Madrid, ô temps suspend ton vol
Madrid, ô temps suspend ton vol
Le ciel madrilène a beaucoup pleuré durant la nuit et une partie de la matinée. Le temps de sécher ses larmes, et avec un soleil timide revenu, Joselito se voyait honorer d’un azulejo lui rendant désormais hommage dans les coursives de Las Ventas. En voyant le maestro, on se prit à rêver quelques instants dans un retour en arrière nostalgique de le voir revêtir le costumes de lumières, s’ajoutant au cartel du jour. La nostalgie n’étant plus ce qu’elle était, le rêve ne pouvait devenir réalité…

Loin de ces considérations, la terna du jour Urdiales, Fortes, Parejo ne manquait pas d’attrait et sous condition que les Alcurrucen retrouvent le temps de cette corrida, leur lustre (actuellement terni) d’antan, nous pourrions oublier les caprices pluvieux de la météo.
L’orage nous est rapidement tombé dessus obligeant la suspension temporaire du spectacle et nonobstant la qualité très discutable des toros a pesé sur ce qui nous a été donné de voir. Nous eussions aimé, que la météo, le temps de la course nous épargne comme elle épargna Joselito lors de sa célèbre encerrona de 1996 sujet qu’il a évoqué en ce matin d’honneur.
La corrida
Alcurrucen
577 kg de poids moyen avec le quinto à 605 kg, les Alcurrucen se sont bien tenus à l’étable pour arriver avec des carcasses bien remplies. Ce n’est d’ailleurs pas parce que l’on arrive avec un sextuple quintal que l’on brille particulièrement en piste. Urdiales eut le lot le plus maniable mais encore fallait-il avoir un expert de la muleta comme l’est ce torero pour en profiter. Le deuxième avait des choses à raconter mais tomba sur un Fortes pas en super forme. Le lot de Parejo était vide.
Côté piques, le quatrième avait de la bravoure mais un manque de puissance qui escamota la deuxième rencontre. Le reste…

Diego Urdiales
Appelé à saluer en souvenir de son triomphe lors de la San Isidro, Urdiales est motivé. Bien plus que son toro qui ne livre qu’à petite dose dans le capote Quelques véroniques et une chicuelina font rugir néanmoins les premiers olés! Le debut de faena au pied du tendido 7 est marqué par des séries gauchères qui soulèvent l’enthousisame. Les derechazos aménent l’orage qui éclate. Les trombes d’eau innondent la piste, les gradins. La faena se terrmine dans le chaos des spectateurs qui partent à l’abri… Urdiales après une épée basse, donnée au second jet, salue et le spectacle est suspendu momentanément.


Le 4ème n’est pas très interessé par les choses de la cape. Par contre, il s’emploie sous le fer mais à la demande du maestro est économisé à la seconde. La faena très bien débutéee genou ployé, va alterner le très bon et le pas mal du tout sauf pour les gentils braillards du tendido 7. L’alcurrucen doit-être stimulé en permanence et la faena ambidextre se fait passe à passe. Quelques placements sont plus aleatoires que d’autres, mais tout se fait avec classe. Médiocre à l’epée. Saluts.


Fortes
Le malagueño entame fort la reprise de la corrida. Les véroniques et la demie de réception nous font oublier l’humidité qui a traversé nos vêtements. Le reste de la lidia est mené tambour-battant. Pour démarrer le dernier tiers, Fortes gagne le centre en passes soyeuses. La série qui suit laisse augurer du meilleur. Lastima, le torero perd le tempor sur la gauche et l’Alcurrucen ne se laisse pas berner facilement. L’intensité baisse. Il faudra des bernardinas de fin d’ouvrage pour que le torero reconnecte avec public et toro. Mise à mort difficile en 2 temps avec course poursuite qui aurait pu mal finir. Silence (avis)


Au 5ème, la pluie s’est remis à tomber mollement. C’est ce que l’on retiendra malheureusement de la prestaion de Fortes. Lourd, cornu mais vide.. le toro n’a pas de jus et les essais muleterils sont vains et peu jnspirés. Laide demie de conclusion. Silence.


Cristian Parejo
Un toro bien fait, court de pattes lui échoit. Peu de choses se passe au premier tiers, sinon deux piques mal données. Un quite d’Urdiales laisse penser qu’il y a un possible avec l’animal. Malheureusement malgré les efforts de Parejo qui donne de la distance, l’Alcurrucen n’a pas le fond pour durer. Il ne donne pas grand chose sinon des volteretas. Gros soleil sans conséquence dès la prise de la main droite. Bis repetitae à l’estocade pour le chiclanero qui s’est engagé derrière son épée. Spectaculaire miracle.. Saluts pour la volonté.


Le dernier est très laid. Ensellé, tête basse. Etonnant qu’il ait passé sans coup ferrir le reconocimiento. il est corrigé à la pique en deux puyas fortement dosées. Son moral ne s’en trouve pas amélioré.. et il est à la hauteur de son physique. Parejo n’a rien pour briller un petit peu pas mème des miettes. La mort est laborieuse. Le toro est arrêté, les pinchazos s’enchaînent (5), les descabellos aussi (4) et la moitié d’arène encore présente (il y eut un vrai exode à la mort du 5ème) pouvait aller se sécher.


Fiche Technique
- Madrid, 2° festejo de l’abono de la Feria de Otoño. Toros de Alcurrucen pour
- Diego Urdiales : saluts, saluts (avis)
- Fortes : silence, silence
- Christian Parejo : saluts, silence (avis)
- 12 piques, cuadra Equigarce
- Président : J.Antonio Rodriguez San Roman
- Public : il y a du monde mais la revente n’a pas fait fortune
- Météo : nuages capricieux et gouttes de pluie allant de tempêtueuse à pasbtrès vaillante
- Le festejo a éte interrompu 20 mn à la mort du 1er à cause d’un orage violent.
