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Adriano triomphe en Espagne

Adriano triomphe en Espagne

Novillero vétéran (il a commencé en 2013), Sergio Felipe a eu un parcours de modeste qui court après son rêve. Le grand jour pour lui est enfin arrivé, celui de l’alternative qu’il a pris sur ses terres. Ce fut pour notre compatriote Adriano, l’occasion de donner sa première alternative et de rentrer dans la temporada 2024.

Adriano mal servi avec son premier Voltalegre, son expérience et son professionnalisme lui permit de s’adapter au mieux à la condition pour le moins précaire de son adversaire. Le second plus solide et de meilleure qualité lui permit de donner la série de l’après-midi avec la main gauche et d’aller chercher une oreille synonyme de grande porte.

Molina manie mal l’épée et cela aurait du lui interdire de sortir en triomphe. A son premier de peu de qualités, il opta pour une tauromachie encimiste. Avec son second, il se montra volontaire mais ne dut qu’à l’émotion d’une voltereta à l’estocade d’aller couper deux pavillons hors de propos après une atrevasada au second essai et 3 descabellos. Le public fut bienveillant et le président sans aucun critère.

Sergio Felipe est devenu matador d’alternative et il sera sûrement difficile pour lui d’aller bien plus loin dans la carrière. Il eut a chance de tomber sur le meiller de l’envoi, le premier qui lui permit de prendre plaisir et d’avoir une actuacion plus que digne. Au dernier, il composa des postures près des cornes et ne dut là aussi qu’à des critères très laxistes de couper une récompense après une épée au 4ème essai.

Les toros de Voltalegre présentés pour une arène de troisième catégorie (à l’exception du 3ème aux pitons plus que courts) eurent plus de défauts que de qualités et ne furent ni collaborateurs ni intéressants pour l’aficonado a los toros.

Fiche Technique
  • Villarrobledo. Toros de Voltalegre pour
    • Adriano oreille, oreille (avis).
    • Molina palmas (avis), 2 oreilles
    • Sergio Felipe (alternative) 2 oreilles (avis), oreille
  • Demi-arène
  • Temps frais et venteux
  • 7 piques ou contacts
Toro a toro
Afamado – Sergio Felipe

Le toro qui ouvre le bal est très juste de forces. Heureusement car le récipiendaire lors de la réception de cape , fait un faux-pas devant l’naimal et reste à la merci des cornes sans mal, Après l’unique puyazo, sur le quite par gaoneras, Felipe se fait à nouveau serré mais sans mal. Après la série d’alternative que lui confère Adriano, le neo matador de toros va profiter de la noblesse du Voltalegre qui manque singulièrement de chispa handicapé par ce manque de solidité. La faena ambidextre va se terminer par un nouveau susto lors des circulaires inversées terminales. L’estocade est portée avec foi et bien que contraire rapide d’éffet. Avis. Le puntillero est fatal mais l’enthousiasme du public pour son paisano ne retombe pas et les deux reilles très généreuses tombent du palco.

Tramposo – Adriano

Le vent est génant , mais n’empêche pas Adriano de recevoir de manière alègre et affirmée le toro qui répond bien sur les deux cotés par véroniques et chicuelinas. Les deux piques économisent plus qu’elles ne châtient le Voltalegre. Il a besoin de ses deux contacts pour discipliner sa charge. Les rafales de vent sont bien présentes. Le toro charge au pas , mi-hauteur sans classe . La corne droie est plus comestible. Sans obliger l’animal, Adrien s’adapte à la petite condtion du Voltalegre et tire des lignes droites. Malgré ce le toro va chercher les tablas, et il est bien compliqué de donner de l’intensité à la faena. Adriano loge une entière avec habilité et d’effet foudroyant qui lui permet de couper un pavillon.

Tirano – Molina

Jabonero sucio, très court de cornes, le toro prend le capote décidé de Molina. Il ressort en flageolant avec le piton gauche fissuré de l’unique picotazo. Au fil des banderilles, il récupère mais avec une charge courte et désordonnée. Molina tente de donner le change et pour réchauffer les tendios termine en restant très incimiste avec quelques passages genoux en terre face à un animal arrêté. Echec aux aciers. Avis.

Asturiano – Adriano

Ce quatrième, le mieux présenté du lot, semble aussi être le plus solide. Le capote d’Adriano est dynamique et après une pique , il brinde è tous. Une première série droitière lui permet d’étirer la charge. Adrien doit toquer fort pour provoquer l’arrancada d’un toro auquel les forces manquent et qui va rapidement a menos. Le passage à gauche passe a passe est le meilleur avec des naturelles de bonne facture et données avec temple. Les circulaires inversées et Bernardinas de fin redonnent vie au Voltalegre et réchauffent les tendidos. Demi-épée au second essai (avis). Oreille.

Repipi – Molina

Le toro reste désordonné dans la cape de Molina. Sous l’unique pique et avec des forces limitées, le toro remplit son office. C’est beaucoup moins le cas au dernier tiers où le Voltalegre est tardo voire arrêté. Avec des distances raccourcies, il tire avec force toques et passe après passe les rares gouttes de l’embestida du toro. Molina se fait sévèrement secouer en portant l’estocade atravesada. Echec au descabello.

Mensajero – Sergio Felipe.

Accueil décidé par faroles de rodillas. Une pique plus tard, Felipe se met à nouveau à genoux pour entamer sa faena. Le toro n’a pas plus de qualités que ses congénères. Le torero a moins d’office que ses compagnons de cartels et ça se voit dans sa manière de donner les séries à un toro qui lui aussi a une toute petite charge. La muleta est souvent accrochée. La faena s’étire en longueur. Elle est plus constituée de posture près des cornes que de passes bien données. Entière au 4ème essai. oreille généreuse.

Philippe. Corrida vue sur CMM

3 réflexions sur “Adriano triomphe en Espagne

  • Ping : Les brèves du lundi 25 mars - Tertulias

  • Jean-Philippe Denis

    J’apprécie beaucoup votre site, mais Adriano triomphe en Espagne, cela me fait très plaisir pour lui, mais où en Espagne ? Si vous pouviez me le dire, je pourrais me rendre compte de l’ampleur du triomphe. Merci
    Jean-Philippe

    • Bonjour il a triomphé là où on a bien voulu lui donner une opportunité dans une arène de 3ème comme il en existe beaucoup en Espagne. Le fait d’être programmé outre pyrénées est déjà assez rare en soi pour ne pas mettre en avant un succès qui s’il ne changera en rien sa carrière est toujours appéciable pour un torero en mal de contrats…

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