luque, le bicho ne s’emploie pas. Borja Jimenez a un peu plus de chance en réalisant son quite par chicuelinas. Après un brindis au public, le torero de Gerena commence sa faena en sortant le Garcigrande du terrain des planches puis il le double genoux ployés. L’animal est court de charge.
Luque le torée à mi-hauteur et avec des demi-passes. Il prend ensuite la main gauche, le toro est encore plus court de charge et malgré les efforts du torero la faena ne transmet pas grand-chose. Une série dans les tablas et parallèle à celles-ci, le toro n’a plus de moteur. Il est temps de tuer. L’épée est entière mais nécessite l’usage du descabello.Silence.
Numéro 70 Manajedor Borja Jimenez
Manajedor comme ses deux collègues ne s’emploie pas dans la cape de Borja Jimenez. Il est juste de forces. Il prend deux puyazos en poussant sur une corne. Le torero d’Espartinas brinde lui aussi au public. Il débute la faena par les classiques doblones genoux ployés. Il continue par des derechazos. Le toro se défend plus qu’il ne charge. Derechazos à mi-hauteur, le bicho a les yeux vers les gradins en fin de passe. Jimenez insiste mais le toro manque trop d’entrega pour que l’intensité de la faena puisse monter. Le public s’impatiente car le toro n’avance plus et le torero s’en va prendre les armes tauricides. Jimenez tue d’une entière en avant et basse longue à faire effet et un descabello après avoir entendu un avis. Silence.
Numéro 89 Chelito Morante de la Puebla
Le quatrième est juste de forces et il se désintéresse de la cape de Morante de la Puebla qui lui lance quelques regards incendiaires. Il prend un premier puyazo en se défendant au contact du fer. Il sort seul de la seconde. Le président sort le mouchoir vert . Le toro aurait un problème de vision. Morante évoque souvent cette problématique. Il l’avait déjà fait à son premier. Il avait sûrement raison pour ce Garcigrande.
Numéro 106 Fiero Morante de la Puebla
Le sobrero est lui aussi un Garcigrande. Il est juste de forces mais il met la tête dans la cape de Morante de la Puebla. Pas de mise en suerte, le toro prend un trop fort puyazo en poussant sur une corne. Le peon le laisse repartir au cheval pour une deuxième ration assassine. A la sortie d’un tel tercio, le toro, naturellement pas très solide et deslucido, s’agenouille. Début de faena par doblones en donnant la sortie par le haut. C’est mauvais signe. Morante, qui avait l’épée de verdad à la main, se débarasse de l’animal sans toréer. Pitos au toro, silence pour le torero.
Numéro 08 Lunatico Daniel Luque
Daniel Luque reçoit le cinquième par des chicuelinas. Le toro prend un premier puyazo très bref car venu avec alegria tombe au contact du fer. Il prend une seconde pique en poussant. Luque fait un quite , le toro est noble mais il manque de forces. Borja Jimenez fait lui aussi un quite par delantales. Luque commence sa faena par le haut dans le terrain des planches. Le torero le sort de sa querencia. A droite, il enchaîne par des derechazos en gardant le toro près de lui.
Le Garcigrande toréé ainsi est noble et répète. De retour près des barrières, Luque l’entreprend parallèlement à celle-ci. Il prend la main gauche. Le toro est tardo et charge sans grande envie. Le torero continue par des demi-passes. Une partie du public s’impatiente. Le final trémendiste provoque une division de opiniones sur les gradins. L’estocade est entière et en place. Elle fait effet rapidement. Salut.
Numéro 101 Almacenista Borja Jimenez
Le dernier s’emploie dans la cape de Borja Jimenez. Il est très peu piqué par Tito Sandoval. Le toro n’a pas envie de pousser. La musique joue pour accompagner Luis Blazquez qui faisait sa despedida lors de cette corrida. Le public l’invite à saluer. Jimenez commence la faena par des doblones genoux ployés. Le toro est dans les planches, le torero le cite à mi-distance entre lui et le centre. Au second derechazo, le toro fléchit. Jimenez continue dans les tablas par des demi-passes. Le Garcigrande est noblote mais n’a pas de moteur. Il finit par se coucher en piste. Relevé, le torero doit le garder à mi-hauteur pour l’empêcher de se coucher à nouveau. Essai de naturelles, mais cela n’a aucun intérêt et l’animal tombe à nouveau. Jimenez pinche puis met une entière contraire. Le bovin se couche.
Thierry Reboul, corrida vue sur Canal Sur

Tertulias merci pour vôtre travail toujours pertinent ! Je suis surpris que personne ne relève le manque de classe de Borja qu’i n’a même pas daigné brindé la mort de son second toro à Luis Blazquez ! Il a minablement préféré l’offrir à l’infante Elena. Cela en dit long sur le respect de ces subalternes. Abrazo