Juger une estocade: exécution, position et inclinaison
Juger une estocade: exécution, position et inclinaison
Aujourd’hui une partie du public, comme décrit dans notre article sur le sujet, considère l’estocade comme un mal nécessaire. Pour beaucoup le vite fait prend le dessus sur le bien fait. Qu’importe la technique pourvu que le toro tombe rapidement.
Pourtant la mort du toro reste ce qui fait la particularité de la corrida. La prise de risque, la sincérité et le respect du toro jusque dans la manière de tuer font la différence entre un matador et un tueur d’abattoir.
Pour juger une estocade, trois critères s’imposent à l’aficionado. Dans l’ordre chronologique, c’est la manière d’entrer à matar et de réaliser avec sincérité le geste de tuer. La seconde est la position de l’épée et le troisième son efficacité.
Pour être objectif dans ce jugement il convient de faire quelques rappels (et apports) sur la technique de l’estocade et sur l’anatomie du toro.
La technique de l’estocade
Les différentes manières d’estoquer
La coutume est de dire qu’il existe trois manières de réaliser la suerte suprème, à recibir, à volapié et à la rencontre. En fait il en existe quatre.
Les estocades de bases
La première est dite au recibir c’est le toro qui vient vers le torero qui ne bouge pas. Elle nécéssite que le toro ait de la charge et que celle-ci soit franche en fin de faena.
La seconde est appelée estocade à la rencontre toro et torero font chacun une partie du chemin.
Ces deux modes d’estocade, et surtout le recibir, sont difficiles à réaliser car le toro bouge ce qui complique le fait de mettre l’épée au bon endroit.
La troisième est connue sous le nom de volapié, c’est le torero qui va vers le toro. C’est la forme d’estocade la plus courante car elle est la plus adaptée au toro moderne qui très souvent va « a menos » au fur et à mesure que la faena se déroule. A l’origine, elle a été créée pour tuer des toros mansos ou arrêté. Dans ce cas le toro est placé dos à sa querencia pour limiter la possibilité qu’il ne charge au moment de l’entrée à matar. Le problème, c’est qu’après avoir mis l’épée, le torero se retrouve entre le toro et sa querencia.
Le volapié moderne : l’estocada arrancada
Aujourd’hui sauf avec des toros complètement arrêtés, les matadors utilisent une variante du volapié que Christian Lesur dans son excellent « Cours de Tauromachie » nomme estocade arracanda. Au contraire du « pur volapié », le toro est face à sa querencia, le torero provoque une charge très courte au moment de tuer puis comme pour le volapié, il avance vers le toro. A l’issue de l’estocade il se retrouve en dehors de la trajectoire de l’animal vers sa querencia (celle qu’il a eu lors de la faena). La charge doit rester courte pour faciliter le geste du matador.

Le placement du toro au moment de l’estocade.
On peut tuer le toro :
Dans les tercios (entre les planches et le premier tiers de la piste)
Deux mises en suerte possibles
- La suerte naturelle appelée ainsi parce que torero et toro à l’issue de la suerte sont dans leurs terrains naturels à savoir le centre pour le toro et les planches pour l’homme. Le toro a les planches à sa droite au moment où le matador entre à matar.
- La suerte contraire, toro et matador inversent leur position . Elle est utile pour des toros qui ont marqué une attirance pour les planches.
- Deux variantes existent :
- De dentro a fuera, le toro est tête vers les planches et le matador entre celui-ci et les barrières. On l’utilise pour des toros très peu mobiles et qui ont pris querencia dans les planches.
- En terrains changés Même causes, mais les positions des deux acteurs s’inversent par rapport à la précédente.

