ROCA REY RÉVEILLE BEZIERS !
ROCA REY RÉVEILLE BEZIERS !
Après un début de féria qui hier a laissé atone l’aficion présente, est arrivée une matinée de sin caballos où les quatre produits de Roland Durand ont fait l’unanimité avec surtout un quatrième becerro que l’éleveur doit déjà regretter. Alors , on attendait le cartelazo de l’après midi avec envie. Je pense que le public n’a pas été déçu, j’ai du mal à en parler à sa place car j’oficiai au palco mais après les tertulias improvisées de sortie d’arènes je pense que oui.
Les toros
Les six toros de Garcia Jimenez (un était d’Olga) ont montré un certain atavisme dans le comportement en se montrant tous tardos, querenciosos et sans promptitude dans les deux premiers tiers. Ensuite la classe des maestro a parlé et les a convaincus de coopérer un peu plus, de montrer aussi qu’on est d ‘abord un toro de combat, et de charger la muleta de diverses façons mais en faisant chaque fois vibrer les gradins.
Les toreros
Roca Rey
Le péruvien Roca Rey nous a sorti toute sa technique tout le pouvoir dont il dispose devant un toro et a conquis tout Béziers en huit minutes et vingt huit secondes avec « Asirio » son premier toro et le troisième de la tarde N° 165 toro negro agé de cinq ans et demi. Après deux belles paires de Viruta et Fernando Sanchez, la faena est impressionnante par la façon dont ce toro plein de défauts se métamorphose jusqu’à devenir un grand toro qui fait tomber deux oreilles du palco.
Au sixième un manso perdido faisant n’importe quoi dans les deux premiers tiers dont celui de la pique où il a été épique, Roca nous sort le même scénario, transforme ce toro en toro de combat assidu, et lui met une espada magnifique mais qui n’arrivera pas à le faire tomber rapidement, « Discreido » était venu pour semer le désordre et à tenu de longues minutes avec son épée dans le dos avant de tomber, les deux autres oreilles possibles se sont transformées en applaudissements chaleureux après deux avis.
Emilio de Justo
Emilio de Justo lui aussi transforme le premier de la tarde et le rend toréable après des séries méritoires mais tue mal palmas. A son second on a longtemps cru que le bonheur était dans le ruedo mais Almendrito est allé a menos. la lidia n’a pas été terrible toujours à cause d’Almendrito. Malgré une épée magnifique le palco est resté impavide et a refusé la deuxième oreille.
Juan Ortega
Juan Ortega n’a pas été servi comme on sert les artistes dans les films d’hollywood ou d’ailleurs. Beaucoup enganché à la muleta sur son premier et pas mieux au second. Il sera gratifié de palmas aux deux, sans plus.
Belle et intéressante tarde de toros
La corrida vue par l’objectif d’Elsa Vielzeuf
Fiche technique
- Arènes de Béziers, seconde corrida de la Féria 2026. Toros de Hermanos García Jiménez et Olga Jiménez (6ème)
- Emilio de Justo en bleu ciel et or : Palmas et une oreille avec forte pétition de la deuxième.
- Juan Ortega en vert amande et or : Palmas et Palmas
- Roca Rey en rouge basque et or : Deux oreilles et salut (deux avis), grande porte.
- Le lot entier est allé au cheval allègrement pour deux piques et même trois au second de Juan Ortega. 13 piques, cuadra Heyral.
- Présidence de Claude San Nicolas, Bernard Abiad et Tierry Girard
- Chaleur caniculaire
Tierry Girard



































