Reportage Ganaderos

Pincha, ganaderia qui monte!

Lodosa

On ne vient pas à Lodosa par hasard… Cette petite ville de 5000 âmes située en Navarre n’a pas de charme particulier ou d’attrait touristique majeur. Pour l’aficionado pourtant, Lodosa n’est pas un coin perdu et inconnu. C’est l’endroit où se trouve la ganaderia de Pincha propriété de José Antonio Baigorri.

José Antonio Baigorri et sa fille

Cette ganaderia est émergente et certaines prestations de ses pupilles en novillada (Saint Perdon, Pampelune) ne sont pas passées inaperçues. A la finca El Ontanol, on est loin des images d’Epinal des ganaderias andalouses, des paturages verdoyants et des placitas de tienta blanchies à la chaux. Tout sent le labeur, le rustique et l’essentiel. On est pas là pour parader mais pour travailler.

La période des tentaderos a commencé et s’étalera jusqu’au début du mois de janvier. Si les bêtes ont une provenance Domecq (par Gerardo Ortega et Marquis de Domecq), la noblesse n’est pas la principale qualité recherchée par le ganadero. On y parle de bravoure et de résistance… L’exigence est la marque de fabrique de cette jeune ganaderia (le fer de Pincha existe depuis 2002), et l’épreuve de la pique est l’acte fondamental du tentadero. A moins de 6 contacts avec le cheval, point de salut! Enfin quand on parle de contacts, c’est un euphémisme et quand le ganadero ordonne à Ramitos le picador d’y aller, ce n’est pas pour faire semblant.

Ramitos
Tentadero

Mardi 1er novembre, se donnait le deuxième tentadero de la saison. Pour tester les quatre vaches Francisco José Espada et Angel Tellez. Pendant deux heures, nous eumes le privilège d’assister à un moment de haute volée. En effet, deux heures pour quatre vaches sans temps mort, fixent quantitativement le qualitatif.

Voir le reportage photographique ⤵️
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Seule la première bête resta sur la réserve au moment de s’élancer sous le fer et le peto. Elle n’en fut pas moins d’une grande noblesse. Espada dit que c’était une très bonne vache, avis que ne partagea point l’exigeant ganadero. Il toucha en second lieu une très belle partenaire. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’après avoir foncé de plus en plus loin sur le cheval, l’animal a poussé avec bravoure sous la morsure du fer. A la muleta cette fois, torero et ganadero furent en phase, face à la qualité de son embestida. Francisco José Espada en profita pleinement pour une faena longue et pléthorique à base de séries généreuses en muletazos.

A voir le franc sourire d’Angel Tellez à l’issue de ces deux prestations, il est raisonnable de le penser très satisfait. Il se montra très à l’aise devant les deux vaches qui lui échurent. Il livra deux faenas allant « a mas », la dernière terminant sur des passes pleines de sentiments. Ce ne fut possible que parce qu’il toucha un lot de haut niveau. Tout fut réuni : bravoure, caste, durabilité. Au bout d’un vingtaine de minutes à charger sans relâche, comme si ce n’était pas suffisant, les demoiselles allèrent dans le campo ouvert à côté de la placita. Elles bataillèrent le temps de deux à trois séries complémentaires pour tester leur capacité à rester fixes sur l’objectif alors que les grands espaces offrent la capacité de fuir l’adversaire.

L’an prochain, Pincha a trois novilladas (dont une pour Pampelune) et une corrida qui attendent dans le campo prêtes à porter fièrement les couleurs vert et rouge de l’élevage. Avec la rigueur comme vertu cardinale de la ganaderia, si vous avez l’occasion d’aller voir les courses où le fer sera annoncé, vous ne devriez pas être déçus!

Philippe

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