Dans les tablas
Cette mise en suerte, très risquée, est utilisée quand le toro est dans les planches et ne veut pas en sortir. Elle est d’autant plus compliquée à réaliser quand le toro est perpendiculaire aux tablas ou bien collé à celle-ci par le flanc droit.
Au centre
Elle est rare et a une allure certaine quand elle conclut une grande faena à un grand toro dans ce terrain du centre (celui des toros braves). Le toro au centre du ruedo n’a aucun appui et un éventuel quite en cas de problème est forcément plus long à venir.
La position du torero et du toro
Pendant l’estocade le toro devra avoir la tête basse. Le torero ne doit pas se croiser pour que la charge soit rectiligne. Il se place face au toro du côté de la corne droite. La muleta est proposée dans l’axe de l’animal . Le matador l’a fait glisser au ras du sol, entre les sabots.
Le toro devra être fixe, ce qui pourra amener le torero à le changer de terrain . Cela nécessite le silence et l’absence de mouvement dans le callejon et également sur les gradins. Il devra avoir les pattes qui forment un rectangle, et surtout les pattes avant sur une même ligne. Une patte avancée comme pour les sprinters dans les starting blocks le toro risque de démarrer de manière anticipée.

Il devra avoir les pieds avant d’une part et arrière d’autre part proches ce qui permet de découvrir la zone où pénètre l’épée. Dans le cas contraire, c’est le pinchazo quasi assuré. Certains toros ont tendance à remuer leur arrière train ce qui contribue à fermer le passage de l’épée. Le matador devra attendre une acalmie de ce qui est une sorte de tic pour entrer à matar.
Avant la rencontre le toro devra avoir la tête haute. Il la baissera au moment de la rencontre. Sa charge devra être rectiligne.
Le mouvement du torero
Au début, le matador doit être le plus près possible tout en gardant une distance de sécurité ne serait-ce que pour éviter une charge non maîtrisée.
La main droite doit être « en joue » le coude à hauteur de l’épaule et le poignet ouvert à 45° pour accompagner la courbure de l’épée.
En esquivant la corne droite du toro, mécaniquement la main tourne et l’épée se retrouve à l’horizontale.

La main gauche a un rôle essentiel. Les anciens disent que c’est elle qui tue. Elle fixe la tête du toro le plus bas possible ce qui permet de placer l’épée et de passer la corne droite.

Anatomie du toro
L’épée pour être efficace doit après avoir éviter plusieurs obstacles doit rentrer dans la cage thoracique et sectionner une grosse artère ou veine.
Le trajet de l’épée est bien entendu fortement influencé par l’inclinaison de la lame qui pour être optimale doit être comprise entre 30° et 60°.

Très rarement, très plate, elle passe entre la 7ème et 8ème traversant le diaphragme, touchant le foie ou l’estomac et ne provoque alors qu’une très légère hémorragie.
Dans la majorité des cas l’épée passe entre la 5ème et la 6ème côte. Plus verticale elle passe entre la 4ème et la 5ème côte. Plus plate elle va passer entre la 6ème et la 7ème.
La cage thoracique du toro
Pour comprendre ce qui se passe au moment de l’estocade, il est intéressant de faire un peu de leçon de choses. Lors de l’estocade, l’épée rentre dans la cage thoracique du toro. Dans cette région se trouve les organes essentiels pour la respiration et la circulation sanguine.
On y trouve deux poumons. Le droit est volumineux, le gauche l’est beaucoup moins.
La cage thoracique, sur le plan vertical , se divise en deux parties. Entre ces deux parties existe un espace appelé mediastin . On y trouve le cœur et tous les gros vaisseaux qui partent ou aboutissent au cœur.
Le cœur est à gauche et profond . Sa base se situe aux deux tiers de la hauteur entre le garrot et les sangles.
Un réseau dense de gros vaisseaux partent du cœur et sont facilement atteignables par la lame. Sur la face droite se fixe l’arrivée de la veine cave caudale et celle de la veine cave crâniale. A gauche on trouve sur l’avant l’artère pulmonaire et l’aorte. En arrière de celles-ci sont les grosses veines pulmonaires.
Dans la partie du mediastin dorsale on trouve l’œsophage, la trachée, le tronc brachiocéphalique et la veine crâniale.
On retrouve à l’entrée de la poitrine tous ces organes. A l’étage supérieur on trouve la trachée et l’œsophage (un organe volumineux).

A l’étage inférieur on trouve les artères axillaires, le tronc bicarotidien et le confluent des veines jugulaires.

