Toreros para la historia : Antoñete

Antoñete

Toreros para la historia: Antoñete

Antonio Chenel Albaladejo dit « Antoñete », né le 24 juin 1932 à Madrid et mort dans la même ville le 22 octobre 2011.

Débutant en novillada piquée le 18 février 1951 à Barcelone, il prend son alternative à Castellón le 18 mars 1953. Il confirme la même année à Madrid. Ce jour-là est un quasi désastre. Il se rachète deux jours plus tard et il triomphe en coupant deux oreilles devant des toros Bohórquez.

Sa carrière est à cette image, composée de disparitions et de retours triomphaux. De blessures aussi, qui vont hacher sa carrière dès 1953. Il ne torée pas en 1959 et de 1960 à 1964, il ne torée que peu. Le 8 août 1965, il se relance dans les arènes de Madrid en coupant deux oreilles. Il disparaît de nouveau pour revenir en 1971, 1972, 1975. À cette date, on pense réellement que c’est la fin de sa carrière puisqu’il fait des adieux définitifs et part pour le Venezuela.

Mais il revient en 1981 pour faire une seconde et fructueuse carrière jusqu’au 30 septembre 1985. Il se coupe la coleta dans les arènes de Madrid. Il continue toutefois à toréer de manière épisodique entre 1987 et 1997, année où il annonce sa retraite définitive. Ce qui ne l’empêche pas de participer encore à quelques corridas. En 2001, au cours d’une corrida à Burgos, le 1er juillet, pris d’un malaise cardiaque, il s’écarte définitivement des arènes.

Le toreo d’« Antoñete » était basé sur le bon goût, le courage et la pureté de l’exécution. Il « citait de face, la muleta planchada. sa carrière est allée vers toujours plus de pureté et d’authenticité, une expression définitive du classicisme. On l’a vu souvent toréer en compagnie des plus grands artistes comme Rafael De Paula. Il incarnait la sobriété, l’élégance d’une classe naturelle jamais prise en défaut. Il n’a jamais été un grand lidiador, mais au contraire un fin artiste castillan. Maître de la véronique et de la demie, il se méfiait des chicuelinas et du toreo à pieds joints, ses détails avec la muleta en main étaient réellement inspirés, avec un toreo profond.

Pour (re) découvrir Antoñete , la video made in ©️Fernando Achucarro à visionner ⤵️

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