Nimes Marco Perez vraiment seul contre six
Marco Perez a été loin de démériter tout au long de ce périlleux exercice qu’est une encerrona. Il a eu la malchance d’être très mal servi par des toros sans chispa ni entrega. Nimes Marco Perez vraiment été seul contre six
Il a essayé tout au long de la matinée de donner de l’intensité et du reliief à ses faenas mais les six toros ont fonctionné en basse tension. il était difficile au stade de sa carrière de faire plus dans ce contexte.
Au delà de l’envie du jeune torero, on retiendra la qualité de sa lidia,y compris au premier tiers, et surtout les cinq très belles estocades qui lui ont permis de tuer les cinq derniers toros.
Résumé
Le toro de El Freixo manque de fond et se défend en fin de passe. Perez coupe une oreille après une faena appliquée mais conclue par une demie tombée.
Le second a le tempérament d’un Santiago Domecq mais pas la force de l’exprimer. La faena sans transmission est conclue par une épée efficace. Silence.
Le Juan Pedro Domecq est noblote et il faut la patience et l’abnégation du jeune torero pour lui donner trois bonnes séries en fin de faena. Une oreille après une bonne estocade.
Le Pages-Mailhan manque de fond. Il finit dans le terrain des planches où Perez le tue avec efficacité. Silence
C’est encore grâce à une belle estocade que Marco Perez coupe une oreille après avoir bataillé pour arracher des muletazos à un El Pilar de peu de fond.
Nouveau grand coup d’épée après une faena longue au cours de laquelle Marco Perez a tout tenté pour donner de la vibration à sa faena malgré un Jandila qui manquait de transmission
Les toros
Si le ohysique a été hétérogène avec deux toros anovillados (Pagès-Mailhan et Jandilla) et quatre autres plus sériéux de présentation, le comportement des six bichos lidiés lors de cet encerrona a été d’une grande homogéneité. Tous étaient noblotes mais soient par manque de race ou de forces ou de race, ils n’ont jamais permis au torero de s’exprimer totalement. Tous ont été très peu piqués malgré des mises en suerte soignées.
La corrida vue par l’objectif de Daniel Chicot
Fiche technique
- Arènes de Nîmes, encerrona de Marco Perez, toros dans l’ordre de sortie de El Freixo, Santiago Domecq, Juan Pedro Domecq, Pagès-Mailhan, El Pilar et Jandilla.
- Marco Perez, unique matador: oreille, silence, oreille (avis), silence (avis), oreille (avis), deux oreilles (avis).
- Sobresalientes: Alvaro de la Calle et Miguel Angel Sanchez
- Douze piques, cuadra Heyral
- Présidence: Gérard Quittard
- 7000 personnes environ
- chaleur quasi estivale
Toro à toro
Numéro 21 Laureado El Freixo
Laureado ouvre l’encerrona. Il sort abanto. Il se freine dans la cape de Marco Perez. Bien mis en suerte il se défend sans pousser lors de la première rencontre et est peu piqué lors de la seconde. Le torero fait un quite par chicuelinas, le toro est sur la réserve. Brindée au public, la faena commence par des doblones classiques. Perez enchaîne par des derechazos, le El Freixo donne un coup de tête en fin de passe. Le torero baisse la main et contrôle mieux la charge. Deux séries plus tard,l’animal se défend un peu plus. Perez doit rebaisser la main. Le bicho est allé à menos. La demi épée tombée est efficace. Oreille
Numéro 62 Jaramago Santiago Domecq
Le Santi est dans le type de la ganaderia. Il sort abanto et montre rapidement des signes de faiblesse. Il a un fond de bravoure mais pas la force de l’assumer. Début de faena par le haut, première série à droite, le bicho est noble mais sa faiblesse est trop hanicapante .A gauche le torero le préserve. La faena à mi-hauteur manque de transmission. Le bicho a de moins en moins de charge. Un pinchazo précède une entière efficace. Silence.
