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Arzacq: finir la saison sur une bonne note

Arzacq: finir la saison sur une bonne note.

Le premier et le dernier paseo de la temporada 2026 ont eu lieu à Arzacq. Le club taurin local a « donné la main » à Henri Tilhet et à Esprit du Sud 40 pour l’organisation d’une journée des tauromachies. Celle-ci s’est conclue par un festival intéressant où élévages et toreros français (Lamelas a été adopté depuis de nombreuses années par le Sud-ouest) se sont mis à l’honneur.

Les aficionados gascons ont rendez-vous ce dimanche à Magescq et le 15 novembre à Rion des Landes pour deux fiestas camperas. Ensuite ils pourront hiberner.

Le Résumé

Mathieu Guillon et Dorian Canton ont été les triomphateurs du festival organisé par Esprit du Sud 40 et Henri Tilhet à Arzacq. Le premier a toréé avec classe et suavité un novillo très noble. Le second a construit une faena intelligente et adaptée qui lui a permis de faire aller à mas un novillo qui semblait ne pas pouvoir permettre la dernière série de très grande qualité qui a conclu sa prestation.

Alberto Lamelas semble attirer les toros compliqués. Il a fallu tout le métier et le courage du torero madrilène pour maîtriser et éviter les mauvaises intenttions de son adversaire du jour.

Solal et Yon Lamothe ont construit deux faenas intéressantes malgré le manque de transmission de leurs novillos. Il ont eu du mal à conclure avec les aciers.

Léo Pallatier et Julio Martin n’ont pas démérité face de très bons erales de La Espera mais tous les deux ont eu, eux aussi, du mal à conclure avec les aciers.

Les toros

Des cinq novillos de Jalabert , on retiendra l’excellent second. Noble et encasté il a permis à Mathieu Guillon de réaliser une excellente faena. Le troisième avait de la noblesse, du fond mais manquait de forces. La lidia de Dorian Canton a permis d’oublier le défaut et de révéler les deux qualités. Le premier novillo a été le bad-boy du lot. Compliqué et vite avisé, il a donné du fil à retordre à son torero. Les deux autres ont été nobles mais ont manqué de transmission.

Le premier eral de La Espera très noble a été sous-exploité par son torero. Le second noble et très encasté avec beaucoup de moteur a fini par déborder son opposant malgré une faena méritoire et appliquée.

Les toreros
Alberto Lamelas Ganaderia Jalabert

Alberto Lamelas reçoit le premier par des largas de rodillas puis des véroniques dans lesquelles le toro s’emploie. Le novillo bouscule le torero en fin de quite donné à l’issue de l’unique rencontre avec la cavalerie. Lamelas commence par une série de doblones. Le toro a tendance à coller sur les deux pitones. A gauche, il se retourne vite. A droite il est à peine plus aisé. Le madrilène construit appliquée et autoritaire adaptée à un novillo de plus en plus désagréable. La première entrée à matar se solde par un pinchazo hondo et la seconde par une entière basse. Une oreille.

Mathieu Guillon Ganaderia Jalabert

Mathieu Guillon reçoit le second par des bonnes véroniques. Bien piqué, le novillo ne s’emploie pas lors de ses deux rencontres avec la cavalerie. Mathieu Guillon partage avec Solal le second tercio. Les deux toreros sont ovationnés. Début de faena à droite, le landais enchaîne par une série sincère et efficace sur le piton droit. Le novillo est noble et permet à El Monteño de lier des muletazos de qualité sur les deux pitones. La dernière série à droite est excellente. Les luquesinas finales portent sur le public. L’épée entière et caidita est efficace.  Deux oreilles méritées, palmas au toro.

Dorian Canton Ganaderia Jalabert

Le troisième ne s’emploie pas dans la cape de Dorian Canton. Il est juste de forces. Il veut pousser lors de son unique rencontre avec la cavalerie mais ses moyens physiques limite ses envies. Début de faena par le haut, le toro est aussi noble qu’il est faible. En douceur et avec intelligence, le Béarnais enchaîne deux bonnes séries à droite. Les premières naturelles sont excellentes. Le novillo a récupéré de l’énergie. La faena va à mas. Dorian Canton peut même se permettre de baisser la main avant d’entrer à matar pour une entière qui suffit. Deux oreilles.

Yon Lamothe Ganaderia Jalabert

Le quatrième est bien reçu par Yon Lamothe. Le novillo ne s’emploie pas au cheval. Début de faena par le haut main sur la talanqjuère. Yon continue à droite,  le novillo est noble. Le torero construit une faena appliquée, sincère avec de très bons passages sur les deux cornes. C’est très bien toréé mais il manque un peu de transmission. Yon Lamothe pinche avant de mettre une entière traserita et concluante. Oreille.

Solal Ganaderia Jalabert

Solal reçoit le cinquième avec élégance. Le novillo ne s’emploie pas au cheval lors de ses deux rencontres malgré une belle arrancada lors de la seconde. Le nimois est ovationné après avoir posé trois bonnes paires de banderilles.  Après avoir brindé au public et à Henri Tilhet il entame sa faena par des derechazos cités à mi-distance. Le novillo est noble mais un peu court de charge. A gauche le novillo se retient un peu plus.  Retour à droite,  il a raccourci sa charge. Toro et faena vont à menos. Solal pinche à plusieurs reprises avant de placer une entière trasera mais concluante. Oreille, vuelta pour le novillo discutable. Le second lui la méritait.

Léo Pallatier Ganaderia La Espera

Léo Pallatier reçoit le premier La Espera par une larga et des véroniques templées.  Le torero fait l’effort de banderiller. Début de faena par derechazos de rodillas,  le toro tombe.  Le novillo est noble et permet au jeune torero d’ instrumenter une bonne première série sur chaque piton. La suite de la faena est appliquée et méritoire mais en dessous du potentiel du bicho. Le final trémendiste porte sur le public.  L’épée est légèrement tombée, elle ne suffit pas. C’est compliqué avec le descabello. Vuelta

Julio Martin Ganaderia La Espera

Julio Martin reçoit le dernier par des largas et des véroniques. il commence sa faena de rodillas.  Le toro est exigeant.  La seconde série de naturelles est meilleure que la première. A droite le novillo va à mas. La faena n’en est que meilleure quand le novillero baisse la main. A gauche il se fait déborder. Julio Martin pinche puis met une demie basse et ne suffit pas. C’est compliqué avec le descabello. Salut

Thierry Reboul

Le festival vu par l’objectif de Romain Sintas
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Fiche technique
  • Arènes d’Arzacq, festival. 5 novillos de Jalabert et 2 erales de La Espera.
    • Alberto Lamelas : oreille.
    • Mathieu Guillon : deux oreilles.
    • Dorian Canton: deux oreilles.
    • Yon Lamothe : oreille.
    • Solal: oreille.
    • Léo Pallatier : vuelta.
    • Julio Martin : salut.
  • Sept piques, cuadra Bonijol.
  • Vuelta du cinquième novillo de Jalabert.
  • Tous les toreros ont brindé à Henri Tilhet et Pierre Lesparre organisateurs du festival.
  • Président: JC Dabadie.
  • Demi-arène
  • Météo automnale , heureusement les arènes sont couvertes.

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