Mont de Marsan, le poignet de Luque.
Mont de Marsan, le poignet de Luque.
Daniel Luque a lui aussi ouvert la Porte Nimeño II après une encerrona entretenue.
Côté toros, la présentation, à l’exception du Parralejo, a été plus que correcte. Aucun n’a été « performant » à la pique. La seule pique poussée a été la première du dernier, un Fuente Ymbro qui est sorti seul de la seconde rencontre. Le Juan Pedro Domecq a été le plus encasté, et le plus intéressant de l’après-midi. Les autres toros ont permis à Luque de s’exprimer mais tous sont allés plus ou moins rapidement à menos.
Sans atteindre le niveau des solos de Bayonne et de Dax, celui de Mont de Marsan a été agréable et le public ne s’est pas ennuyé. Les puristes retiendront la complexité et l’efficacité de la faena face au Juan Pedro Domecq. Ils auront remarqué la capacité du torero à s’adapter à ses opposants. Le point commun à toutes les faenas a été la technicité de Luque et surtout la qualité de son poignet qui lui permet d’être à la fois dominateur et fin torero. Le grand public aura lui retenu l’application, l’envie de bien faire du torero et sa capacité à connecter de façon positive (au contraire de certains autres vus lors des corridas précédentes) avec les spectateurs qui remplissaient ce jour les arènes du Plumaçon.
Résumé de l’encerrona
Le premier Fuente Ymbro est suelto et querencioso. Luque essaie de le toréer sans succès dans les planches,silence.
Le second, un Parralejo, est soso. Luque en joue avec douceur et tue vite, une oreille.,
Le Juan Pedro Domecq est très encasté. Sur la corne droite Luque est vainqueur. Sur la corne gauche, c’est le toro .En tout cas on a vécu un intéressant moment de tauromachie. L’épée est efficace, deux oreilles.
Le Victoriano del Rio est bravito au cheval mais il se décompose très vite. Malgré les efforts du torero, la faena va aussi rapidement à menos,silence.
Le La Quinta est noblote mais n’humilie pas .Il charge sans rythme ni chispa. Luque en tire deux bonnes séries à droite, silence
Le dernier Fuente Ymbro est exigeant. Luque en tire le meilleur partI à droite. A gauche, c’est plus compliqué et moins efficace. L’épée est tombée. Le toro tarde à mourir. Salut après un avis.
L’encerrona vue par l’objectif de Philippe Latour
Fiche technique
- Arènes de Mont de Marsan, quatrième corrida de la Madeleine 2026. Toros dans l’ordre de sortie Fuente Ymbro, Parralejo, Juan Pedro Domecq, Victoriano del Rio, La Quinta, Fuente Ymbro.
- Daniel Luque: silence, oreille, deux oreilles,silence, silence, salut (avis).
- Sobresalientes: Alvaro de la Calle et Miguel Angel Sanchez .
- TQuatorze piques et rencontres, cuadra Bonijol
- Salut de Mathieu Guillon qui a banderillé le troisième avec Daniel Luque. Salut de Angel Otero qui a banderillé le cinquième.
- Président; Franck Lanati
- Lleno
- Le ciel était gris, la température s’est rafraîchie.
Toro à toro
Numéro 58 Molinero. Fuente Ymbro
Le premier est suelto. Il ne s’emploie pas dans la cape de Daniel Luque. Il pousse sur une seule corne lors de la première rencontre. Pour ne pas être en reste, il en fait de même lors de la seconde. Le toro est abanto et le tercio de banderilles est chaotique. Daniel Luque double un Fuente Ymbro qui cherche à s’échapper. C’est compliqué de le garder au centre et dans la muleta. Luque abandonne le milieu du ruedo et essaie de lui imposer quelques muletazos dans les tablas. Le Fuente Ymbro est de plus en plus décomposé le torero abrége. Il pinche puis met une entière trasera et dans le recoin. Silence.
Numéro 48 Maestroeqcuela El Parralejo
Le Parralejo est léger et sort avec une corne gauche escobillée. Il se freine dans la cape de Daniel Luque. Il est peu piqué. Le torero fait un quite par chicuelinas. Début par le haut, le toro est noble. Luque torée en finesse main basse. A gauche, l’animal est moins clair. Le toro devient de plus en plus soso. Ce que fait Luque est bien mais manque de transmission. Il met la petite touche de tremendisme nécessaire pour conclure. L’épée dans le rincon est très efficace. Une oreille et c’est suffisant. Le président avec raison résiste à la pétition.
Numéro 152 Tuerito Juan Pedro Domecq
Le Juan Pedro Domecq est bien armé. Enfin Daniel Luque peut s’exprimer cape en main., Très belle mise en suerte par chicuelinas marchées, le toro est peu piqué car il est juste de forces. Luque prend les palos pour banderiller avec Mathieu Guillon. L’ambiance monte sur les gradins. Début de faena de rodillas, par derechazos et pechos , Luque se fait accrocher. Le toro est noble mais juste de forces. La seconde série de derechazos est excellente. La suivante est plus dominatrice. A gauche, c’est moins bien. Le toro se livre moins sur ce piton. La conclusion à droite est excellente. Les luquesinas portent sur le public. Le dernier pecho est magnifique. L’épée est trasera mais très efficace. Deux oreilles.
Numéro 131 Forajido Victoriano del Rio
Le Victoriano del Rio est très bien présenté. Il est abanto. Daniel Luque a du mal à le fixer. Le palo casse à la première rencontre. Le cavalier tombe de cheval à la seconde. La troisième est la bonne, le toro pousse. Luque double avec efficacité l’animal puis continue par des derechazos à mi-hauteur. A gauche le torero frise la correctionnelle dès la première passe. Retour à droite, le toro commence à s’éteindre et à se décomposer. Luque reprend la main gauche mais le Victoriano ne fonctionne plus. L’épée est entière et tombée. Silence.
Numéro 42 Chamano La Quinta
Le La Quinta est très Saltillo. Il se freine dans la cape de Daniel Luque. Bien piqué le toro ne pousse pas à la première pique. Il s’endort contre le peto lors des deux rencontres suivantes. Angel Otero salue après deux bonnes paires de banderilles. Début de faena par doblones et trincheras, Luque continue à gauche. Le toro est distrait et n’humilie pas. Il charge au pas mexicain Après de bonnes naturelles, le torero parle et enchaîne sur des naturelles dominatrices. Le toro finit les passes la tête dans le public. C’est plus simple à droite. Le toro va rapidement à menos et Luque va chercher l’épée. Il pinche puis met une entière basse. Silence .
Numéro 63 Pardillo Fuente Ymbro
Le sixième, un Fuente Ymbro, est dans le type de la ganaderia. Il charge avec alegria la cape de Daniel Luque. Bien piqué, le toro prend un premier puyazo en mettant les reins. Il sort seul de la seconde rencontre. Luque brinde à Juan Contreras. Le torero commence sa faena par le haut. Le toro est noble mais juste de forces. Luque enchaîne de bons derechazos mais se fait toucher la muleta. La dernière série à droite est excellente. A gauche il ne trouve pas la solution. Luquesinas pour finir puis le torero de Gerena prend l’épée. L’estocade résulte entière mais basse. Elle tarde à faire effet et un avis sonne. Salut
Thierry Reboul































