Numéro 90 Aconchado Juan Pedro Domecq
Le troisième est un joli jabonero claro. Il s’emploie sans conviction dans la cape. Mis en suerte par chicuelinas marchées, il est peu piqué. Début de faena par derechazos de rodillas, le torero se relève et continue sur ce piton. droite Le JPD manque de charge. Malgré les efforts du torero la faena ne démarre pas. Avec abnégation, Perez arrache deux bonnes séries à gauche puis à droite. L’épée est portée avec engagement. Un avis sonne. Elle est suffisante. Oreille
Numéro 3 Becadito Pages-Mailhan
Marco Perez reçoit le quatrième de rodillas puis par véroniques et chicuelinas. Bien mis en suerte, il vient avec alegria au cheval mais est très peu piqué. Perez fait un bon quite par delantales et tafalleras.il prend ensuite les palos. Le tercio réveille le public. Brindis décidé au public, la faena débute par des cambiadas. Le toro est noble mais court de charge. Il est un peu juste de forces. Il n’a pas plus de chispa à gauche. Comme depuis le début Marco Perez s’applique. essaie de mettre un peu d’animation dans la faena mais l’ensemble manque de transmission. Le bicho part aux planches en fin de faena. Un avis sonne. Toro collé aux tablas, Perez pinche puis met une bonne entière suffisante. Silence.
Numéro 66 Lirillo El Pilar
Marco Perez attend le El Pilar à porta gayola. Il doit aguanter un toro qui sort au pas. Le toro s’emploie à contre cœur dans la cape. Il pousse sur une corne à la première rencontre. Mis en suerte par Alvaro de la Calle, il est peu piqué lors de la seconde. Marco entame les débats avec des aidées par le haut. Le El Pilar est court de charge et soso. Le jeune torero lui arrache une série à droite. Le torero veut bien faire les choses mais le toro ne transmet pas. Il opte pour une tauromachie plus spectaculaire afin de mettre de l’intensité à son ouvrage. Même les luquesinas ne portent pas sur le public. L’épée, portée quand sonne l’avis, est contraire et efficace. Oreille.
Numéro 92 Boquiflojo Jandilla
Nouvelle Porta Gayola, Marco Perez reçoit le Jandilla à la porte du toril. Il doit aussi l’aguanter. Le toro, bien mis en suerte, prend un premier picotazo. Le torero met le piquero à la présidence pour une arrancada aussi belle que la rencontre est brève. Après un bon quite par saltilleras et gaoneras, on passe à un second tercio rondement mené. Brindée a Juan Bautista, la faena commence par des derechazos de rodillas. Le toro se défend en fin de passe. Le torero sort le grand jeu mais le toro n’aide pas le torero qu’il le cite sur le piton droit ou le gauche. Le torero arrive à lui arracher quelques bons muletazos puis malgré ses efforts la faena va à menos. Un avis sonne puis nouvelle très belle épée efficace. Deux oreilles
Thierry Reboul































































À une époque , Zocato avait qualifié les toros de Marca-ssins pour la même encerona d’Ojeda , discréditant l’ensemble de sa « geste ».
Là ça passe crème , pour ce gamin sorti de son cocon doré qu’on nous vend comme une pépite .
Aucun n’a eu de parcours aussi protégé que lui .
Même Manzanares fils a du s’y filer au début en dehors des circuits protégés.
Personne , je pense au chroniqueur sabre au clair de Calejon , toujours prompt à defourailler à la moindre injustice de classe ou de race , pour évoquer cette anomalie taurina . La proximité avec l’empressa montoise ?
bien dit!!!
Il n’a pas démérité, il a été très mal servi…(dixit Tertulia) Ben heureusement ! Il a coupé quand meme 5 oreilles ( !!) a des « toros » qu’il avait lui même choisis .Qu’aurait ce été s’ils etaient sortis avec de la caste,du moteur,de la force….Combien d’oreilles ? Pobre de Nimes !