En fonction de sa zone d’entrée et l’inclinaison de sa trajectoire l’épée va rencontrer l’un ou l’autre de ces organes. Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas le cœur qui est visé car sa position dans la cage thoracique le rend quasi impossible à atteindre. Ne sont pas non plus concernées l’aorte postérieure que protègent la colonne vertébrale, ni les aorte et veine cave antérieures.
Position de l’épée et effet de l’estocade
L’épée rentre sur le côté droit du toro qui est le plus proche du torero au moment d’entrer à matar. Elle doit pénétrer au niveau de ce que les aficionados appellent la croix . Cette zone est située à l’intersection de la droite qui suit la colonne vertébrale et de celle passant par les omoplates (ou palerons). (voir cschéma ci-dessous)

L’épée rentre au niveau de la colonne vertébrale et doit ensuite éviter celle-ci en déviant en restant en partie centrale de la cage thoracique. .
L’hémorragie est très violente quand l’épée touche la veine cave postérieure, l’artère. Si la lésion concerne les veines pulmonaires, la mort est plus longue à survenir.
Profondeur de l’estocade et efficacité

A l’endroit où doit pénétrer l’épée, vertèbres et apophyses vertébrales font de 28 à 34 cm. Une énorme masse de chair et une peau épaisse complète l’ensemble. Donc pour pénétrer dans la cage thoracique, l’épée doit être enfoncée le plus possible dans le corps du toro. Si l’épée est courte, l’épée ne pénètre pas dans la zone adéquate ou elle ne fait qu’effleurer le haut du poumon . C’est insuffisant pour être mortel mais peut parfois obliger le toro à se coucher.

Le point d’entrée de l’estocade, sincérité et effets
L’estocade dans la croix
C’est l’endroit qui combine sincérité de l’exécution et efficacité. Le passage est étroit comme le montre le schéma ci-dessous.
Si elle passe à droite (la gauche du torero) du rachis, c’est bon .
Du bon côté , l’estocade est quasiment toujours mortelle. Sous un angle de 45°, elle prend la direction du lobe cardiaque ou de la scissure postérieur du poumon droit. Elle finit par toucher la veine cave caudale.
Plus en avant, elle touche la crosse de l’aorte.

L’estocade contraire
A gauche (la droite du torero), l’estocade est contraire. Comme le matador sort du côté droit du toro, il pousse son épée vers l’extérieur. Si l’épée est contraire elle laisse en avant le cœur, et de côté l’aorte. Elle peut toucher légèrement le poumon ou ne rien toucher du tout si elle fait tout son trajet en dehors de la cage thoracique.
Certains diront que Nimeño II, tueur efficace, tuait souvent et vite d’une épée contraire. Pour y parvenir il fallait pousser l’épée très droit sans chercher à se protéger en partant sur la gauche. Dans ce cas l’estocade peut toucher l’aorte au niveau de sa crosse d’où une mort très rapide.
Estocade en avant
Une épée en avant se traduit souvent par un pinchazo car elle bute sur une vertèbre cervicale.
Si elles pénètrent elles sont le plus fréquemment courte et verticale. Elle peut toucher la jugulaire droite mais est rarement mortelle.
Une première variante tout aussi peu efficace est l’estocade dans le cou, pescuecera.
Seconde variante, qui elle provoque la paralysie du toro et bien entendu sa chute : le pinchazo descordando. L’épée s’engage entre les apophyses épineuses des 6ème et 7ème vertèbres et sectionne, comme le fait le descabello, la moelle épinière.
Estocade en arrière
On considère en arrière une estocade qui entre au-delà du 5ème espace intercostal postérieur. Cette estocade est un peu une loterie. Elle laisse en avant la plupart des gros vaisseaux sanguins mais elle peut touché la veine cave caudale. L’épée peut également toucher le poumon soit directement ou bien lors des manœuvres, pas toujours conformes au règlement, réalisées par les peones pour accélérer la chute du toro. Elle peut donc s’accompagner (ou non ) de rejet de sang.
L’estocade tombée (caida)
Plus horizontale l’épée rentre légèrement en contrebas de la croix, en avant ou en arrière , dans le haut de l’épaule. Elle est souvent rapide à faire effet car elle permet d’atteindre le poumon et la veine caudale provoquant une forte hémorragie. C’est ce qu’on appelle une estocade habile ou dans le rincon d’Ordoñez. Elle peut-être due à la maladresse du torero ou volontaire de sa part.
Estocades basses
On en distingue deux sortes toutes les deux aussi criticables l’une que l’autre.
Le bajonazo
Le coup d’épée est en avant dans la base du cou. L’épée rentre en avant de la première côte et non dans le garrot. Elle penètre à mi-hauteur de la cage thoracique, plein poumon. Elle sectionne la veine caudale et les grosses bronches provoquant un jet important et continu de sang noir.
Le golletazo
Le coup d’épée est encore plus bas et plus en avant que le bajonazo. Il sectionne les artères carotides et la trachée provoquant par la bouche, les naseaux, le point d’entrée de l’estocade d’abondantes giclées saccadées de sang rouge.
Comment meurt le toro
Dans la quasi-totalité des cas, c’est la puntilla qui tue ou du moins abrège l’agonie du toro. Donc on va plutôt s’intéresser à ce qui provoque l’effondrement du toro le livrant aux mains du puntillero.
L’épée va provoquer une hémorragie interne, c’est elle qui va faire se coucher le toro. Elle peut être due soit à l’ouverture des vaisseaux du thorax ou bien à la déchirure des vaisseaux des poumons.

