Saint-Sever, triomphe pour Julio Martin
Saint-Sever, triomphe pour Julio Martin
La Peña Jeune Aficion de Saint-Sever clôture traditionnellement sa semaine taurine et culturelle par une novillada sans picador. Cette édition était la première pour les deux jeunes co-présidents Clément et Hugo. Pour l’occasion, les erales du Vieux Sulauze revenaient en terres saint-séverines après leurs prestations remarquées il y a trois ans.
Les erales
Correctement présenté, l’envoi du Vieux Sulauze a surtout valu par son troisième exemplaire, un bel eral qui a montré un moral constant tout au long de sa pelea. Allègre dans sa charge il a offert des deux bords des options de succès à son torero. Il est dommage que le 4ème se soit abîmé en piste et n’a pu être toréé qu’à mi-hauteur. Le tambour-major manquait de chispa. Le 2ème de l’envoi, gazapon et à la charge collante n’a pas fait passer un bon moment au torero en charge de le lidier.

Le déroulé de la novillada
Blas Marquez
Le 1er novillo bien présenté ne se livre pas dans le capote de Marquez et donne quelques signes de faiblesse des antérieurs. Brindis à tous. L’eral manque de chispa. Marquez va mettre du temps à trouver le rythme et la hauteur de muleta nécessaire pour lier ses séries. Longtemps droitière fut la faena, c’est pourtant à gauche que les passes seront les meilleures. L’ouvrage est long mais transmet peu. Il se termine par une entière de côté. Le torero s’octroie pour son compte une vuelta plus que tiède.


Hugo Masiá
L’eral se livre plus du côté gauche au capote. Le côté droit est plus brouillon. Masiá réchauffe l’atmosphère en plantant les banderilles. Débutée à genoux, la faena ne va jamais vraiment décoller. La charge de l’eral est collante et la bête se retourne vite. Masia essaie absolument de servir des séries plutôt droitières sans essayer de régler pour commencer le problème que lui pose la charge du Fano. L’ensemble est brouillon et le novillero est en difficulté. Les difficultés vont se confirmer à l’épée. L’entière est précédée de multiples essais. Deux descabellos. Silence.


Óscar Campos
Le 3éme, un bel exemplaire, a une charge allègre. Un peu distrait, il finit par se laisser embarquer dans le capote de Campos par véroniques et un joli quite en delantales de Julio Martin. Le Fano va garder son alegria tout au long de la faena. La tauromachie de Campos est plus vibrante que profonde et dominatrice. Le novillo offre ses deux cornes à la muleta du jeune novillero qui semble encore un peu vert pour pleinement profiter de l’embestida. Une entière contraire plus deux descabellos en finissent avec le bon eral. Oreille pour le torero, ovation méritée pour le pupille du Vieux Sulauze.


Julio Martín
Le 4ème, un castaño haut de tête, se fait mal dans une veronique. L’eral va avoir du mal a s’en remettre. Il est nécessaire de garder la muleta en hauteur. Des gestes de classe émergent d’une faena où Jules se précipite un peu en voulant abolument lier les séries. Au regard de la condition de l’eral, il aurait gagné à construire sa faena en des séries de passe à passe. Le public est embarqué par ce que propose le torero de Meilhan. Conclusion d’une entière en place et efficace, les deux oreilles tombent


Fiche Technique
- Saint-Sever. Erales du Vieux Sulauze pour
- Blas Marquez : vuelta
- Hugo Masiá : silence (avis)
- Óscar Campos : oreille
- Julio Martín : 2 oreilles
- Président :Gérard Aizpurua
- Public : 350 personnes
- Météo : temps d’octobre, soleil d’automne
Texte et photos de Phiippe Latour.

