Arles : au seuil des espérances.
Arles : au seuil des espérances.

Il y a bien des toros avant, mais ce n’est faire offense à personne de considérer que Valence ouvre la temporada espagnole et que Arles ouvre la nôtre.
Les habitués vous le diront : Arles à Pâques, c’est une atmosphère particulière. Calée entre la sortie de l’hiver et l’entrée du printemps, la feria est souvent soumise aux caprices de la météo. A Arles à Pâques, il fait froid, souvent. Le Mistral s’invite à la fête, souvent. Un froid vif utile et presque nécessaire pour maintenir nos sens en éveil et aiguiser notre attention. S’il ne faut pas oublier sa petite laine, il faut aussi penser à ses lunettes de soleil car ici le vent du nord chasse les nuages et souvent au centre du ciel azur, un soleil printanier généreux réchauffe et illumine la cité antique.

Pâques à Arles, ce n’est pas une simple feria, c’est un frémissement, une renaissance, en quelque sorte une « dés hibernation »
Aux coins des rues, le long du boulevard des Lices, aux terrasses bondées de la place du Forum, autour des vieilles pierres de l’amphithéâtre romain, circule une tension particulière. Celle des retrouvailles. Celle d’un désir trop longtemps contenu. Le moment précis où tout va recommencer. Les discussions vont bon train. Chacun y va d’un souvenir ou d’une anecdote. Bref à Arles à Pâques, on ne vient pas seulement voir des toros, on vient chercher l’espérance, l’espérance d’une grande temporada. Une espérance folle.

Arles c’est aussi des animations qui rythment l’avancée vers le grand moment.
Voir l’album photos de Daniel Chicot sur la feria de Los NIños aux corrales de Gimeaux, journée parrainée par Youssef Zekraoui et El Rafi
Mais assez palabré, vivement demain et que la fête commence.
Billetterie : arenes-arles.com/08 91 70 03 70
Olivier Castelnau












































