Parentis, La Golosina: une première étape
Parentis, La Golosina: une première étape
Les archivistes taurins retiendront que le premier lot complet de la ganaderia La Golosina a été lidiié ce 08 août 2026 à Parentis. L’ensemble des novillos a manqué de moteur et de chispa. Trois sur six ont fait preuve d’un fond de noblesse sur lequel le ganadero pourra travailler.
Alberto Donaire est sorti à hombros après deux faenas où le fuera de cacho a alterné avec l’utilisation du pico. Il n’a pas bien tué mais comme les toros sont rapidement tombé, les oreilles sont elles aussi tombées rapidement à la demande du public.
Mario Vilau a été l’auteur de la seule faena construite et sincère au dernier toro mais il a mal tué. Il est le seul des trois à avoir quelques notions sur la manière de lidier les Santa Coloma.
Ignacio Candelas, transparent tout au long de l’après-midi, est passé sans peine ni gloire.
Les novillos
Pour La Golosina, la novilllada de Parentis était le premier lot complet sorti par la jeune ganaderia. Comme tout élevage débutant, les choses demandent du temps pour se mettre en place. Bien présentés, discrets au cheval, les novillos ont eu des comportements variés. Les second, troisième et cinquième ont manqué de forces et surtout de fond. Les premier, quatrième et sixième ont montré un fond de noblesse, un peu de bravoure au cheval pour le dernier mais il leur manqué à tous les trois beaucoup de moteur et de transmission. Le meilleur a été le quatrième mais il n’est pas tombé sur le meilleur novillero.

Les novilleros
Le premier est noble et sans difficulté. Alberto Donaire construit une faena sur le pico, fade et en dessous du potentiel du Golosina. L’estocade est approximative mais efficace, oreille. Donaire avec son second passe à côté d’un bon novillo. Sa faena sur le voyage porte sur le public. Comme l’épée est efficace bien que n’étant pas en place, les gradins demandent et obtiennent une oreille.
Le second est noblote, il manque de fond et de forces. La faena de Ignacio Candelas est brouillonne du début jusqu’à l’estocade, silence. Toro et torero ont œuvré de concert pour que la seconde faena d’Ignacio Candelas ne transmette rien, silence.
Martin Vilau touche un premier novillo qui manque de fond et de race. Le Catalan aligne des muletazos qui parfois portent sur le public. Conclusion en une épée et deux descabellos. Vuelta. Vilau tue mal son second après ce qui a été la seule vraie faena de la tarde. Vuelta
La novillada vue par l’objectif de Romain Tastet
Fiche technique
- Arènes de Parentis, première corriida de la Féria 2026. Novillos de La Golosina.
- Alberto Donaire : oreille, oreille.
- Ignacio Candelas : silence, silence (avis).
- Mario Vilau : vuelta, vuelta.
- sept piques et un refilon, cuadra Bonijol
- Président: Romain Laborde
- 3/4 d’arène
- il faisait juste un peu plus frais dans les arènes que dehors.
Novillo à novillo
Numéro 108 Cuarteo Alberto Donaire
Le premier est reçu à porta gayola par Alberto Donaire. Le novillero enchaîne par une larga et des véroniques. Le novillo pousse sur une corne lors de l’unique rencontre. Donaire double le Golosina. Il le cite de loin pour une première série à droite. Le novillo est noble mais juste de forces. Une autre sur le même piton, le novillero prend la main gauche pour deux naturelles. Petit intermède à droite puis le torero continue par des naturelles. Le novillero, toujours fuera de cachoi, utilise le bout de la muleta alors que le toro ne demande qu’à passer. L’épée est trasera et tombée et rapide d’effet. Oreille.
Numéro 112 Negrero Ignacio Candelas
Le second est très bien fait. Il chute deux fois dans la cape de Ignacio Candelas. Sans mise en suerte, il prend un gros puyazo carioqué puis un refilon. Après avoir brindé au public, Candelas double le novillo en douceur. Le novillo est très noble mais manque de rythme. Le novillero l’enroule autour de lui ce qui n’empêche pas le novillo de partir vers les planches. Les naturelles de Candelas sont brouillonnes et la faena ne transmet rien. Il est vite temps de conclure. Le novillero se fait accrocher en entrant à matar. Il pinche puis met une entière basse et concluante. Silence.
Numéro 101 Solitario Mario Vilau
Mario Vilau reçoit Solitario à porta gayola. Le novillo lui passe dessus. Il est suelto et juste de forces. Il rencontre le cheval au hasard d’un déplacement en piste mais est peu piqué. Mario Vilau brinde à Juan Bautista. Il double efficacement le novillo. Le Golosina est noble mais juste de forces. Le Catalan l’entreprend à gauche. Le bicho n’humilie pas et est court de charge. A droite en sortie de passe, le novillo part aux planches. Vilau enchaîne des muletazos qui portent sur le public mais qui ne resteront pas dans les mémoires. L’épée est trasera et entière. Deux descabellos sont nécessaires, le novillero s’accorde une vuelta.
Numéro 111 Gorrioncito Alberto Donaire
Le quatrième est dans le type. Il se freine dans la cape d’Alberto Donaire. Bien piqué, il se défend au contact du fer. La seconde rencontre est anecdotique. Brindis au public, Donaire entame les débats par le haut main sur la barrière. Il continue par des pechos aidés genoux ployés. Le novillo est noble. Donaire torée sur le pico un toro qui permet bien mieux. A gauche le Golosina commence, par la faute du torero, à se désintéresser de l’échange. Retour à droite, le toro est supérieur au torero. L’épée est entière, trasera et tombée. Elle est bien entendu efficace. Oreille.
Numéro 102 Melosito Ignacio Candelas
Le cinquième est applaudi à son entrée en piste. Il ne s’emploie pas dans la cape de Ignacio Candelas. Il prend un puyazo léger en se défendant, il n’y aura pas de seconde rencontre. Début de faena par doblones, le novillo manque de moteur.. Il est très vite parado. La lidia approximative de Candelas n’arrange pas les affaires. Le novillero insiste inutilement. Il serait temps d’allumer les lumières sinon le public va s’endormir. La première épée en forme de bajonazo ne relève pas le niveau de la faena. Une mete y saca et une entière basse plus tard , le toro finit par tomber. Silence.
Numéro 110 Almonteno Mario Vilau
Le dernier est quasi toro. Il aborde la cape de Mario Vilau en marchant. Il met un peu les reins lors de l’unique rencontre. Le tercio de banderilles est lamentable. Vilau brinde au public. Il débute sa faena par des derechazos et pechos de rodillas. Le novillo est noble, il lui manque un peu d’énergie. A gauche il faut l’obliger. Le Catalan en tire trois bonnes naturelles. La suite manque de transmission mais ce sont les seuls moments de toreo de l’après-midi. Le novillo finit par s’éteindre. Un peu de tremendisme pour finir et Vilau prend l’épée. Vilau pinche puis met une entière trasera. Vuelta pour les stats.
Thierry Reboul


































































































