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Valdemorillo, alternative de Garcia Pulido

De cette corrida, l’histoire retiendra seulement que Guillermo Garcia Pulido a pris l’alternative à Valdemorillo.

Correctement présentés pour une arène de troisième, les toros d’Alcurrucen ont été inexistants au premier tiers. Au troisième ils ont manqué de race et souvent de caste.

Superficiel face à son premier, Miguel Angel Perera s’est plus investi à son second. Sa faena appliquée et élégante lui a permis de couper une oreille.

Mal servi par le sorteo, Paco Ureña a fait ce qu’il a pu à son premier et en a trop fait à son second. Dans les deux cas, il a mal tué.

Guillermo Garcia Pulido a coupé une oreille à son toro d’alternative. Sa faena encisimiste a porté sur le public « dominical » qui remplissait au trois quarts les arènes. Encore vert et parfois dépassé, il a séché au sixième, le toro le plus sérieux de présentation de la tarde.

Fiche Technique
  • Arènes de Valdemorillo, dernière corrida de la Féria 2024. Six toros de Alcurrucen, bien présentés, juste de bravoure et quelconques au troisième.
    • Miguel Angel Perera : salut aux medios, oreille
    • Paco Ureña : silence (un avis), silence (un avis)
    • Guillermo Garcia Pulido (alternative) : oreille , ovation de sympathie (un avis)
  • Pas grand-chose à retenir des premiers tiers
  • Saluts des banderilleros Agustin de Espartinas au troisième, Daniel Duarte au quatrième
  • Poids des toros : 500, 520, 515,505, 510, 525 kg
  • Trois quarts d’arène
Toro à toro
Incordioso, N°43, 10/19, castaño chorreado. Guillermo Garcia Pulido

Correct de présentation, l’Alcurrucen est toréé et lidié sur le voyage.  Guillermo Garcia Pulido subit plus qu’il ne commande. Le toro fuit la muleta et cherche les tablas d’entrée de jeu. Garcia Pulido reçoit les trastos de Perera. Trois séries droitières appliquées bien que données sur le voyage portent sur le public. La quatrième, est du même tonneau mais plus serrée.

De la main gauche, c’est mieux et davantage croisé. Dans une nouvelle série à gauche, trop encimiste, le nouveau matador étouffe le toro. Passe des fleurs, redondos par le dos, le dernier est compromis et le torero doit faire passer le Nuñez par devant en risquant la cogida. Cela plait au public. L’épée est entière mais trop en arrière et sur le côté. Très rapide, elle déclenche une pétition plus bruyante que blanche. Un oreille largement suffisante pour Garcia Pulido et palmas pour le toro.

Socarron,N°109, 01/19, negro. Miguel Angel Perrera

Lourd, trapu le second est d’une présentation supérieure à ce qu’on attend dans une arène de troisième catégorie. Abanto, il est accueilli au centre par Miguel Angel Perera qui le toréé avec facilité et aisance sans toutefois se surpasser. Mise en suerte bâclée, l’Alcurrucen, lâché à 20 m, prend un puyazito anodin. Perera tarde à le fixer pour un quite par chicuelinas. Le toro part seul les planches après la première passe. Trois de plus et un remate accéléré par rebolera terminent le premier tercio.

Avec la flanelle, précautionneux, distant, usant du pico, il verse loin de lui Socarron. Plus rapide que croisé l’extremeño fait défiler l’animal sous les applaudissements du public « dominical ». Désaxé par sa faute, il ne transmet que peu d’émotion. A gauche, c’est comme à droite et le torero finit par se faire accrocher. Pourtant la faena sans grand engagement, ni transmission porte sur le public. Perera se fait désarmer une troisième fois. Un pinchazo prudent, une entière légèrement de côté, le torero salue au médio, l’ovation est timide. Pour l’arrastre quelques quolibets fusent.

