Béziers, rejon: C ‘est qui le patron?
Béziers, rejon: C ‘est qui le patron?
Résumé
Ce sera difficile de les partager, les deux étant sortis par la grande porte mais on doit reconnaître que Léa a été la cavalière qui a déclenché la course, extraordinaire devant « Ojeado » son premier toro et qui portait bien son nom et à qui elle coupe deux oreilles et cela ne s’invente pas quand le suivant qui s’appelle« Seguidor » sort pour Ventura , celui-ci est obligé de mettre les pendules à l’heure et on a droit à une démonstration inimaginable pour nous qui parfois avons des difficultés avec notre voiture pour faire un creneau de voir ce qu’un cavalier peut demander à un cheval devant un toro. Ces gens et là, je
joins les deux cavaliers tant Léa Vicens que Diego Ventura sont extraordinaires devant un toro et même leurs chevaux doivent les aduler !
Tierry Girard
Ventura, un récital au troisième
Diego Ventura a livré un véritable récital face au troisième, un toro qui, comme plusieurs de ses congénères, s’est montré limité dans ses charges. Le cavalier a d’emblée mis le public debout avec des Hermosinas, avant de faire monter progressivement l’intensité au fil des banderilles.
Quiebros, pirouettes et banderilles au violon se sont succédé dans une prestation particulièrement spectaculaire. Après un rejón de muerte porté à moitié, Ventura a dû mettre pied à terre pour descabeller. Malgré cela, l’enthousiasme des tendidos lui a valu les deux oreilles.
Face à son premier Bohórquez, noble mais manquant d’engagement, Ventura avait déjà su capter l’attention du public grâce à une prestation précise et efficace. Une mise à mort réussie lui avait permis de couper une oreille.
Avec le cinquième, le cavalier portugais a de nouveau connecté avec les tendidos, notamment grâce à plusieurs banderilles spectaculaires. Mais son échec à l’heure de tuer a privé cette prestation d’une récompense. Silence.
Lea Vicens, technique et maîtrise
Lea Vicens a dû composer avec un deuxième toro qui s’est rapidement arrêté. La cavalière française a alors fait parler sa doma classique, sa précision et sa technique, parvenant à dépasser les difficultés de son adversaire.
Elle a notamment réussi à poser les banderilles dans des terrains très réduits, pour le plus grand plaisir du public. Un rejón de muerte fulminant a conclu cette prestation et déclenché l’enthousiasme des arènes : deux oreilles.
Face au sixième, un autre Bohórquez limité dans ses charges, Lea Vicens a fait preuve de patience et de métier. À force de technique et de persévérance, elle a fini par convaincre les tendidos avant de conclure par une estocade efficace. Une oreille.
Son passage face au quatrième, lui aussi peu employé, avait été plus compliqué. La cavalière a néanmoins tout tenté pour maintenir l’intérêt de la faena. Silence après avis.
La corrida vue par l’objectif de Elsa Vielzeuf
Fiche technique
- Arènes de Béziers, corrida de rejoneo de la Féria 2026 . Toros de Bohorquez.
- Diego ventura : une oreille, deux oreilles, salut.
- Lea Vicens: deux oreilles, salut, oreille
- Arènes quasi pleines
- Public enchanté ravi. Aficionados rêveurs…



























