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Arzacq: appelez moi Julio Martin!

Arzacq: appelez moi Julio Martin!

Résumé

Qu’il est agréable de retrouver le chemin des arènes après un hiver long et pluvieux. La novillada non piquée d’ouverture de la temporada française à Arzacq a été intéressante.

Si Armando Rojo a été en retrait par rapport à ses compagnons de cartel, Daniel Garcia a laissé entrevoir des qualités qui donnent envie de le revoir.

Julio Martin, c’est le nouvel apodo de Jules Dujols, a été le triomphateur de la tarde avec deux faenas à la fois techniques et élégantes. Dommage qu’il ait failli avec l’épée au sixième.

Les erales

Inégaux de présentation, les erales de Sepuvelda de Yeltès l’ont également été par leur comportement. Les premier, second et quatrième justes de forces ont manqué de transmisssion. Le cinquième a été noble. Le troisième, exigeant, et le sixième, le plus complet, ont été les deux meilleurs du lot.

Les toreros

Armando Rojo est venu remplacer Manuel Real malade et hospitalisé. Le novillero est appliqué mais il manque de transmission. A sa décharge, il a été le plus mal servi par le sorteo Ses faenas, trop longues, ont été conclues de manière très approximatives à l’épée. Silence et silence

Daniel Garcia est un novillero intéressant mais comme ses deux collègues il prolonge trop ses faenas. Cela s’est vu à son premier qui manquait de race et surtout à son second qui s’est décomposé au fur à mesure d’une faena qui a trop duré. Daniel Garcia a payé à l’épée, l’excès de passes données. C’est toutefois un novillero à suivre. Silence et salut

Julio Martin, puisque c’est comme cela qu’il faut appeler maintenant le landais Jules Dujols a été le triomphateur de l’après-midi. Mieux servi au tirage au sort, Il a coupé deux oreilles à son premier, un novillo exigeant qu’il a su améliorer, par sa technique, en le toréant par le bas. Il a perdu les trophées à l’épée au sixième, le plus noble et encasté de la course, auquel il a servi les plus beaux muletazos de la tarde. Deux oreilles et silence.

Fiche technique
  • Arènes d’Arzacq, novillada non piquée. Erales de Sepuvelda de Yeltès  
    • Armando Rojo : silence (avis), silence (deux avis)
    • Daniel Garcia : silence, salut (avis)
    • Julio Martin : deux oreilles, silence (avis)
  • Triomphateur de la tarde, Julio Martin a reçu le Jambon de Bayonne de Cristal et le prix des organisateurs du Sud-ouest
  • Président :  Henri Tilhet
  • 3/4 d’arène
  • Les arènes sont couvertes mais il fait enfin soleil sur le Sud-ouest

Novillo à novillo

Armando Rojo

Armando Rojo reçoit le premier par des largas de rodillas. Le novillo est abanto. Juste de forces il est fixé par véroniques. Daniel Garcia fait un quite chahuté par gaoneras.  Rojo répond par des tafalleras. Début par le haut, le Sepuvelda est noblote mais très limité par sa faiblesse. Rapidement il raccourcit sa charge.  Muleta à mi-hauteur le torero s’applique mais la faena manque de transmission.  En bon novillero il insiste, trop, le public reste froid.  On retiendra quelques muletazos à droite et l’antepenultième série à gauche. L’épée est très approximative. Un premier avis sonne. La seconde entrée à matar est aussi approximative que la première.  Silence

Daniel Garcia

Le second eral est gachito. Daniel Garcia le reçoit par des véroniques et a du mal à le fixer. Le quite de Julio Martin est applaudi.  Le novillo est violent,  le novillero est désarmé au second muletazo. Garcia tire une bonne première série à droite. La suivante est plus brouillonne.  A gauche la soseria prend le dessus.  Nouveau désarmé, novillo et faena vont à menos. Un pinchazo est suivi d’une épée entière moyennement placée.  Silence

Julio Martin

Le troisième sort abanto.  Il met en difficulté Julio Martin lors des  passes de réception . En début de faena Julio double le novillo avec autorité.  Premier cite de loin,  premiers muletazos à droite,  la faena démarre bien. Le Sepuvelda est exigeant. Toréé par le bas, le toro se livre plus et permet au Français de lier trois bonnes naturelles. Le novillero torée avec beaucoup de calme et d’application. Grâce à ce travail efficace le novillo s’améliore et la faena va à mas et porte sur le public et le toro. L’épée en avant est rapide d’effet. Deux oreilles.

Armando Rojo

Rapidement fixé à la cape par Armando Rojo le quatrième met en difficulté Daniel Garcia lors d’un quite.  Début de faena par doblones, le novillo manque de forces. Rojo de nouveau s’applique mais alterne de bons passages avec d’autres brouillons. Probablement le toro aurait probablement mérité plus de distance sur le cite. Le Sepuvelda accroche souvent la muleta. Après une bonne série à droite,  Rojo insiste trop et tout va à menos. Un avis sonne.  Deux pinchazos précèdent une épée très approximative. Le second avis sonne. L’épée suivante est aussi efficace que mal placée.  Silence.

Daniel Garcia

Le cinquième est plus  costaud que les précédents. Il n’humilie pas dans la cape de Daniel Garcia. Le quite par delantales de Julio Martin est applaudi. Début de faena par le haut,  le Sepuvelda, juste de forces, tombe. Garcia le  canalise et enchaîne une bonne série sur chaque piton. La série suivante à droite est bonne. Le torero va à mas,  le toro à menos.  Le novillero a des qualités mais a le défaut de donner trop de passes à un toro déjà décomposé. Le final plus trémendiste porte sur le public. La première épée est plate et caidita.  Suivent deux pinchazos, un avis sonne. Plusieurs pinchazos précèdent une entière caidita mais efficace.  Salut

Julio Martin

Le sixième est le plus haut du lot.  Après une bonne réception de Julio Martin,  Armando Rojo fait un bon quite par véroniques. Brindis à  Cristobal Reyes, Julio double le novillo pour commencer la faena. Il se fait désarmer au second muletazo. La série suivante à droite est dominatrice. Un désarmé puis trois derechazos, le Français prend la main gauche. Noble à droite le novillo est plus réservé à gauche. Retour à droite pour une excellente série qui porte sur le public.  Il y a beaucoup de classe dans les muletazos de fin de faena. La première entrée à matar se solde par un pinchazo. Les deux suivantes aussi, un avis sonne. Une demie basse conclut enfin la faena. Silence

Texte Thierry Reboul, Photos Philippe Latour

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