L’hémorragie pulmonaire est très fréquente parce que le lobe droit du poumon est très volumineux. Soit la lame transperce ce dernier, soit les mouvements de la lame après l’estocade le déchirent. En général le poumon est très souvent lésé mais si seul celui-ci est touché l’agonie serait extrêmement longue. Donc pour que le toro tombe, il faut absolument qu’un gros vaisseau soit touché.
Dans le cas de rupture des gros vaisseaux, la mort est extrêmement rapide. Si, et c’est le cas de l’estocade idéale par son entrée et son inclinaison, la veine cave caudale est la seule touchée l’agonie est plus longue, le toro étant secoué par des spasmes et soubresauts.
Si la probabilité de toucher le cœur est quasiment nulle, l’hémorragie interne peut générer la montée de la pression dans le péricarde et provoquer un arrêt du cœur.
L’estocade basse, le bajonazo, le golletazo génèrent des rejets de sang parfois très violents mais il est possible qu’une estocade correcte touche les bronches et grosses bronchioles et alors le toro se met à vomir du sang.
En tout cas toutes les hémorragies provoquent une perte importante de globules rouges diminuant l’oxygénation des tissus, une accumulation de gaz carbonique et une asphyxie de l’animal qui va se coucher.
Comment juger une estocade
Une estocade se juge à son point d’entrée et à la sincérité de l’entrée à matar

Le point d’entrée
L’analyse physiologique du toro et les conséquences de l’estocade montre qu’il n’y a pas de lien systématique entre la qualité, la sincérité du coup d’épée et la rapidité de la mort.
Un vilain bajonazo, tout comme une bonne épée qui touchera au passage un gros vaisseau aura un effet rapide. Dans le premier cas, le toro vomit. Dans le second ses membres sont pris de tremblements, il tombe lourdement , tente de se relever puis s’affale définitivement.
Une épée bien placée peut provoquer une mort lente parce seule la veine cave caudale est touchée. Le toro mettra du temps avant de tomber, d’autant plus que le matador tardera à descabeller. Il ne faut pas confondre le fait que l’animal tarde à tomber avec le fait que sa bravoure le fasse lutter contre le fait de tomber au sol. Si le toro reste le long des planches, les soubresauts et le fait qu’il tarde à chuter sont les conséquences d’une asphyxie lente. S’il se tourne et se dirige vers le centre de la piste, se raidit pour résister on peut lui accorder un crédit de grande bravoure.
De plus une bonne épée peut provoquer une hémorragie nasale ou buccale.
Exécution et sincérité
Juger la sincérité et la qualité technique de l’entrée à matar est chose complexe. Tio Pepe disait avec raison que le meilleur moyen de voir une entrée à matar est de fixer la corne droite du toro. Ainsi on voit l’engagement du torero, son utilisation loyale de la muleta et les extraños du toro qui pourraient expliquer que le résultat ne soit pas à la hauteur de ses intentions.
Une fois l’épée en place, il faut regarder sa position. Dans la croix tout est parfait. En arrière on peut évoquer la maladresse. Tombée, basse, dans le cou et en avant, la probabilité que l’estocade soit tout sauf sincère est quasi de 100%. On peut excuser une estocade « habile » quand les circonstances l’obligent. On ne peut pas accepter une estocade « non sincère ».

