Bayonne : une pluie d’oreilles pour la clôture.

Les statistiques retiendront que Colombo a coupé quatre oreilles à la corrida de clôture à Bayonne de la Féria de l’Atlantique . Cela laisse à penser qu’il a été exceptionnel. L’analyse toro à toro montre que cela n’est pas le cas même s’il faut reconnaître qu’il a enthousiasmé le public du jour. Les deux premiers trophées sont un cadeau d’une présidence généreuse. Les deux suivants ont été coupés à un grand sixième toro noblissime avec un tranco exceptionnel qui a dominé le torero d’un bout à l’autre de la faena. Paco Ureña a coupé une oreille après montré de l’envie face à un toro noble. Le vainqueur moral de cette tarde restera Miguel Angel Perera. De ses deux faenas, la deuxième est un joli moment de tauromachie qui, par simple cohérence, méritait bien plus.

Comme l’ensemble des toros de cette Féria de l’Atlantique, les Garcigrande sont sortis bien armés et correctement présentés. Au moral, quelconques au cheval, ils ont été nobles au troisième tiers , en particulier le grand sixième toro. Ils ont largement contribué à faire de cette clôture une tarde, malgré tout, entretenue.

Fiche technique
  • Arènes de Bayonne, 3éme corrida de la Féria de l’Atlantique
  • 6 toros de Garcigrande bien présentés et donnant du jeu (vuelta au 6ème) pour
    • Miguel Angel Perera : oreille (un avis), une oreille (deux avis)
    • Paco Urena : salut au tiers (un avis), une oreille
    • Colombo : deux oreilles, deux oreilles
  • Douze piques, cavalerie Bonijol
  • Salut de Agustin de Espartinas salue au second
  • Vuelta au 6ème toro
  • Le mayoral est invité par Colombo à partager sa vuelta au sixième.
  • Président : Christophe Robin
  • 7/10èmes d’arène
  • Ciel bleu et douceur atlantique.
Le reportage photos de Philippe Latour ⤵️
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Toro à toro

Le premier est léger et bien armé.  Il est abanto. Miguel Angel Perera le fixe et lui sert un série de véroniques. Il prend deux piques sans s’employer. Classique, Perera commence par doubler le toro. Le bicho est noble. Le torero exploite cette noblesse à droite mais reste marginal. Il s’enroule le Garcigrande dès la deuxième série. A gauche, il se croise un peu plus.  Sur ce piton le toro est plus compliqué.  Derechazos en rond avant de passer à une tauromachie sur un terrain réduit.  Le Garcigrande va à menos et regarde les planches. Il est difficile à fixer pour la mise à mort. Perera entre à matar et met une entière caîda. Le toro tarde à tomber.  Une oreille pour Perera et palmitas pour le toro.

Le second est plus charpenté. Il est abanto. Paco Ureña arrive à l’intéresser. Mal mis en suerte deux fois, il ne pousse pas au contact du cheval.  Colombo fait un quite par chicuelinas. Bon tercio de banderilles, Agustin de Espartinas salue. Ureña met le toro au centre avec élégance. Première série à droite, le bicho est noble presque soso. Un autre enchaînement de derechazos, le torero prend la main gauche. Deux séries de naturelles templées , puis de derechazos la soseria prend le dessus. Beaucoup de sincérité, dommage que le Garcigrande ne transmette pas grand-chose. Ureña tue à recibir, l’épée est entière mais traverse. Plusieurs descabellos sont nécessaires. Salut au tiers.

Colombo accueille le troisième par des paquirrinas puis une véronique à genoux.  Il enchaîne sur des chicuelinas serrées. Il prend deux piques légères sans s’employer. Le second tercio est une spécialité du vénézuélien. Le tercio est décevant malgré le côté spectaculaire du torero banderillero. La quatrième est la meilleure paire.  Sa cuadrilla ne l’aide pas vraiment.  Début de faena par cambiada et circulaire, le toro tarde à déclencher. Première série à droite puis à gauche, le Garcigrande se réserve de plus en plus. Colombo essaie mais ne parvient pas lui tirer de bons derechazos et essaie, en vain, de créer de l’émotion avec de circulaires puis des bernadinas brouillonnes. Il s’engage pour entrer à matar et tue d’une entière caîda rapide d’effet. Deux oreilles pour quelques capotazos, un mauvais tercio de banderilles, une faena inconsistante et une estocade tombée. ( sic )

Le quatrième est superbement reçu à la cape par Miguel Angel Perera. Il prend deux piques « light » sans s’employer.  Depuis la sortie du Garcigrande Perera prend le contrepied de la tauromachie de Colombo. Cite de loin et deux derechazos templés, le torero perd la muleta. Il recommence et cela fonctionne. Trois grands derechazos et un changement de main suivent. Il baisse la main et ralentit la série suivante. A gauche, le toro est un peu moins collaborateur mais le temple est toujours là. Trois derechazos en enroulant le toro, puis il réduit les terrains. C’est une leçon de toreo, sur un mouchoir de poche. Perera s’engage pour une entière basse. Dommage que le toro ait manqué de transmission. Le Garcigrande tarde à tomber ce qu’une partie du public n’apprécie oas. Une oreille là où un minimum de cohérence en appellerait deux.

Le cinquième est plus costaud. Superbe réception à la cape de Paco Ureña, le toro prend deux piques sans pousser. Le torero brinde à Olivier Barratchart. Il amène le toro au centre. Le toro est noble et répète., Quatre séries à droite, avec de la sincérité et une envie de bien faire. Il en est de même à gauche. Le toro baisse de rythme en fin de faena à gauche et a gardé son rythme à droite. La fin de faena, de manière étonnante  par naturelle, est plus brouillonne. Final par manoletinas et pecho, Ureña pinche avant de mettre une demie en avant efficace. Une oreille

Pour clore la Féria de l’Atlantique sort un toro negro très bien armé. Il est reçu à la cape de façon spectaculaire par Colombo. Mis en suerte au centre, quelle hérésie, pour la première pique, il vient en marchant. Il ne charge qu’à partir du cercle extérieur pour prendre un picotazo.  La seconde pique n’est pas meilleure. Quite par lopesinas avant de prendre les banderilles, des trois paires la seconde, la seule posée entre les cornes, est la meilleure. Les deux autres sont à cornes passées.

Le vénézuélien brinde à Alain Lartigue. Début de faena de rodillas par derechazos et pechos. Le toro est noble et a de l’alegria. Les deux premières séries sont bonnes. Le toro est noblissime et embiste avec classe. Il se fait quasiment sa faena tout seul. Le torero exploite avec ses moyens les qualités évidentes du Garcigrande. A gauche, le toro baisse un peu. Retour à droite, où le toro passe mieux pour une bonne série. Le toro nous montre les limites du torero qui est très en dessous du potentiel de l’animal. Final par luquesinas, très belle entrée à matar à recibir, le Garcigrande tombe rapidement, deux oreilles et vuelta au toro. On se prend à rêver de ce toro entre d’autres mains, mais ce n’est qu’un rêve.

Ainsi se termine la corrida de clôture de la temporada de Bayonne. Rendez vous aux Fêtes de 2023.

Thierry Reboul

2 Comments

  1. Bayonne arène de plage de 3eme catégorie. Les présidents sont nuls pour la plupart et les peñas ne font pas -ou mal- leur travail d’éducation du public

  2. Je n’aurais pas voulu faire cette reseña,tu ne t’en es pas mal sorti. bravo. J’aurai quand même souhaité ton avis sur la vuelta du 6ème.Je ne te parle même pas de quelques indultos que nous avons entendu ici et là.

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