A Parentis, à part les brindis……
A Parentis, à part les brindis……
Les deux seuls moments d’émotion de cette seconde novillada parentissoise ont été les brindis de Victor et Ignacio Garibay aux pompiers de Parentis et Biscarosse et à travers eux à tous ceux qui ont combattus les récents incendies en Gironde et dans les Landes.
Pour le reste quand les novillos sont invalides ou sosos (ou bien les deux) , la novillada est sans intérêt et on s’ennuie ferme sur les gradins.
Petite exception, qui n’infirme pas la règle, le second a permis à Victor de couper une oreille.
Martin Morilla n’a pas progressé. Si son premier ne permettait rien, il n’a pas réussi à tirer les quelques muletazos qu’offrait le noblote (en fait soso) quatrième.
Le plus frustré doit être Ignacio Garibay venu remplacer Alvaro Serrano et qui a touché un invalide et un toro sans charge ni race. Dommage car ,dans un tel contexte, le Mexicain a donné la meilleure série de muletazos de la tarde au dernier.
Quelle que soit l’orientation que l’on souhaite donner à une Féria, que ce soit toriste, toreriste ou intermédiaire, il faut qu’il y ait des toros ou novillos en piste. Parentis nous doit un desquite.
Les novillos
Puisqu’il faut commencer par des points positifs, les novillos de José Cruz lidiés à Parentis ce dimanche étaient bien faits (bien que certains aient été commodes de tête). Le second, noble avec un peu de moteur, a été le seul intéressant du lot. Les cinq autres étaient ou bien invalides ou bien sosos. En résumé, ils ont été mauvais . Cela ne doit pas rassurer l’éleveur après son quasi échec de Mont de Marsan.
Les novilleros
Le premier est parado dès les premiers muletazos. Il n’y a guère de faena possible et en plus Martin Morilla tue mal. Le quatrième est noblote mais Martin Morilla n’a pas grand-chose à lui opposer. Et en plus il tue mal. Pitos.
Le second est à la fois noble et violent. Victor construit une faena appliquée et méritoire conclue en deux temps, oreille. Le cinquième est soso et s’éteint vite. La faena va rapidement a menos. Victor insiste inutilement avant de mal tuer, silence.
Ignacio Garibay est torero mais pas infirmier. Le troisième est un invalide dont il n’y a rien à tirer, silence. Le dernier est soso et s’éteint vite. Ignacio Garibay essaie mais là aussi il n’y a rien à faire. En plus le Mexicain tue mal, silence.
La novillada vue à travers l’objectif de Romain Tastet
Fiche technique
- Arènes de Parentis, seconde novillada de la Féria 2026. Novillos de José Cruz.
- Martin Morilla : silence, pitos (deux avis).
- Victor : oreille, silence (avis).
- Ignacio Garibay : silence, silence (avis).
- Six piques et picotazos, cuadra Bonijol.
- Président : Lionel Lohiague
- 3/4 d’arène
- L’orage qui menaçait à fini par éclater au dernier mais heureusement les arènes sont couvertes.
Novillo à novillo
Numéro 21 Delegado Martin Morilla
Le premier est haut et lourd. Il met la tête dans la cape de Martin Morilla. Du centre, il vient pour un puyazo au cours duquel en poussant sur une corne il soulève le cheval. Il tombe et a du mal à se relever, on passe à la suite. Morilla entame les débats par des doblones. Le toro a du mal à rester debout. Il n’a pas de charge et se défend dans la muleta. Le novillero essaie à droite et à gauche mais il n’y a pas grand-chose à faire. La faena va de menos a peor. Morilla insiste inutilement. La première entrée à matar se solde par un quart de lame très en avant, la seconde par un quasi golletazo. Silence pour le torero et pitos pour le novillo.
Numéro 14 Virrey Victor
Le second est lui aussi costaud. Comme le premier, il met la tête dans la cape de Victor. Peu piqué, il poussote sur une corne. Il sort seul et on passe au second tercio. Trois banderilles et on passe au troisième tiers. Victor brinde aux pompiers de Parentis et Biscarosse. Il commence sa faena par des cambiadas. Première série à droite, le toro met la tête. Le novillero s’applique mais ne pèse pas sur le toro. C’est mieux sur la première série à gauche. Retour à droite, la charge de l’animal sur ce piton est plus claire. A gauche c’est moins simple et le novillo commence à chercher les planches. Victor prend l’épée. Pinchazo hondo pour la première entrée à matar, la seconde épée est entière, traserita et légèrement tombée, elle suffit. Oreille pour le torero et palmas au toro.
Numéro 40 Nigerriano Ignacio Garibay
Le troisième est lourd mais commode de tête. Ignacio Garibay le reçoit par de très belles véroniques. Bien mis en suerte, il prend un picotazo dont il sort à genoux. Au second tercio, à charge du novillero le toro montre de plus en plus de signe de faiblesse. Nouveau brindis aux pompiers, le toro chute avant la première passe. Il est invalide. Garibay essaie à mi-hauteur mais le novillo tombe et retombe. Dommage car le Mexicain est motivé et en plus le peu de muletazos qu’il parvient à tirer du novillo sont de qualité.Par contre il n’était peut-être pas nécessaire d’insister autant. Garibay pinche puis met un quart de lame, le toro se couche et est puntillé. Pitos pour le José Cruz et silence pour le torero.
Numéro 61 Rebujino Martin Morilla
Le quatrième est un joli castaño. Il se freine dans la cape de Martin Morilla. Au cheval, il pousse sur une seule corne. Il est bien entendu monopiqué. Morilla double le José Cruz. Le novillo est noblote mais malheureusement juste de forces. Le novillero a du mal à trouver le sitio. A droite comme à gauche la faena est brouillonne et souvent sur le pico. Certes le toro n’est pas exceptionnel mais il y avait mieux à faire avec. Morilla pinche puis met un demie basse. Un avis a sonné. Le toro tarde à tomber. C’est le désastre avec le descabello. Pitos après deux avis.
Numéro 34 Delegado Victor
Le cinquième est plus léger mais plus armé. Il se défend dans la cape de Victor. La pique est simulée. Le second tercio est limité à deux paires. Victor commence sa faena par des statuaires. Le novillo est soso et de peu de charge, A gauche il ne permet que des demi-passes. Victor essaie mais la faena ne transmet rien. Retour à droite, le José Cruz est éteint. Le novillero a tort d’insister. Il pinche plusieurs fois avant de mettre une entière tombée. Un avis sonne. C’est compliqué avec le descabello. Silence.
Numéro 16 Guerrero Ignacio Garibay
Le dernier est suelto et abanto. Il se défend dans la cape d’Ignacio Garibay. Il prend un puyazo appuyé sans pousser. Garibay ne banderille pas. Le Mexicain brinde au respectable. Il commence par doubler le toro. Il enchaîne à gauche, le José Cruz est soso et faible. Garibay essaie à droite et à gauche de bien faire mais le bicho n’avance plus dès la seconde série. Il en tire une bonne série à gauche alors que la tempête fait rage au dehors. Frustré le torero allonge au-delà du nécessaire la faena en y mettant une petite touche de tremendisme. Un pinchazo hondo, un pinchazo hondo, un autre pinchazo puis un autre, un avis, une entière basse, un descabello et on peut enfin rentrer à la maison. Silence
Thierry Reboul
































































