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Fourques : belle affluence pour l’ouverture de la temporada du Sud-Est

Fourques ouverture de la temporada

Cette novillada sans picador devait clôturer la saison 2025, la dermatose nodulaire contagieuse en a fait le lancement de la saison 2026 dans le Sud-Est. Le public a répondu largement présent et le quasi-plein récompense les efforts de l’organisation.

Résumé
Les erales

Quatre ganaderias locales ont fourni le bétail du jour. L’élevage de Pagès-Mailhan fête ses 25 ans d’existence et reçoit un bel hommage en début de course. Les pensionnaires de Pagès-Mailhan et Colombo sont supérieurs, le représentant de La Suerte est faible et celui de Barcelo se blesse après une forte vuelta de campana.

Les toreros            

Le Sévillan Javier Torres a du sang torero qui coule dans ses veines. Il est l’arrière-arrière-petit-fils de Manuel Torres, benjamin de la fratrie des « Bombita », toreros de la charnière entre le 19ème et le 20ème siècle. Manuel est le moins connu des trois frères, le plus célèbre est Ricardo Torres « Bombita II » dont la competencia avec Machaquito, 3ème calife cordouan est restée dans les mémoires.

Le Marseillais Mathias Sauvaire n’est lui l’héritier de personne mais il est très attendu. Il se présente à Fourques auréolé d’une excellente temporada 2025. Il a triomphé dans le Sud-Ouest à Hagetmau et dans le Sud-Est à Bouillargues. Aujourd’hui élève de l’Ecole Taurine El Yiyo de Madrid, sa motivation est évidente.

La novillada vue par l’objectif de Philippe Gil Mir (https://flic.kr/s/aHBqjCLEV9)
Fourques 28-02-2026 vespertina
Fiche Technique
  • Fourques. Novillada sans picador. Erales de La Suerte, Colombo, Pagès-Mailhan et Barcelo.
    • Javier Torres « Bombita » (azur et or) :  Silence – Oreille
    • Mathias Sauvaire « Matias » (outremer et argent) : Salut – Vuelta
  • Président : Père Jacques Teissier
  • Javier Torres remporte le 3ème trophée Javier Cortes et le trophée Gard Cévenne Camargue
  • Plein apparent
  • Soleil printanier
Eral à eral
Eral de La Suerte – « Bombita »

Le jabonero qui ouvre plaza, montre d’emblée des signes de faiblesse. Cette faiblesse lui confère une charge courte et des retours dangereux. L’Andalou lui sert une faena essentiellement gauchère mais qui ne décollera jamais, en raison des nombreuses génuflexions de son adversaire. Entière en arrière, échec du puntillero. Silence aux deux protagonistes.

Eral de Colombo – « Matias »

Le premier opposant du Français est un castaño imposant qui s’est, hélas, abimé les cornes lors du débarquement. C’est un animal dont la caste vive nous rappelle ses origines Santa Coloma. Matias est en difficulté aux banderilles. Il se fait soulever sans gravité lors de la première paire et ne parvient pas à poser les deux suivantes. Ces quatre banderilles manqueront pour la suite de la lidia, le toro gardant une charge violente, difficile à canaliser. Le jeune Provençal s’arrime et enchaine les passes avec comme point culminant deux excellentes séries de naturelles. Elles seront le point d’orgue de l’après-midi. En fin de faena, Matias subit une nouvelle voltereta par inattention. Mauvaise épée provoquant une hémoptysie. Salut et applaudissement à la dépouille.

Eral de Pagès-Mailhan – Bombita 

Le castaño oscuro, presque tostado, passant en 3ème position est applaudi à son entrée. Lui aussi est encasté mais il manque de force. La charge est claire et vibrante sur les deux cornes. Après brindis au conclave, Bombita va exploiter la bonne embestida du bicho, connectant avec le public. Le toreo est parfois donné sur le passage. Les aidées par le haut de fin de faena sont allurées. Épée entière tombée. Oreille et applaudissements à l’arrastre.

Eral de Barcelo – Matias

Le second adversaire de Matias est un joli castaño, bociblanco harmonieux. Hélas, dès les premières passes de capote, l’erale effectue une lourde vuelta de campana de laquelle il sort blessé aux antérieurs. Dès lors, impossible de bâtir quoique ce soit car l’animal se retrouvant sur le flanc à la sortie de chaque série. Quel dommage, la charge est franche. Le Français fait contre fortune bon cœur et parvient tout de même à lui servir une faena d’infirmier. Belle entière en place, longue d’effet. Un avis. Vuelta.

Chaque torero aura eu un toro pour s’exprimer. Même si Javier Torres, entrainé par Victor Puerto, semble plus aguerri par une expérience supérieure à celle du Français, il n’en demeure pas moins que Matias n’a pas démérité et qu’on attend avec impatience ses prestations de Arles et Saint Martin de Crau.

Olivier Castelnau


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