Notario, N°39, 10/18, berrendo castaño , Paco Ureña

Magnifique de présentation et de trapio, spectaculaire de robe, Notario se campe au centre du ruedo et attend. Il ne s’emploie pas dans la cape de Paco Ureña. Manso en diable, avec quatre encontronazos sur les deux chevaux alternativement, Ureña insiste pour le faire piquer et sauve la face du ganadero. Au second tercio, le berrendo coupe le terrain. Après un passage à faux, la suite du tercio est plus risquée qu’académique. Agustin de Espartinas salue.

Sérieux et appliqué, Paco Ureña a enfilé le bleu de chauffe. Il faut lidier efficacement et il le fait. Une longue série de demi-naturelles et d’ébauches de passes non finalisées sans jamais perdre de vue la tête attestent de son opiniâtreté. Un pinchazo et trois quarts de lame en bonne place ont du mal à en terminer avec Notario. Un premier avis sonne. Trois descabellos sont nécessaires. Sifflets pour l’arrastre et silence pour le torero.

Zamorano, N° 125, 12/19, colorado Miguel Angel Perrera

Présenté pour une plaza de première, le liston sort seul de la cape de Miguel Angel Perera. L’extremeño le reprend par des delantales suaves et gracieux applaudis par le public. Après un quite par tafalleras et gaoneras, le tercio de piques est insignifiant. Le tercio de banderilles n’est pas exceptionnel même si Daniel Duarte doit saluer. Perera débute au centre du ruedo par une cambiada spectaculaire suivie de deux séries de derechazos lents et templés.

C’est du très bon Miguel Perera qui suit ce début. Dans les tercios, toujours à droite, enfin convaincu,  le torero distille une faena harmonieuse et légère . Le long des planches par des naturelles appliquées tout d’abord et par redondos pour continuer il tisse une bonne faena. Il conclut par des luquesinas. L’entière desprendida est portée lentement certes mais avec précaution. Le toro tombe au premier descabello. L’ovation est de plus en plus grande et une oreille est accordée à Perera. Le toro est applaudi à l’arrastre . C’est dimanche et on a oublié le premier tiers.

Zambombero, N°110, 02/19, negro, Paco Ureña

Lourd, il met les reins quand Paco Ureña le torée avec son capote. Le torero doit déchanter par la suite. Lors de la rencontre avec le groupe équestre , tout le monde va au sol mais c’est plus par la force et le poids du toro que par sa bravoure. Un quite par gaoneras n’apporte pas grand-chose de plus au crédit du toro. 8 passages sont nécessaires pour 4 palos mal posés et placés, c’est dire la qualité du second tercio.

Le toro est certes manso mais Paco Ureña rétablit la situation par le bas entre les deux lignes blanches. Mais cela ne durera pas. Comme on pouvait le craindre et malgré la musique, la suite est plus laborieuse. Fastidieux et trop souvent accroché, Ureña n’en finit pas d’une faena sans intérêt. Un premier pinchazo sans s’engager, deux autres en suivant . Le toro finit par tomber au douzième descabello. Entre temps un avis avait sonné. Sifflets à l’arrastre et silence pour le torero.

Burlon, N° 121, 09/18, negro. Guillermo Garcia Pulido

Loud et puissant, armé, le dernier est sérieux. Lui aussi se tanque au centre de la piste et attend la suite des évènements. Il finit par s’en prendre à un pigeon, locataire des lieux, ce qui déclenchent les rires du public. La prestation du nouveau matador avec la cape est à oublier. La mise en suerte au cheval est laborieuse. Le public râle mais le picador le calme en mettant un bon puyazito bien administré.  Au second tiers, c’est tragique, quatre palos en quatre passages.

A droite, le matador aligne les mauvais derechazos jusqu’à se faire prendre longuement et vilainement. Assis sur la corne, le Torricantano est projeté et cherché au sol sans mal. Le costume « bleu écume de mer » est salement souillé de rouge. Le public, acquis à sa cause, le soutient malgré le manque de savoir-faire. Les lendemains risquent d’être durs pour lui. Pinchazo dans le haut du toro, le nouveau matador doit poursuivre le toro pour le tuer à ’encuentro d’un bajonazo. Un matador de plus, encore bien trop vert et aujourd’hui parfois dépassé. Ovation de sympathie et sifflets à l’arrastre.

ERREGE

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