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Découvrez les ganaderias: Arauz de Robles

Découvrez les ganaderias: Arauz de Robles

Arauz de Robles est une ganaderia atypique. Elle se caractérise par un patrimoine génétique propre et produit des toros de morphologies et comportements très variés.

Elle est basée près de Jaen sur les fincas ‘Burguillos’ à Guarroman et ‘Garbancillares’ à Baños de la Encina. Sa devise est rouge incarnat et blanc. Son ancienneté date du 08/08/1982. Elle est la propriété de Francisco Javier Araúz de Robles

Les origines de la ganaderia

C’est en 1912 que la ganaderia a été créée à Cuenca par Rufo Serrano Muñoz. Le nouveau ganadero a acheté du bétail à José Robles Fontecilla, Marquis de Cúllar Baza. Ce dernier possédait une ganaderia issue d’un croisement Vázquez-Veragua et Jijona-Martínez. Rufo y ajouta des reses d’origine supposée Saltillo et un novillo de Vicente Martinez.

C’est là que commence l’originalité de cette ganaderia et en même temps un certain casse-tête pour les spécialistes des encastes. Le bétail de Marquis de Cúllar Baza est issu une ancienne ganaderia dont les mélanges de « cépages » sont nombreux et incertains. Au moment de l’achat du novillo à  Vicente Martinez, on ne sait pas s’il provient de l’ancienne souche de ce fer ou s’il est un produit d’un étalon d’origine Ibarra. Globalement, ou plus simplement on peut qualifier cette élevage comme provenant de l’encaste Vistahermosa par la ligne Barbero de Utrera.

La nouvelle ganaderia alterne le positif et le moins positif sortant néanmoins quelques toros de grande qualité en particulier au cheval. Rufo la dirigera jusqu’à son décès en 1945.

Le torero Mariano García de Lora en est l’éphémère propriétaire. Dès la fin 1945, José María Arauz de Robles rachète fer et bétail et transfère le tout sur des terres qu’il possède près de Jaen. Avocat de métier, le nouveau ganadero a été formé à l’élevage des toros par son père qui possédait une ganaderia dont il a dû pour des raisons économiques se défaire. Il fait immédiatement des apports de sang Parladé rame Gamero Civico avec deux sementales, l’un de Samuel Flores, l’autre de Juan Guardiola.

Il intègrera au troupeau par la suite une soixantaine de têtes de bétail d’origine Villarmata. Au début, les Arauz de Roblès sortent en novilladas ou en courses de rejon. 

Les années fastes

Les résultats de la sélection ne sont pas toujours ceux attendus par le ganadero. Les mansos alternent avec les collaborateurs soumis et les bons. La présentation laisse parfois à désirer. Petit à petit les choses s’améliorent et dans les années soixante-dix la ganaderia sort des lots en corridas.

Au décès, en 1977, de José Maria, c’est son fils Francisco Javier Araúz de Robles, lui aussi avocat, qui lui succède. Celui-ci va chercher à produire un toro qui « met la tête » en humiliant. Il y parvient et dès les années 80. Jusqu’au début des années 2000, la ganaderia figure et se distingue dans les principales férias. Les vedettes les apprécient jusqu’à ce que les Arauz de Robles deviennent de plus en plus compliqués et moins collaborateurs. Moins en prisés, les Arauz sont de plus en plus considérés comme des toros pour courses toristas.

Les Arauz de Roblès actuels

Malgré ce désamour, le ganadero continue à oeuvrer avec passion. Il maintient cet élevage qui est un véritable encaste. Pour éviter la consanguinité, il utilise un nombre élevé de sementales. Comme chez Pablo Romero et Miura, la ganaderia a un patrimoine génétique très varié et spécifique. Robes et comportements sont hétérogènes allant de l’ancien rustique au contemporain noble.

Après un passage à vide, la ganaderia semble trouver souffle nouveau. Les camadas sont courtes avec 30 à 40 toros. Une dizaine sort à la rue, non pas pour des raisons financières mais parce que le ganadero respecte cette forme d’aficion. C’est aussi un moyen de remercier des organisateurs qui l’ont aidé quand la ganaderia en avait besoin.

15 toros sont lidiés en 2021, 15 en 2022, 18 en 2023, 15 en 2024 et 29 en 2025. La ganaderia a fourni un lot à Madrid en 2024 et en 2025.

2025 la corrida madrilène est difficile et manque de race. Elle a quand même permis deux grandes faenas de Fortes. C’est aussi l’année du retour du fer en France.

Exclu des cartels français depuis une trentaine d’année, Arauz de Roblès a fourni trois toros pour le solo de De Aranda à Vic et un lot pour la corrida des six à Bayonne. A Vic un toro et à Bayonne quatre ont été intéressants. Les autres ont été mansos.

On les reverra en France en 2026 à Aignan pour la première corrida de la temporada du Sud-ouest.

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