En aucun cas, une telle conclusion ne peut permettre de couper une oreille. Si, en appliquant le règlement, la pétition majoritaire (et elle doit plus que très majoritaire) oblige le palco à sortir un mouchoir, le président ne doit en aucun cas sortir le second.
L’inclinaison de la lame est compliquée à évaluer surtout lorsqu’on au dernier rang des gradins. On peut en avoir une idée en voyant l’épée ressortir ou être retirée. Une épée plate ou verticale est souvent la conséquence d’une maladresse ou d’un hasard malheureux.
Cela confirme qu’une estocade se juge par son exécution, le point d’entrée de la lame et son inclinaison. Ce qui se passe après est bien trop trompeur et ne peut que berner un public soit peu averti, soit trop sensible.
Bien entendu, il convient d’être indulgent avec les novileros en non piquées. Le faible volume de l’animal rend souvent difficile de me mettre l’épée pile dans la croix.
Une affaire d’éthique
Etre rigoureux dans un tel cas relève du respect du toro. La suerte suprême est le moment le plus dangereux parce que torero et toro sont au plus près. De plus le premier perd de vue, une fraction de secondes, la tête du second. Une grande épée vaut à elle seule une oreille.
S’il est parfois difficile de bien évaluer la réalisation de l’entrée à matar, la position de l’épée dit tout des intentions bonnes ou mauvaises du matador. Même si les oreilles semblent avoir été gagnées à la muleta, une épée exécutée de manière insincère et mal placée ne permet pas de triompher. C’est une question d’éthique.
Tout au long de la présence du toro en piste, son combat avec l’homme est équitable à défaut d’être égalitaire. Au moment de tuer , « l’équilibre des risques » est rompu parce que l’homme utilise une arme. La sincérité de l’exécution est le seul moyen de rendre la prise de risque équitable y compris au moment de la suerte suprême. C’est aussi ce qui différencie une arène d’un abattoir.

Thierry Reboul
Notes bibilographiques
Cet article a pu être écrit grâce à quatre ouvrages importants si on veut mieux comprendre la suerte suprême. Il est illustrée de dessins et schémas qui en sont tirés.
- Les carnets du vétérinaires de Paul Daulouede (premier président des vétérinaires taurins français). Ouvrage édité par la Peña Taurine Côte Basque.
- Blessures et mort du toro de combat de Marc Roumengou, édité par l’auteur d’après la thèse de Pierre Matte.
- Cours de Tauromachie de Christian Lesur, édité par l’Union des Bibliophiles Taurins de France
- Descubriendo el toro de lidia de Julio Fernandez Sanz édition Satine

magistral!!!
bravo et merci pour cette somme.
Merci pour cet excellent article sur l’estocade.
Bravo Thierry Excellent article, parfaitement documenté !
Il est toujours désolant de constater que les estocades loyales, en place dans la croix sont souvent lentes d’effet, alors que les estocades tombées, sans parler du bajonazo, ont un effet beaucoup plus rapide. Ca peut expliquer souvent quelques choix délibérés.
Amusant également, la réaction fréquente du public qui désapprouve, à juste titre, l’estocade basse au motif qu’elle provoque « une hémorragie » sauf que le toro meurt toujours d’une hémorragie. La confusion vient du fait que l’atteinte du poumon ou des bronches lors du coup d’épée bas (ou parfois même lorsqu’il est en place), provoque une hémorragie extériorisée appelée scientifiquement « hémoptysie » (déformation professionnelle) bien visible et spectaculaire qui fait que le toro meurt rapidement par asphyxie en se noyant dans son propre sang. Inversement lorsque le coup d’épée lèse comme il se doit un gros vaisseau, le toro meurt également d’une hémorragie mais interne, non visible et plus lente.
Pour accélérer le processus, le matador retire un peu l’estoc pour laisser une brèche que colmatait la lame.