Parentis : Christian Parejo domine les débats

Belle entrée pour la première novillada de la Féria 2022 de Parentis. Justes de trapio, les novillos de Pagès-Mailhan ont manqué de race. Peu impliqués au premier tiers, leurs charges désordonnées de début de faena, ont rapidement baisser d’intensité. Tous ont fini par se réfugier dans le terrain des planches, n’offrant que peu de possibilités aux trois jeunes toreros.

Christian Parejo est dans un bon moment. Avec beaucoup de poder, il a su imposer sa loi à ses deux opposants. Sa muleta puesta, lui a permis de les garder, le plus qu’il était possible au centre. Il a pu alors, surtout à droite, enchaîner de très bons muletazos. Le chiclanero a dominé ses toros et ses compagnons de cartel. Solalito n’a pas démérité, a eu de bons moments avec son premier utrero. Il lui a manqué de peser un peu plus sur ses adversaires. José Rojo a besoin de novillos plus exigeants et qui transmettent plus pour exprimer sa tauromachie. Il a été parfois brouillon . On retiendra de sa prestation deux bonnes séries de derechazos à son second.

Fiche Technique
  • Arènes de Parentis, 1ère novillada de la San Bertomiu
  • Six novillos de Pages-Mailhan correctement armés, manquant de trapio, de race et de fond pour
    • José Rojo: vuelta, un avis et vuelta
    • Solalito: une oreille, un avis et silence.
    • Christian Parejo: un avis et oreille, un avis et silence
  • Douze piques , cavalerie Bonojol
  • Président: Arnaud Imatte
  • 7/10ème d’arène
  • Soleil à l’extérieur des arènes couvertes. Un petit vent qui rend supportable la chaleur sous la coupole parentissoise
Le reportage photos de Philippe Latour ⤵️
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Toro par toro

Le premier, léger, est reçu de rodillas par José Rojo. Il est abanto. Il prend une pique sans mise en suerte. L’utrero ne pousse ni à la première ni à la seconde rencontre.. Il est violent en début de faena. Rojo débute par cambiadas et pechos. La première série à droite est bonne. Le toro commence à aller vers les planches. Une série à gauche, puis une autre qui ne pèsent pas assez sur un bicho suelto. et querencioso Une série à droite, le toro est allé à menos et la faena aussi. Pinchazo puis une entière foudroyante, le novillero fait la vuelta.

Le suivant est lui aussi léger. Il ne baisse pas la tête dans la cape de Solalito. Première pique, trasera, le toro pousse et se défend. Il,en est de même à la seconde. Quite par chicuelinas de Parejo, Solal prend les palos. Le nimois pose trois paires à un toro andarin. Début de faena de rodillas, le bicho est mobile mais suelto. Solal continue à droite, le novillo s’échappe de la passe. Sur les deux cornes, le novillero doit l’obliger pour qu’il reste au contact. Le Pages-Mailhan part dans les planches. Le novillero s’applique mais ne pèse pas suffisament sur le novillo. Ce manque de poder et le peu de fond du toro font que la faena manque de transmission et d’émotion. Final par manoletinas qui portent sur le public, l’entière très basse et trasera est suffisante. Pétition non majoritaire, une oreille qui ne s’impose pas compte-tenu de l’estocade.

En troisième sort un utrero aussi léger que les deux premiers. Bien piqué, il ne pousse pas lors des deux rencontres et sort seul de la seconde. Début de faena mains sur la talanquère, Christian Parejo amène le novillo au centre. Le novillero pèse sur le toro, le retient dans la muleta et en tire quatre bonnes séries à droite. Christian l’oblige par le bas. S’il relâche la pression le Pages-Mailhan s’échappe. Le novillo decomposé, part dans les planches. Il est quasi parado en fin de faena. Le novillero a fait, avec métier et efficacité, ce qu’il fallait pour lidier un toro manso et manquant de race. C’est plus que méritoire compte tenu du contexte .Un entière longue à faire effet, une oreille, celle ci tout à fait méritée.

Le quatrième est un peu plus costaud et est bien armé. Il se défend lors des deux rencontres avec le groupe équestre. Débuts par doblones, deux séries à droite appliquées de Jose Rojo puis le novillo demande à être obligé sinon il montre une attirance certaine pour les planches. D’un ensemble parfois brouillon, on retiendra les deux dernières séries de derechazos, les meilleurs muletazos de la faena réalisés en obligeant le novillo par le bas. José Rojo fait une vuelta après un pinchazo et une entière en avant.

Le cinquième est un jabonero très typé Fuente Ymbro. Il est abanto. Bien piqué par J.J Esquivel, il ne pousse pas. Solalito le banderille. Les seconde et quatrième paires sont les meilleures. Début de faena par statuaires le toro vient de loin et avec force. Solal doit le remettre au centre. Le novillo réduit sa charge et n’humilie pas. A droite et à gauche, il ne demande qu’à partir aux planches. Le novillero réduit les terrains pour donner à la faena, l’émotion que le toro ne transmet pas. Malgré la volonté et l’application du français, l’ensemble va à menos. Pinchazo puis une entière, le novillo tombe rapidement , silence.

Le dernier est le plus sérieux de présentation du lot. Il prend une première pique en poussant. La seconde est un simple picotazo. Parejo débute par le haut. Le toro est suelto et le novillero l’oblige. Le Pages-Mailhan manque de race , il part aux planches. Le novillero au début au tercio puis dans les tablas impose sa volonté. Il enchaîne de bonnes séries de derechazos avec un sens de la lidia affirmé. A gauche le toro est violent et c’est plus compliqué. Retour à droite pour une dernière série qui porte sur le public. Pinchazos , un quart de lame une entière efficace, la mise à mort ne permet pas au torero de couper une nouvelle oreille.

Thierry Reboul