Dax, non piquées. Ruben Vara et Israël Guirao finalistes.
Dax, non piquées. Ruben Vara et Israël Guirao finalistes.
Le concours des non piquées dacquois est un des temps forts de la Féria. Comme d’habitude, les gradins sont bien remplis avec un public très familial.
Ruben Vara et Israël Guirao se sont qualifiés pour la finale qui aura lieu demain matin. Les deux novilleros étaient les favoris et leur qualification ne souffre aucune contestation.
Manuel Leon, Bombita et Manuel Dominguez n’ont pas démérité mais étaient un ton en dessous des deux vainqueurs du jour.
La finale s’annonce intéressante avec deux novilleros expérimentés aux styles opposés.
Les erales
Les erales (quatre El Toreo et un La Cercada) correctement présentés, manquant souvent de forces et parfois de fond, ont quand même permis aux toreros de s’exprimer.
Les novilleros
Manuel Leon est un torero appliqué. Sa faena l’est aussi mais manque un peu de transmission. La conclusion est plus approximative. Salut.
Bombita est vert et son eral était violent. Le torero n’a jamais trouvé la solution avant de tuer mal mais vite, salut.
Israël Guirao construit une faena appliquée mais manquant de poder face à un eral manquant de race, oreille.
Manuel Dominguez a fait beaucoup d’efforts mais sort novillo ne permet rien. L’épée est vilaine, salut.
Ruben Vara coupe deux oreilles après une bonne faena qui a porté sur le public et le novillo. L’épée est très efficace. Le novillero qui connecte très facilement avec le public est sortie en triomphe à l’issue de la novillada.
Fiche technique
- Arènes de Dax, Concours des novilladas non piquées 2026 phase de qualification. Erales de El Torero et de La Cercada (5ème).
- Manuel Leon : salut.
- Bombita : salut (avis)
- Israël Guirao : oreille
- Manuel Dominguez : silence.
- Ruben Vara : deux oreilles.
- Président: Guillaume Carrère
- Une demi arène
- Même à 10h il fait chaud.
Eral à eral
Manuel Leon
Manuel Leon reçoit le premier à porta gayola. L’eral bien présenté est suelto. Manuel Leon et Bombita lancent la compétition des quites. Le novillero brinde à Éric Darrière puis il commence sa faena par des pechos de rodillas. Le novillo est noble mais manque de forces. La première série à droite est brouillonne. Sur la seconde Manuel Léon trouve le sitio et la faena gagne en intensité. A gauche le toro se livre moins. La seconde série est meilleure mais la tauromachie de l’élève de Badajoz est un peu froide. Le torero insiste trop et la faena va a menos. Le final trémendiste porte sur le public. Le novillero pinche puis met une entière tombée suffisante. Salut



Bombita
Le second est juste de forces mais s’emploie dans la cape de Bombita. Israël Guirao fait un bon quite par gaoneras, Bombita répond par des chicuelinas brouillonnes. Après avoir brindé au public, le torero entame les débats par des doblones genoux ployés. Le novillo se défend dans la muleta d’autant plus que Le novillero lui donne peu de distance. Après un premier cite de loin, il étouffe à nouveau le El Torero à gauche. Retour à droite, la muleta est à nouveau accrochée. Plus la faena dure plus elle va a menos. Un avis sonne avant que le torero place une entière tombée et de travers. Elle suffit. Salut.



Israël Guirao
Le troisième est superbe. Israël Guirao le reçoit par des véroniques de rodillas puis de pie. Manuel Dominguez se fait désarmer en faisant un quite. La réponse de Guirao est tout aussi brouillonne. Le Sévillan entame les débats par des cambiadas au centre du ruedo. La première série à droite est accrochée. La seconde se passe mieux. Le novillo met la tête mais envoie un hachazo en fin de passe aussi bien à droite qu’à gauche. Guirao donne des passes mais ne résoud pas le problème. Toro et faena vont à menos. Un peu de tremendisme pour finir puis le torero donne quelques bernadinas. Puis il met une demie en avant et tombée après avoir pinché. Une oreille



Manuel Dominguez
Le quatrième est très bien présenté lui aussi. Il fait une vuelta de campana puis tente de sauter après avoir échappé à la cape de Manuel Dominguez. Ruben Vara fait un quite spectaculaire et applaudi. Dominguez répond par des tafalleras. Dominguez commence sa faena par des pechos, le bicho est faible. Noble, il permet une bonne série à droite. Puis il va à menos. A gauche, sa charge est raccourcie. Malgré les efforts du novillero, le El Torero s’éteint. Dominguez pinche avant de mettre un bajonazo. Silence.



Ruben Vara
Ruben Vara reçoit le dernier, un La Cercada, à porta gayola puis par deux largas. Le novillo est très costaud. Il est abanto. Le novillero finit par prendre le dessus. Ovation debout après un tercio de banderilles spectaculaire. Vara brinde au public. Il cite de loin pour une bonne série de derechazos de rodillas. Le toro est noble mais manque de chispa.La série suivante déclenche la musique. Il enchaîne sur de bonnes naturelles. Final trémendiste puis Vara conclut par des joselillas. Il s’engage pour une belle entière légèrement tombée. Deux oreilles.



Ruben Vara vu par l’objectif d’Alain Garres (CorridaTV)
Texte Thierry Reboul, photos Philippe Latour,vidéo Alain Garres (Corrida TV)
